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Itinéraire conseillé en Corse

Les Incontournables
Calvi
alvi est une destination de toute beauté, qui attire chaque année de nombreux visiteurs. Il s’agit d’une ville chargée d’histoire, qui a su préserver son patrimoine architectural. Idéalement placée au niveau géographique, cette cité magnifique offre un panorama éblouissant sur la mer. Ses ruelles colorées, son port et sa belle citadelle en font un lieu privilégié.
Lors d’un voyage à Calvi, vous visiterez la chapelle de Notre-Dame de la Serra, la citadelle avec la cathédrale Saint-Jean nichée à son sommet, les nombreux musées… Vous vous reposerez sur ses belles plages, mangerez des spécialités typiques dans l’un de nombreux restaurants de la ville… La charcuterie corse est mise à l’honneur, tout comme le brocciu, ce fromage à la saveur douce qui entre dans la composition de nombreux plats (omelettes, cannelloni, légumes farcis etc.).
Choisir de visiter Calvi, c’est s’offrir une parenthèse hors du temps, dans un lieu typique et authentique. Au printemps et en été, vous profiterez de la douceur du climat pour vous baigner, faire de belles randonnées et vous reposer. En automne, le festival du vent vous accueille, l’une des principales festivités de la ville hors saison. L’hiver, vous trouverez Calvi comme endormie, bercée par la douceur de vivre des habitants, le temps n’est généralement pas trop rude, ce qui permet de profiter de la ville à tout moment.
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Les falaises de Bonifacio
Les falaises de Bonifacio forment un promontoire pour la commune. Elles peuvent atteindre 60 mètres de hauteur et abritent plusieurs grottes qui résultent de l’érosion.
Les visiteurs peuvent découvrir des falaises de calcaires qui encadrent la Hauteville et le goulet de Bonifacio. Les falaises de Bonifacio vont de l’Ouest (Testa) au nord jusqu’à Propriano. Elles longent le littoral qui bénéficie de nombreuses protections. Les falaises sont les plus élevées vers l’Est dans le Campu Romanillu à Pertusatu. Un ilot nommé Grain de sable est détaché des falaises.
Pour veiller à la sécurité des habitants, le sémaphore et le phare de Pertusatu ont été construits. A l’ouest le chemin de la Strada se trouve entre les hauts murs sous couvert d’imposants maquis. Le paysage d’anciens jardins est magnifique.
En bas des falaises existe les grottes marines qui baignent dans des eaux bleues azur sublimes.
Les falaises de Bonifacio sont indéniablement un des attraits touristiques du sud de la Corse. La vue imprenable sur l’horizon est très prisée des voyageurs. La structure des falaises est unique et s’inscrit comme un chef d’œuvre de la nature. Ce lieu incontournable est un rendez-vous à ne surtout pas manquer.
Les plages de porto Vecchio
Les plages de Porto Vecchio sont éblouissantes, bordées d’eaux limpides et claires. Vous prendrez plaisir à flâner, confortablement installés sur le sable ou sur un transat, et vous vous laisserez gagner par la détente… La douceur de vivre est une habitude locale, vous pourrez en profiter tout au long de votre voyage en Corse, sur les plages de Porto Vecchio comme ailleurs.
La plage de Santa Giulia est idéale pour y aller avec des enfants, car elle est recouverte de sable fin et l’eau est peu profonde. Vos petits bouts auront donc pied un long moment, ce qui est très rassurant. Les plages d’Acciaju et de Tamarucciu sont bordées d’arbres et offrent un panorama époustouflant. La plage de Palombaggia est entourée de roches rouges, elle est l’une des plus célèbres de la région car elle ressemble en tous points à une carte postale…
La plage de Pinarello donne sur une pinède idéale pour se rafraîchir. Les plages de Porto Vecchio sont un lieu incontournable en Corse. Elles sont pour la plupart situées non loin d’hôtels, de cafés et de restaurants afin que vous puissiez poursuivre votre moment de détente au bord de mer.
Porto
Idéalement placée entre mer et montagne, Porto est fort de ses attraits touristiques que vous prendrez plaisir à découvrir. Entourée d’Ajaccio, de Corte et de Calvi, la ville est le point de départ idéal pour découvrir l’Île de Beauté. Les roches volcaniques qui jonchent ce lieu lui donnent un aspect sauvage et préservé.
La côte du golfe de Porto est éblouissante, vous pourrez faire de longues promenades à pied et découvrir ensuite la ville et ses fortifications d’époque. Les quatre tours qui ont été construites datent du XIIème siècle, ne les manquez pas lors de votre voyage à Porto : il s’agit d’Orchino, Omigna, Capo Rosso et Cargèse.
L’aquarium de la Poudrière répertorie les plus beaux spécimens des fonds marins corses, n’hésitez pas à y faire un tour lors de votre voyage, ce lieu ravira les petits comme les grands.
Les rues animées et les magasins de Porto en font un endroit très prisé tout au long de l’année. Si vous appréciez la nature et que vous souhaitez apercevoir une faune et une flore préservées, prenez le temps de découvrir les gorges de la Spelunca, vous pourrez y faire de magnifiques randonnées. Découvrez en bateau les calanques de Piana, promenez-vous dans la réserve naturelle de Scandola ou le golfe De Girolata… Vous ne risquez pas d’être déçus !
Les aiguilles de Bavella
Haut lieu de la montagne corse niché dans l’Alta Rocca, ce massif se situe à 50 kilomètres au nord-ouest de Porto-Vecchio, entre Zonza et Solenzara. Vous avez le choix entre deux routes : la D368 à prendre à Porto-Vecchio et Zonza, ou la D268 à Solenzara.
Si vous voulez vous rendre compte de la stupéfiante diversité des paysages, c’est cette dernière qu’il vous faudra emprunter. Étroite et sinueuse, elle longe la rivière Solenzara et ses nombreuses piscines naturelles, vous conduisant jusqu’aux phénoménales parois rocheuses.
Le col de Bavella culmine à 1 218 mètres d’altitude, et la plus haute de ses aiguilles à 1 899 mètres. Le petit village du même nom présente une vue imprenable sur le golfe de Porto-Vecchio ; il est aussi le point de départ de nombreuses randonnées permettant de pénétrer au cœur du massif et de savourer ses paysages extraordinaires. La curiosité généalogique du « trou de la Bombe », par exemple. Cette randonnée, accessible aux amateurs en 2 à 3 heures de marche aller-retour, débouche sur une ouverture de 8 mètres de diamètre incrustée dans la paroi rocheuse. Ce site unique en son genre contient à lui seul tout ce qui fait la spécificité de la montagne corse. Les Aiguilles de Bavella, appelées aussi cornes d’Asinao, un ensemble d’immenses murailles rocheuses et de pics déchiquetés, dévoilent des nuances de couleurs incroyables, passant du rouge clair au gris foncé. Elles offrent un contraste surprenant avec le vert intense des forêts de pins au pied des murailles. Visiter les Aiguilles de Bavella, c’est s’assurer un voyage inoubliable au travers de fabuleux paysages.
Les sites classés par l’UNESCO
Liste indicative :

Autres lieux à voir
Sartène
Depuis ses hauts murs de granit, Sartène semble surveiller d’un œil sévère la vallée du Rizzanese. À première vue, cette ombrageuse cité peut sembler austère. La vieille ville est lovée autour de sa place centrale, vers laquelle convergent des passages voûtés et des ruelles pavées et pentues, bordées de hautes maisons dont les volets semblent perpétuellement clos. À ce tableau s’ajoutent les sonorités à la fois chantantes et rocailleuses de la langue insulaire, bien vivante dans ce bastion de la corsitude. Un vrai décor de film de cape et d’épée, où l’on croirait presque distinguer le fantôme de Colomba au détour d’un escalier de pierre…
Que faire et voir à Sartène ?
La vieille ville, carte postale pittoresque
Toute la vie sartenaise s’organise autour de la place de la Libération (aussi appelée place Porta), où se dressent l’église Sainte-Marie et son fier clocher. Elle héberge un superbe maître-autel en marbre polychrome, provenant du couvent Saint-François, et des peintures, réalisées sur place en 1843 par un artiste de passage, représentant le chemin de croix. Surtout, elle renferme les chaînes et la croix utilisées au cours de la procession du Catenacciu. Jouxtant l’église, le bâtiment de la mairie servait au XVIe siècle de palais aux gouverneurs génois. Classé monument historique, il possède des peintures anonymes italiennes malheureusement peu mises en valeur.
Vers le nord, en passant sous le porche qui s’ouvre sous cet ancien palais, on accède à la perle du vieux Sartène : le quartier de Santa-Anna et ses adorables ruelles. Ce labyrinthe de pierre déroule d’interminables escaliers et des ruelles pavées sinueuses, bordées de restaurants et de boutiques. Certaines sont si étroites qu’un homme y passe à peine. Ô combien appréciables en été, ces venelles accordent un peu d’ombre aux passants. Après la tombée de la nuit, elles restituent la chaleur accumulée dans le granit. Admirez l’échauguette du XVIe siècle du quartier du Pitraghju et l’ancien four à pain (entre la rue des Voûtes et la rue Antoine-Croce). Vous pouvez retirer un plan de visite à l’office de tourisme.
Le musée départemental de Préhistoire corse et d’Archéologie de Sartène
Installé dans un bâtiment moderne offrant une belle vue sur les toits de la ville depuis sa terrasse, ce musée renferme des pièces archéologiques provenant de toute l’île. Réparties dans trois salles d’exposition, les collections s’échelonnent du IXe millénaire av. J.-C. à la période médiévale. Outils en pierre et en bronze, vases culinaires et funéraires, parures… l’ensemble témoigne d’échanges précoces avec le bassin méditerranéen (dès le VIe millénaire av. J.-C.). Si la scénographie, assez austère, manque de modernité et de dynamisme, tout le monde s’accordera sur l’effet magistral de la salle consacrée aux statues-menhirs. Accédez au musée à pied depuis la vieille ville, par une volée de marches, ou en voiture depuis la D65, au-dessus de la vieille ville.
Le domaine d’Olva, un parc animal incontournable
À 4,5 km de Sartène, ce beau parc animalier à vocation de ferme pédagogique est à ne pas rater ! Dans un décor bucolique, poneys, chevaux, ânes, agneaux, lamas, poules et autres animaux font la joie des enfants : un parcours balisé dans le parc vallonné permet de faire agréablement le tour des enclos (on peut apporter son pique-nique). Baptêmes et balades à poney sont proposés toute la journée. Les plus jeunes apprécieront aussi la démonstration de traite des chèvres le matin à 10h30 durant la période de production laitière (nov-avr) et le parcours botanique (on vous remettra un guide des plantes).
La procession du Catenacciu, un tradition vivace lors de la semaine sainte
Le soir du Vendredi saint, Sartène est le théâtre de l’une des plus anciennes traditions religieuses de l’île : la procession du Catenacciu. Dissimulé sous un habit rouge, l’Enchaîné parcourt la ville en réinterprétant le chemin de croix du Christ. Pieds nus, portant une lourde croix en bois et des chaînes aux chevilles, il est suivi d’un pénitent blanc, de huit pénitents noirs, de membres du clergé, de notables et d’une foule de curieux. Anonyme, l’Enchaîné a souvent dû postuler des années à l’avance pour avoir l’honneur de prendre la place du martyr et d’expier un péché dont l’assistance ne connaîtra pas la teneur. Les chaînes et la croix du Catenacciu sont visibles dans l’église Sainte-Marie.
La citadelle de Bonifacio
Perché à 70 m de hauteur sur un plateau calcaire qui offre de sublimes perspectives sur les magnifiques falaises crayeuses des bouches de Bonifacio, la Sardaigne et le Goulet (le port de Bonifacio), cet inimitable dédale de ruelles médiévales et de fortifications a un charme fou.
La visite de la citadelle
Aménagée en pont-levis à la fin du XVIe siècle, la porte de Gênes resta l’unique accès à la citadelle depuis le port jusqu’au percement de la porte de France, en 1854. Commence alors une magnifique déambulation dans la Haute Ville, à travers un lacis de ruelles médiévales entrecoupées de passages voûtés ou d’escaliers tortueux. Près de la place d’Armes (l’ancienne place militaire du temps de la république de Gênes), ne manquez pas la visite du bastion de l’Étendard.
Vous déboucherez ensuite sur la place U Masgilu et la place de la Manichella qui offrent de beaux points de vue sur les bouches de Bonifacio et la Sardaigne par temps clair. À l’époque génoise, la rue principale était la rue des Deux-Empereurs : elle doit son nom au fait que Charles Quint et Napoléon Ier séjournèrent dans la ville (le premier alors qu’il se rendait à Alger en 1541, le second en 1793). Des plaques commémoratives témoignent de ces passages (visibles aux n° 4 et 7 de la rue) ; notez, au n°4, le portail Renaissance de la maison Cattaciolo, avec un chambranle en marbre de Carrare.
Non loin, l’église Sainte-Marie-Majeure est l’édifice le plus ancien de Bonifacio. Bâtie par les Pisans et achevée au XIVe siècle, elle a peu à peu perdu son style d’origine au fil des nombreux remaniements, mais a conservé sa principale caractéristique : la loggia, sous les arcades de laquelle se réunissaient jadis les notables de la ville. En face se trouve l’ancienne citerne communale.
À l’extrémité ouest de la Citadelle, l’église Saint-Dominique est l’un des rares édifices religieux de style gothique en Corse. Elle abrite un maître-autel en marbre polychrome du milieu du XVIIIe siècle, ainsi que les châsses portées dans la ville lors des processions.
Le Bastion de l’Étendard
Visite impérative ! Renforcées au cours des siècles, ces anciennes fortifications – point culminant de la Haute Ville – sont aujourd’hui un lieu emblématique de la cité. Elles déroulent un parcours historique et géographique sur plusieurs espaces de visite. Creusées en partie dans le roc, les salles souterraines présentent une exposition sur l’histoire des fortifications de la ville. Mais l’intérêt de la visite réside surtout dans le Jardin de Paysages, aménagé sur les terrasses extérieures, et qui dévoile une dizaine de sublimes points de vue sur le port et les falaises… Un livret-jeux est distribué aux enfants (gratuit).
Le chemin de ronde
Longeant les anciennes fortifications, il offre de splendides vues sur le Goulet et les plages de la Catena et de l’Arinella. La première partie relie l’office de tourisme à la place de l’Europe ; une seconde partie, récemment rénovée, est aménagée sur le Bosco, au niveau du cimetière marin.
L’escalier du Roy d’Aragon
Depuis la mer, cette gigantesque entaille en biais trace sa diagonale sur la roche immaculée : un escalier rectiligne de 187 marches plonge depuis la ville haute jusqu’au ras des flots, 60 m plus bas. Taillé dans la roche, cet accès se poursuit, en contrebas, par un chemin sécurisé. La descente est raide ! La légende raconte qu’il aurait été creusé en une seule nuit par les troupes du roi d’Aragon au cours du siège de 1420. En réalité, ce chemin est un passage séculaire, constamment amélioré depuis la préhistoire pour devenir un véritable escalier : il mène à une grotte naturelle et au puits de Saint-Barthélemy (aujourd’hui inaccessible). Les pluies, par le jeu des failles, ont toujours alimenté cette nappe d’eau qui permettait à la population de s’alimenter en eau douce (vitale en cas de siège !). L’ensemble, à ne pas rater, donne un bel aperçu des falaises et du site de Bonifacio. On vous donnera un casque (obligatoire) pour éviter de vous cogner la tête et en cas de chute de pierres. Les tongs, claquettes et talons sont interdits.
L’Île Rousse
Connue dès l’époque romaine, cette cité de 3 000 habitants a préservé son charme malgré de constants travaux d’aménagement. Sillonnée de ruelles pavées et de places animées, la vieille ville est bordée par une agréable promenade qui se poursuit le long d’une magnifique plage de sable blanc. En point d’orgue apparaît une presqu’île de porphyre rouge, à qui elle doit son nom d’Isula Rossa. La ville fit parler d’elle en 1758 : Pascal Paoli choisit ce qui était alors un modeste hameau de pêcheurs pour édifier une cité portuaire capable de rivaliser avec la génoise Calvi. Le tourisme a aujourd’hui pris le relais.
Que faire sur l’île Rousse ?
Déambuler dans sa vieille ville
La place Paoli (remarquez la statue du grand homme), investie par les joueurs de pétanque, est le cœur de la cité. À l’ouest se détache l’altière église de l’Immaculée-Conception. Au nord de la place, le marché couvert, bel édifice du XIXe siècle classé monument historique, est reconnaissable à ses 21 colonnes de style antique. En saison, il accueille le matin des étals vendant miels, charcuteries, fromages et autres. Derrière le marché, les rues Notre-Dame, Napoléon et Pascal-Paoli, cœur du centre ancien, sont flanquées de belles demeures aux volets colorés.
Explorer la presqu’île de la Pietra
Avec sa tour génoise et son phare blanc posé au-dessus des roches rousses et du bleu de la mer, la presqu’île de la Pietra offre à L’Île-Rousse son image la plus emblématique. À 5 minutes à pied du centre-ville, ce site – les îles sont devenues “presqu’île” avec la construction d’une digue – est la propriété du Conservatoire du littoral. Le panorama y est sublime au coucher du soleil et une crique permet d’accéder au bord de l’eau pour se baigner. Mais vous devrez peut-être attendre un peu : la presqu’île est en travaux d’aménagement depuis le printemps 2023, et son accès est interdit au public. Les travaux pourraient s’étendre sur une longue période.
Se baigner sur ses plages
La jolie plage de la ville, idéale pour les enfants, est bordée par la promenade A Marinella, la “Croisette” locale. Elle se prolonge vers le nord par la plage de Caruchetu, d’où l’on peut emprunter le sentier du littoral pour une balade sur les falaises parmi les eucalyptus. Jalonné de criques, il mène en 1 heure (4 km, balisage rouge ou jaune VTT) au parc de Saleccia.
Deux plages appréciées vous attendent de l’autre côté de la ville. À 3 km à l’ouest du centre, la plage de Bodri (ou Botre) doit sa réputation à ses eaux translucides. Elle accueille des naturistes à son extrémité nord. Le train des plages (L’Île-Rousse/Calvi) fait un arrêt à Bodri. Pour y aller en voiture, quittez L’Île-Rousse par la T30 vers Calvi.
Plus à l’ouest, sable et eau limpide sont aussi au rendez-vous sur la plage du Ghjunchitu (ou Junquidou).
L’Alta Rocca
Surplombant les plages du sud de l’île, l’Alta Rocca est un univers singulier révélant – à ceux qui en doutaient encore – l’extrême beauté de la montagne corse. À cheval entre le Sartenais et la région de Porto-Vecchio, cette accueillante région déploie, entre plateaux et collines, d’immenses forêts de pins laricios, de châtaigniers et de chênes verts. À l’horizon se dressent d’imposantes montagnes de granit : la beauté des aiguilles taillées en lames de couteau du fabuleux massif de Bavella est à couper le souffle. Au point que cette forteresse de roches est devenue emblématique du sud de la Corse.
La région attire les passionnés de loisirs sportifs et les amateurs de nature : les possibilités de canyoning et d’équitation sont nombreuses, et les sentiers de randonnée sillonnent pratiquement tous les villages. Avec leurs altières maisons de granit, les villages de l’Alta Rocca parsèment avec discrétion ce décor extraordinaire. Enfin, aux abords de Levie se trouvent des vestiges mégalithiques parmi les plus importants de l’île.
Le GR20
Faire le GR20 https://www.lonelyplanet.fr/destinations/france/corse/que-faire/faire-le-grr20
Le site archéologique de Filitosa
Le site mégalithique de Filitosa, le plus connu de l’île, mérite amplement une visite. On le sait peu, mais la Corse est la première région européenne par la quantité et la qualité de la statuaire mégalithique. Filitosa concentre ainsi des vestiges dont l’histoire s’étale sur une très longue période : du néolithique ancien (VIe millénaire av. J.-C.) à l’occupation romaine. Particulièrement bien mis en scène grâce à une série de bornes sonores, le site dévoile de nombreuses statues-menhirs de l’époque mégalithique qui remontent à environ 1800 av. J.-C. Ces monolithes de 2 à 3 m de hauteur, taillés, polis et sculptés dans le granit, figurent des statues anthropomorphes munies d’un nez, d’yeux et dotées d’armes (épée, poignard). Découvert en 1946 par le propriétaire du terrain, Charles-Antoine Cesari – dont la famille gère l’accueil –, le site fut notamment fouillé par Roger Grosjean (1920-1975), archéologue du CNRS qui fit longtemps autorité sur le site. Filitosa est cependant loin d’avoir livré tous ses mystères.
La visite du site préhistorique
Après avoir acquitté le droit d’entrée, on dépasse le bâtiment du musée, que l’on découvrira en fin de visite, pour aller vers la statue-menhir Filitosa V (c’est en fait une copie, la statue originale étant exposée dans le musée). Reconnaissable à sa tête rectangulaire, elle est la plus volumineuse et la mieux “armée” de Corse. Continuez le chemin en obliquant à gauche vers le monument est et le monument central (torre), circulaire, et ses six petites statues, parmi lesquelles figure Filitosa IX, dont le visage est considéré comme un chef-d’œuvre d’art mégalithique. Le monument ouest, où un amoncellement de pierres forme la cavité d’une torre, se dresse quelques mètres plus loin, avant que le sentier descende et enjambe le cours d’eau pour atteindre le clou de la visite : cinq statues-menhirs alignées en arc de cercle au pied d’un olivier vieux de 1 200 ans. Derrière cet arbre s’étend une petite carrière de granit qui aurait fourni son matériau aux sculpteurs et un rocher ressemblant à la tête d’un dinosaure.
La signification de ces mégalithes reste obscure. Marquaient-ils l’appropriation d’une communauté sur le territoire ? Avaient-ils une fonction rituelle ? Après avoir fait longtemps autorité, la “théorie des Shardanes”, qui voyait dans ces guerriers des envahisseurs, est aujourd’hui abandonnée, et les chercheurs considèrent désormais que les statues-menhirs représentent des chefs locaux. Quant aux torre, ces édifices monumentaux circulaires, dont on voit des exemples au centre et à l’ouest du site, leur rôle est tout aussi mystérieux.
Le musée de Filitosa
Concluant la visite, le musée, installé dans un bel espace moderne en acier, pierre et verre de 400 m2 , a ouvert en 2020, après des années de travaux. Outre les statues originales Filitosa V et VI, on y trouve d’intéressants éclairages sur Roger Grosjean, l’histoire du néolithique à l’âge du fer et l’évolution des théories liées à l’origine des statues et monuments. De grands écrans interactifs donnent des informations sur les nombreux vestiges exposés dans les vitrines : pointes de flèches, objets en terre cuite et autres fragments vieux de plusieurs milliers d’années, comme les impressionnantes haches polies du néolithique datées de 5800 av. J.-C. Gardez du temps pour le musée, car il offre un intéressant complément d’information à la visite.
Les calanques de Piana
illonnées de courts itinéraires de balade, les calanques (e calanche) de Piana sont le point d’orgue du tronçon de côte qui s’étire entre Porto et Ajaccio. Classées au Patrimoine mondial, les calanques surplombent de près de 400 m les eaux du golfe de Porto. Cet étonnant jardin de pierre doit sa formation à l’action conjuguée de l’érosion éolienne et de l’eau qui s’infiltre dans les anfractuosités du granit aux nuances roses et orangées pour créer des taffoni, des cavités sphériques dont les parois semblent avoir été longuement polies. Ainsi sculptée par l’eau et le vent, la roche a acquis au fil des millénaires des formes étranges, dans lesquelles certains voient d’insolites silhouettes d’animaux. Lors d’un voyage en Corse, en 1880, Guy de Maupassant évoqua ces roches “prenant toutes les formes comme un peuple fantastique de contes féeriques, pétrifié par quelque pouvoir surnaturel”. Au crépuscule, le soleil déclinant les pare de tons cuivrés qui tranchent avec la couleur mate des rares touffes de végétation.
Randonner dans les calanques de Piana
Plusieurs sentiers pédestres balisés parcourent les calanques de Piana. Le mieux est de partir du stade de Piana, au niveau du premier panneau “sentiers de randonnée”, après les hôtels Capo Rosso et Les Roches Rouges, en venant de Piana. Citons le Sentier muletier, une balade de 1 heure 30 aller-retour ; la Forêt de Piana, de 1 heure à 3 heures de marche selon les variantes, à travers les pinèdes et les châtaigneraies surplombant les calanques ; et Capu d’Ortu, un sentier qui monte jusqu’au plateau du Capu d’Ortu (1 294 m ; 6 heures). Quant à la balade jusqu’au Château fort (environ 45 min l’aller-retour), le départ se fait au lieu-dit Tête du Chien à 3,5 km de Piana en direction de Porto. Cette balade facile ménage de splendides vues sur le golfe de Porto et les calanques.
Les Îles Lavezzi
Espace maritime protégé entre ciel et mer, la centaine d’îlots et d’écueils formant l’archipel des Lavezzi est exceptionnel par la pureté de ses fonds marins. La beauté des paysages doit beaucoup à leur palette de couleurs : les turquoise et bleu outremer des fonds marins alternent avec les teintes claires du granit. Érodés par le vent et la mer, certains de ces blocs rocheux évoquent par leur forme les écailles d’un étrange monstre marin. D’autres, polis et arrondis, ont des reliefs plus sensuels.
L’archipel regroupe une petite dizaine d’îles, dont les îlots de Piana, Ratino, Porraggia ou Sperduto. Au nord-est, l’île la plus grande (112 ha) est Cavallo, une enclave exclusive pour les milliardaires de la jet-set. Avec de nombreuses vedettes la desservant en saison, l’île Lavezzu est la plus accessible. Elle donne son nom à l’archipel et marque le point le plus méridional de la Corse.
Que faire aux îles Lavezzi ?
Outre de belles criques propices à la baignade, au snorkeling et à la plongée (mérous, baracudas, girelles, serrans, énormes dorades, patelles géantes, sars…), Lavezzu abrite deux cimetières – où sont enterrés les malheureux qui périrent à bord de La Sémillante –, une chapelle paléochrétienne sculptée dans la roche et un phare.
Hormis un murier séculaire, point d’arbre – ni d’ombre ! – sur les 65 ha de l’île. Genévrier de Phénicie, barbe de Jupiter, criste marine, santoline des plages (ou diotis), nananthée, arum mange-mouche, thymélée hirsute, lavatères arborescentes… la flore particulière compte plusieurs espèces endémiques. Les lieux sont aussi prisés par de nombreux oiseaux de mer, dont certains puffins cendrés.
Un sentier balisé (environ 1 heure 30) invite à la promenade.
Les Îles Sanguinaires
À une douzaine de kilomètres d’Ajaccio, les quatre îles Sanguinaires – Grande Sanguinaire (Mezzu Mare), l’île des Cormorans (Isolotto), Cala d’Alga et Porri – doivent leur nom aux reflets rouges de leur roche. Cet archipel en miniature ponctue la pointe de la Parata, une péninsule effilée flanquée d’une tour génoise. L’ensemble est classé Grand Site de France depuis 2017. Les îles, auxquelles Alphonse Daudet consacra des pages dans ses Lettres de mon moulin, méritent le coup d’œil pour leur austère paysage maritime. La plus grande, Mezzu Mare, a été habitée jusqu’en 1985, année où le phare a été automatisé.
Aujourd’hui, les îles, riches de 150 espèces de plantes, sont un refuge de choix pour les oiseaux marins, ce qui leur vaut d’être protégées. Leur accès est naturellement limité par la géographie. À pied, vous pourrez aller jusqu’au promontoire de la pointe de la Parata (15 minutes aller-retour), qui révèle un beau point de vue sur l’enfilade des Sanguinaires. En bateau, il est possible de débarquer sur la Grande Sanguinaire.
Comment aller aux îles Sanguinaires ?
D’avril à octobre, une navette électrique part d’ici pour permettre aux personnes à mobilité réduite de gagner l’extrémité de la péninsule. Plusieurs compagnies organisent des sorties en mer vers les îles depuis le port Tino-Rossi d’Ajaccio. Elles durent environ 3 heures, avec 1 heure de visite à pied sur la Grande Sanguinaire et un arrêt baignade. Pour explorer les Sanguinaires à votre rythme et découvrir ses criques et ses plages, louez un kayak ou un bateau sans permis. Prévoyez un masque pour découvrir les fonds marins et préférez la location en matinée.
Nonza
Nonza est une apparition. Imaginez un village bâti autour d’un spectaculaire pic rocheux que surplombe une fière tour génoise, et dominant, 150 m plus bas, une immense plage de galets noirs baignée par des eaux d’un bleu irréel. Ce spectacle est très couru et vous aurez sans doute du mal à vous garer en haute saison, entre midi et 14h.
Poussez d’abord jusqu’à la jolie galerie Nasce, qui présente des œuvres d’art et des photographies de l’artiste Florence Arrighi. Ensuite, allez jusqu’à l’église Santa-Ghjulia, qui surplombe la plage de galets noirs. Datant du XVIe siècle, elle arbore une façade jaune et rouge et un grand escalier. Outre les murs et plafonds peints et sculptés, ce monument historique abrite un autel baroque en marbre polychrome (réalisé à Florence en 1693) et un tableau représentant sainte Julie crucifiée. Du haut de la volée d’escalier, la vue est stupéfiante !
Face à l’église, les paisibles ruelles escarpées du village mènent à une tour carrée du XVIe siècle, qui offre une superbe perspective sur le village, le golfe et la plage. Elle est associée à un fameux épisode historique : en 1768, le village, assiégé par les Français (à qui le traité de Versailles venait de rendre la Corse), fut âprement défendu par un habitant, Jacques Casella, qui parvint à manœuvrer seul de multiples armes grâce à un ingénieux système de ficelles. Il put ainsi faire croire aux assaillants qu’ils étaient des dizaines à défendre Nonza avant de se rendre.
Faites enfin la courte promenade pédestre des Terrasses et la marine (1 heure ; 1,5 km). Ce sentier, l’un des 18 conçus par des communes du Cap Corse, débute près de l’église Sainte-Julie. Il mène à la fontaine Sainte-Julie, réputée miraculeuse, et surmontée d’une chapelle blanche dont le fronton rappelle l’histoire de la sainte patronne de la Corse : en l’an 303, “sainte Julie fut martyrisée et crucifiée pour sa fidélité en la foi chrétienne. Après son martyre, ses seins coupés furent projetés contre le rocher, duquel jaillit cette source miraculeuse”. Au-delà, le sentier se poursuit à travers les terrasses et dégringole jusqu’à la plage de Nonza.
Nature & Safaris
Plonger en Corse
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Le relief sous-marin des abords des côtes corses n’a rien à envier aux dénivelés qui se dressent au-dessus des flots. La côte découpée du littoral ouest et sud de l’île abrite des dizaines de sites de plongée, exceptionnels pour certains, adaptés à tous les niveaux. Ici, pas de plateau continental, mais des tombants aux formes torturées, des bouquets de corail et des profondeurs qui affolent vite le profondimètre…
Idéal pour ceux qui hésitent à franchir le cap de la plongée avec bouteille, le snorkeling est une excellente introduction à la découverte du milieu sous-marin. Les îles Lavezzi sont particulièrement adaptées à cette pratique, mais toute crique bien abritée fera l’affaire. Avec ses criques profondes, ses clubs professionnels et bien équipés, sa température de l’eau dépassant 20°C et sa visibilité jusqu’à 25m en été, la Corse présente des conditions idéales.
Corn
Spots des raies et des requins (Moorea, Huahine, Bora Bora) Lors des tours du lagon en pirogue, des arrêts snorkeling sont prévus, au cours desquels on approche des raies pastenagues et des requins pointes noires
Un peu d’Aventure
Randonnées pédestres
Le relief montagnard de la Corse appelle à la découverte à pied. L’île compte des centaines de kilomètres de sentiers balisés. Le GR® 20, qui traverse l’île du nord-ouest au sud-est, est un mythe pour nombre de randonneurs, marcheurs confirmés ou randonneurs occasionnels. Stupéfiant par ses paysages, éprouvant par ses dénivelés et souvent surprenant par son tracé parfois acrobatique totalisant près de 200km, il se parcourt en seize étapes. Parcours de moyenne montagne plus courts que le GR®, les Mare a Mare® et Mare e Monti® présentent l’avantage de faire étape dans les villages de l’intérieur de l’île. Le beau Mare a Mare® sud, créé sur la base d’anciens sentiers de transhumance, relie les abords de Porto-Vecchio à ceux de Propriano. Le parc naturel régional de Corse est également une merveille: il regroupe plus du tiers de la superficie de l’île, dont certains de ses plus beaux joyaux naturels, réserve de Scandola et aiguilles de Bavella en tête.
Balades équestres
Le tourisme équestre a le vent en poupe en Corse. Les fermes et centres équestres sont disséminés dans la plupart des régions de l’île et proposent une gamme complète de prestations, allant de la balade d’une heure au circuit d’une semaine – l’idéal pour se plonger au cœur de la nature corse, soit sur le littoral, soit dans l’arrière-pays. Ces structures disposent aussi généralement de poneys qui feront la joie des enfants. Vous trouverez les coordonnées de ces centres dans les chapitres régionaux.
Nouvelle mode en pleine expansion, la balade avec un âne. Il s’agit de randonnées pédestres en compagnie de ce sympathique quadrupède qui porte vos bagages et, à l’occasion, un enfant fatigué. Certains centres prévoient aussi que la balade se fasse entièrement à dos d’âne pour les enfants. Les formules vont de la promenade d’une heure à l’excursion de plusieurs jours, accompagnée ou non.
Canyoning
Le canyoning est en plein essor depuis quelques années grâce aux sites des environs du massif de Bavella – canyons de la Vacca, de la Purcaraccia et de Piscia di Gallo, à la fois ludiques et grisants – et à celui de Fiumicelli. Dans l’arrière-pays de Propriano, le canyon de Baracci est lui aussi réputé. Près de Solenzara, le canyon de Travo peut convenir pour la randonnée aquatique. La vallée du Niolo offre également quelques jolis parcours.
Escalade & Via Ferrata
Pour l’escalade, le massif de Bavella est, là encore, incontournable. La vallée du Niolo vaut également le déplacement, surtout dans le secteur de Cuccia et de Calasima, ainsi que dans les vallées de la Restonica et du Prunelli.
Pour éviter les risques et les difficultés techniques, vous pouvez vous tourner vers la via ferrata. Née dans les Dolomites italiennes durant la Première Guerre mondiale afin de permettre aux troupes de franchir facilement les montagnes, cette discipline permet de goûter aux joies de l’escalade grâce à des échelles en fer fixées dans la roche. Pas besoin d’équipement sophistiqué: une paire de baskets, un casque et un baudrier font l’affaire. Une corde accrochée à un gros câble retient les grimpeurs en cas de chute.
VTT et Cyclotourisme
Le cyclotourisme et le VTT font de plus en plus d’adeptes. Sentiers forestiers, petites routes de montagne, chemins sinueux, il y en a pour tous les goûts. Vu les dénivelés, mieux vaut être entraîné. Plusieurs prestataires multisport louent des VTT et proposent des randonnées avec ou sans guide, d’une demi-journée à une semaine. De même, plusieurs organismes basés à Ajaccio organisent des circuits pour les cyclotouristes.
Kayak de mer
En plein essor, le kayak de mer peut se pratiquer de manière simplement ludique le long de nombreuses plages corses, comme celles du Ricanto (Ajaccio), de Porticcio ou de San Ciprianu (Porto-Vecchio), pour ne citer qu’elles. Toutefois, cette embarcation discrète et maniable, qui permet de se fondre dans le décor naturel, dévoile mieux ses atouts lors de courtes randonnées ou de raids plus longs. Si la visite des criques des Agriates ou le tour des îles depuis Algajola font partie des classiques, on peut également se promener le long de la baie de Santa Manza ou explorer les échancrures de la pointe de Spérone en quelques heures, ainsi que les îles Sanguinaires dans le golfe d’Ajaccio. Les kayakistes chevronnés se lanceront pour une expédition autonome de plusieurs jours, notamment autour du cap Corse, ou entre Calvi (voir notre page « activités à Calvi ») et Porto (voire Ajaccio!) – à condition d’être très expérimenté ou accompagné d’un guide.
Kitesurf
À l’instar de nombreuses plages du continent, la pratique du kitesurf est réglementée en Corse : la navigation n’est autorisée qu’au-delà de 300 m de la plage, comme pour tous les engins dépassant la vitesse de 5 nœuds. Elle s’adresse avant tout aux kitesurfeurs confirmés. Bien qu’il en soit question depuis 2006, aucune zone réservée au kitesurf n’avait encore été mise en place sur des plages de l’île par les communes du littoral lors de nos recherches.
Windsurf
Le vent étant la condition essentielle pour pratiquer la planche à voile, l’île offre quantité de possibilités, quelle que soit l’orientation du vent. Les plages de Calvi, de Marana ou de la Roya (Saint-Florent) devraient convenir aux pratiquants de tous niveaux qui séjournent en Haute-Corse. Les confirmés devront franchir le shortbreak de la longue plage d’Algajola avant de surfer sur ses vagues bien connues des passionnés. Plus au sud, Sagone, Ajaccio et Porticcio possèdent quelques sites, mais c’est en se rapprochant de l’extrême sud que ceux-ci fleurissent à nouveau : autour de Bonifacio, les plages de Figari, de Santa Manza et de Piantarella conviennent à tous les niveaux, et particulièrement aux débutants, ce qui n’est pas le cas des bouches de Bonifacio (accès depuis Piantarella), avec leurs courants forts, ni de la Tonnara, qui réserve aux imprudents les pièges d’un spot de pleine mer et aux confirmés les sensations fortes attendues les jours de vent.
Voile
Des clubs de voile et sites propices à cette activité jalonnent tout le littoral. Ils sont particulièrement concentrés aux deux extrémités de l’île. Les clubs, saisonniers, s’installent en été sur les plages pour louer du matériel (catamarans de sport type HobieCat, dériveurs…) et proposer cours et stages, tant pour les adultes que pour les enfants. En Haute-Corse, les sites les plus privilégiés sont la plage de la Roya (Saint-Florent), la baie de Calvi et les alentours de Bastia. Sur la côte ouest, les plages de Sagone et surtout celles du Ricanto (Ajaccio) et de la Viva (Porticcio) comptent parmi les plus appréciées.Les sites ne manquent pas dans le sud, avec les golfes de Valinco (Propriano) et de Santa Manza, la pointe de Piantarella (Bonifacio) et les plages des abords de Porto-Vecchio, notamment San Ciprianu. Ghisonaccia et Aléria, sur la côte est, comptent également quelques clubs.
Surf & Bodyboard
Tout comme les autres côtes de la grande bleue, celles de Corse ne sont pas particulièrement propices au surf. Cependant, ici et là, quelques jolies déferlantes procurent des sensations fortes. La route des Sanguinaires, à proximité d’Ajaccio, mène au spot de Capo di Feno, le plus connu des environs, qui s’adresse à des pratiquants chevronnés. Ceux qui souhaitent surfer sur la vague de Coggia, la première plage en arrivant d’Ajaccio, juste avant Sagone, devront également être expérimentés: la baignade est dangereuse et la plage, parsemée de panneaux de mise en garde, n’est pas surveillée. Le fond se dérobe d’un seul coup et vagues et courants peuvent surprendre. Les débutants trouveront plus loin, à Cargèse, une vague à leur portée et découvriront d’autres spots dans les alentours. Plus au nord, en Haute-Corse, la plage d’Algajola constitue un spot plus sûr encore.

A expérimenter
Descente du volcan Cerro Negro en surf ou volcano Boarding
Tatouage Des maîtres tatoueurs exercent leur art sur plusieurs îles de Polynésie. Rapportez un souvenir… indélébile.
Spectacle de danse (Tahiti) Ne manquez pas d’assister à un spectacle de danse traditionnelle dans l’un des grands hôtels de Papeete, où se produisent les meilleurs groupes.
Perles(Tahiti, Bora Bora, Fakarava) Offrez-vous un bijou monté d’une perle de Tahiti ou achetez une perle nue.
Courses de pirogue (Tahiti, Huahine, Raiatea, Bora Bora) La pirogue est le sport national en Polynésie. Il est courant d’observer les rameurs s’entraîner dans le lagon en vue de la célèbre course Hawaiki Nui Va’a.
Sculpture (Marquises) Les meilleurs sculpteurs du Pacifique sont marquisiens. Ils travaillent le bois, l’os et la pierre.
Monoï (Tahiti) Le produit polynésien par excellence. Une route thématique lui est dédiée à Tahiti.
Sécurité
Délinquance. Des crimes mineurs comme des vols à la tire et des vols de sacs à l’arraché se produisent, quoique rarement. Rangez toujours en lieu sûr vos effets personnels, y compris votre passeport et vos autres documents de voyage.
Le principal danger est la conduite automobile : les routes sont particulièrement sinueuses et les automobilistes corses peu patients lorsqu’ils sont ralentis par des visiteurs appréciant le paysage à 40km/h (on peut les comprendre…). En montagne, du bétail (porcs coureurs et veaux le plus souvent) peut par ailleurs surgir à tout moment devant votre capot. Ne vous laissez pas trop distraire par les paysages et ne quittez pas la route des yeux. Beaucoup de touristes attendris arrêtent d’un coup leur voiture pour prendre en photo les animaux, sans forcément faire attention aux véhicules qui peuvent arriver derrière eux. Soyez prudents ! Sur les routes étroites en lacets, pensez à donner parfois un petit coup de klaxon avant un virage difficile, cela peut éloigner une vache, un cycliste, ou prévenir une voiture arrivant en sens inverse de votre arrivée. Vous verrez que la route est fatigante, et beaucoup de personnes y sont sujettes au mal au cœur.
Les cas de vols restent très rares sur l’île. Évitez cependant de laisser des objets en évidence dans votre véhicule (à plus forte raison si elle est immatriculée sur le continent). Sachez que les touristes n’ont jamais été directement la cible d’attentats nationalistes.
Le racisme, notamment à l’égard des Nord-Africains et des Roms, est devenu préoccupant. Plusieurs actes racistes ont été perpétrés ces dernières années.
Bon à savoir
Infrastructures routières. Les routes principales qui font le tour des îles sont en excellent état. Pour le réseau secondaire, les routes sont étroites, et beaucoup ne sont pas asphaltées.
Code de la route. Le code de la route est celui appliqué en France métropolitaine.
Contrôles de police. Il existe quelques contrôles de la police municipale ou nationale, à Papeete, dans les zones limitées à 50 ou 30 km/h.
Location de voiture. Pour des raisons d’assurance, il est souvent impossible de louer un véhicule à Nice ou à Marseille et de l’embarquer sur un ferry à destination de la Corse. Cette formule s’avère de toute façon peu intéressante compte tenu des tarifs pratiqués sur l’île. C’est dans les aéroports, où sont représentées les sociétés de location les plus importantes, que vous aurez le plus grand choix. Elles proposent en général des véhicules neufs ou récents. Leurs tarifs incluent une assurance tous risques et un kilométrage illimité, ou du moins suffisant pour la taille de l’île. L’empreinte de votre carte de crédit (indispensable en cas de location) fait office de caution. Si votre responsabilité est engagée dans un accident, c’est à votre retour seulement que le montant de la franchise sera débité (en partie ou entièrement, généralement entre 600 et 1 000 €). Une assurance supplémentaire de 10 à 25€ par jour vous permet d’annuler la franchise. Certaines cartes de crédit permettent de bénéficier automatiquement d’une telle assurance. Renseignez-vous bien sur ce point avant de partir, car vous emprunterez sans doute des pistes en mauvais état et les accrocs ou petites rayures sur un pare-choc arrivent vite sur ce genre de routes. Lors de la remise du véhicule, on risque de vous facturer des frais de réparations qui pourraient un peu gâcher votre retour. N’hésitez pas à faire jouer la concurrence entre les loueurs. En fonction de la demande, vous pourrez alors obtenir un siège enfant, un véhicule de taille supérieure, voire une journée de location même prix. Il est également possible d’éviter de payer la taxe s’appliquant à toute location dans les aéroports. Il est difficile de donner des indications tarifaires. Les prix dépendent de la saison, de la catégorie du véhicule, du nombre de jours de location, des promotions ponctuelles, et il n’est pas rare que dans une même semaine les prix évoluent chez un même loueur. En règle générale, attendez-vous à payer entre 35 et 50€ par jour pour la location d’un véhicule de catégorie A (3 portes, 4 places).
Taxis. Particulièrement onéreux pour les voyageurs en solo, le taxi est parfois le seul moyen de transport disponible, notamment vers certains aéroports. On peut éventuellement se regrouper (les taxis acceptent jusqu’à 4 passagers) afin de réduire la note.
Autobus. D’innombrables compagnies de bus sillonnent la Corse. Cela ne signifie pas pour autant qu’il soit aisé de se déplacer sur l’île par ce moyen de transport. D’une part parce qu’il est difficile de s’y retrouver: connaître l’intégralité des liaisons desservant tel ou tel lieu relève parfois de la gageure, un grand nombre de compagnies n’assurant qu’une seule ligne. D’autre part parce que beaucoup de liaisons sont rares (1 ou 2/j, souvent tôt le matin) ou saisonnières. Vous devriez cependant pouvoir rejoindre en bus la majorité des localités de l’île en été, à l’exception des villages de montagne les plus reculés. Le réseau est nettement moins complet hors saison. En hiver, certains services sont regroupés avec le ramassage scolaire et l’acheminement du courrier. Les bus circulant sur les grands axes sont généralement modernes et confortables. Ceux qui desservent les localités de moindre taille sont plus petits et moins rapides. Les tarifs sont relativement élevés compte tenu des faibles distances parcourues (un trajet revient en moyenne à 0,15€/km). Ils s’expliquent par la saisonnalité de la demande. Les billets doivent en général être achetés directement auprès du chauffeur, à bord du bus. Il est néanmoins préférable de vérifier les horaires et de réserver vos billets dans les villes qui disposent de gares routières.
Transport ferré. Le réseau des Chemins de fer de la Corse assure 4 liaisons en toutes saisons : Ajaccio-Bastia, Bastia-Corte, Ajaccio-Calvi et Calvi-Bastia. Effectués par des versions modernes des anciennes michelines, climatisées et panoramiques, ces itinéraires sont l’occasion de découvrir les paysages exceptionnels de l’intérieur de l’île. Le train est également un très bon moyen de voyager à prix raisonnable en Corse. L’arrivée en 2012 des nouveaux matériels a légèrement réduit les temps de parcours. Le trajet Bastia-Ajaccio dure dorénavant 3 heures 30 (21,60€). Une réduction de 25% est appliquée sur les allers-retours de plus de 200 km effectués le jour même ou le lendemain.
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Eau du robinet. L’eau du robinet est potable.
Cartes de crédit.Depuis le Covid, le paiement par carte bancaire s’impose de plus en plus sur l’île. Cependant, certains commerçants (restaurants, hôtels et artisans notamment) refusent de s’équiper d’un terminal de paiement par carte bancaire. Retirez suffisamment d’argent en espèces et n’oubliez pas de vous munir d’un chéquier avant votre départ. En revanche, et c’est une bonne nouvelle, les chèques vacances sont souvent acceptés.
Distributeurs de billets. Les distributeurs automatiques de billets (DAB) ne sont pas si fréquents sur l’île. Certaines petites stations du littoral n’en possèdent tout simplement pas. Il faut parfois faire une dizaine de kilomètres et se rendre dans la localité voisine pour effectuer un retrait. La situation se complique encore dans l’intérieur de l’île, ainsi qu’au Cap Corse, où il n’existe que quelques agences bancaires équipées d’un DAB. Avec un peu de chance, on peut trouver un bureau de poste avec un distributeur, mais il est préférable de prévoir suffisamment d’espèces et de partir avec un chéquier.
Pourboire. La pratique du pourboire n’est pas diffusée.
Budget quotidien
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Pour les européens, le coût de la vie en Polynésie n’est pas très bon marché.
Hébergement. L’hébergement est coûteux et présente un rapport qualité-prix pas toujours favorable. Cependant, des pensions de famille, répandues dans tous les archipels, et quelques possibilités de camping constituent des options abordables (environ 10 € par personne pour le camping, et 50 € par personne dans une pension, petit déjeuner et dîner inclus). Dans les hôtels de catégorie moyenne, comptez 75-100 € pour deux personnes. Dans les prestigieux hôtels de luxe, possédant de somptueux bungalows sur pilotis, la note peut monter jusqu’à 600 euros la nuitée pour deux.
Compte tenu de la forte élasticité des prix des hébergements selon la saison, vous trouverez de bonnes opportunités, à des tarifs très raisonnables, en avant et en arrière-saison (avril-juin et septembre-octobre). À ces périodes, les tarifs peuvent plus facilement se négocier.
Le budget d’un voyage en Corse
La saisonnalité de l’activité touristique rend la Corse relativement chère en été. En règle générale, 60 € est le minimum que vous paierez pour une chambre double correcte en saison (bien souvent davantage en août ou si vous aimez un peu de confort). Si votre budget est limité, vous pourrez avoir recours aux innombrables campings disséminés sur l’île. Ils facturent en moyenne 6 € par personne, auxquels s’ajoutent environ 3€ par tente et autant par véhicule. Les gîtes et refuges destinés aux randonneurs proposent des lits en dortoir à 15 € la nuitée environ.
Un grand nombre de restaurants proposent des menus « touristiques » pour 12 € environ. L’île compte par ailleurs un assez grand nombre de bonnes tables où vous ferez un excellent repas pour 18 à 20 €.
Préférer les mois de juin et de septembre – et à plus forte raison l’hiver – est le meilleur moyen de réduire le budget de son voyage en Corse. L’intérieur de l’île, enfin, est nettement meilleur marché que le littoral.
Le coût de la vie en Corse
Un café : à partir de 1,5 €
Une part de fiadone : à partir de 6 €
Le train de Calvi à L’Île-Rousse : à partir de 6 €
Un baptême de plongée : entre 70 et 90 €
Faire des économies en circulant en train
Le Pass Libertà permet de circuler librement sur l’ensemble du réseau corse (sauf périurbain) pendant 7 jours consécutifs. En vente aux guichets, il peut être vraiment avantageux si vous prévoyez de nombreux déplacements en train.
Quel temps fait-il ?
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Quand partir ?
Haute saison : En France, la haute saison correspond aux mois d’été : juillet et août. C’est l’été, il fait chaud surtout dans le Sud et les jours sont plus longs. C’est le moment de fréquenter le littoral pour profiter des baignades et des activités balnéaires. Les prix de tous les acteurs du tourisme sont plus élevés et les plages sont bondées. Par contre, l’ambiance est agréable et joyeuse du fait de nombreuses animations. La haute saison correspond aussi aux vacances de Noël et de février en ce qui concerne les stations de ski. À ce moment, c’est l’hiver en France et la neige permet de pratiquer les sports d’hiver sur une des montagnes françaises.
Moyenne Saison : La moyenne saison coïncide avec les mois de fin avril à fin juin et de septembre à octobre. Cela correspond au printemps et à l’automne et les températures sont agréables en journée. La soirée et la nuit sont plus fraîches et il peut pleuvoir plus régulièrement. Pendant ces deux saisons, la nature est superbe et les prix pratiqués restent plus bas qu’en pleine saison.
Basse saison : La basse saison correspond aux autres mois donc de novembre à mars hormis les périodes de sports d’hiver en montagne. C’est l’hiver donc il fait plus froid, plus dans le Nord que dans le Sud, et les intempéries ne facilitent pas les visites et les activités extérieures. Les prix pratiqués sont beaucoup plus bas qu’en haute saison et les monuments et musées sont plus accessibles tranquillement.
Le Climat
Bénie soit cette île qui bénéficie d’un climat méditerranéen, caractérisé par sa sécheresse estivale, son ensoleillement, et des températures presque toujours clémentes (moyenne annuelle : 12°C), du moins sur la côte. L’île compte en moyenne 2 800 heures de soleil par an, contre 1 800 à Paris, Ajaccio battant le record avec 2 900 heures.
La température dépasse souvent 25°C de juin à septembre et frise 30°C durant les mois les plus chauds. Il fait parfois plus de 35°C en juillet et en août. Selon les statistiques de Météo France (centre d’Ajaccio), le mercure franchit la barre des 30°C en moyenne 12 jours dans l’année à Ajaccio et 32 jours à Corte.
Il existe cependant de fortes nuances, essentiellement dues au relief. Le thermomètre, comme on peut s’y attendre, baisse sensiblement à mesure que l’on prend de l’altitude. Il n’est pas rare d’observer une couche de neige au-dessus de 1 600 m d’octobre à juin – un facteur dont il faut tenir compte si l’on fait de la randonnée dans l’intérieur de l’île. Quand la chaleur est oppressante sur la côte, elle est généralement nettement plus supportable dans les villages de l’intérieur.
Les avant et arrière-saisons sont très belles, avec 14°C en moyenne et des maximales pouvant atteindre 20°C d’octobre à mars. La pluviosité la plus importante intervient durant les trois derniers mois de l’année, lorsque les orages et les crues peuvent être très violents. Les précipitations, minimes en juillet, sont parfois abondantes en automne. Les côtes sont relativement épargnées par les pluies, surtout présentes sur le relief. En revanche, l’hiver est souvent rigoureux en montagne et la neige s’accroche toute l’année à quelques sommets de l’île. Corte compte en moyenne 30 jours de gel par an, contre 11 à Ajaccio et 3 à Bastia.
Les vents les plus habituels sont le libecciu, sec et doux (surtout en Haute-Corse), et la tramontane, qui descend du nord en hiver. Le sirocco, chaud et humide, remonte parfois du sud-est. Le cap Corse et les bouches de Bonifacio sont les points les plus ventés.
Quant à la température de la mer, elle dépasse fréquemment les 25°C en été et descend rarement en dessous de 14°C. Avis aux amateurs de baignade…
Le meilleur moment pour aller en Corse
Une écrasante majorité des visiteurs choisissent de se rendre en Corse au cœur de l’été. L’île se retrouve ainsi le plus souvent bondée entre mi-juillet et fin août. Cette période, cela dit, est une valeur sûre en termes météorologiques. Les baigneurs et plongeurs bénéficieront d’une température de l’eau maximale aux mois d’août et septembre. Cependant les randonneurs risquent d’avoir très chaud en été.
Aux dires des habitués, les mois de mai, juin et septembre sont les plus propices : la température est agréable, la fréquentation raisonnable, les tarifs abordables et l’accueil plus détendu.
Attention à la période de novembre à mars. Hôtels et restaurants sont souvent fermés et la Corse prend parfois des airs d’île morte.
Certains sentiers de randonnée sont praticables toute l’année. Le printemps et l’automne sont les saisons les meilleures pour les marcheurs.
L’élasticité des prix selon la saison
Autre caractéristique des hébergements sur l’île, il n’est pas rare qu’une chambre coûte deux, voire trois fois plus cher en août qu’en basse saison. La demi-pension est parfois exigée en haute saison – même si cette pratique est illégale. Sachez aussi que la plupart des établissements ferment de novembre à mars, faute de clients. Vous trouverez de bonnes opportunités, à des tarifs très raisonnables, en avant et en arrière-saison (avril-juin et septembre-octobre). À ces périodes, les tarifs peuvent plus facilement se négocier.
Partir en Corse hors saison
Après avoir suffoqué tout l’été (circulation dense, sentiers surchargés, flambée des prix…), la Corse retrouve sa sérénité entre fin septembre et fin mai. Se rendre sur l’île de Beauté à cette période se révèle une bonne option. Les prix retrouvent des niveaux acceptables, la tranquillité reprend ses droits. Les Corses sont souvent plus enclins à partager leur île avec les voyageurs curieux. Pour les photographes, la lumière est très belle en février. L’hiver est propice aux randonnées littorales.
Gastronomie Locale

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Un voyage sur l’île ne saurait être complet sans goûter le brocciu, le figatellu et la pulenta… Parfumée comme le maquis, la cuisine corse doit son goût à ses savoir-faire ancestraux et à ses produits phares. Tête de liste, la charcuterie de montagne est traditionnellement élaborée à partir de la viande des cochons-coureurs, élevés aux glands et aux châtaignes. Le brocciu, de décembre à juillet, est un fromage frais fabriqué à partir de petit lait. Confitures, miels et vins sont aussi à découvrir.
Le meilleur de la cuisine corse
La cuisine corse est avant tout une cuisine méditerranéenne élaborée à partir de produits locaux. Ses mets les plus caractéristiques se dégustent en hiver : gibier ; ragoûts mijotés (tiani) ; daubes (stuffati). L’excellent veau aux olives figure également au menu, tout comme la délicate tourte aux herbes du maquis. Il n’est malheureusement pas toujours facile d’apprécier cette cuisine à sa juste valeur, les meilleures tables côtoyant pléthore d’adresses proposant de médiocres “menus corses”.
La charcuterie corse
Réputée au-delà des rivages de l’île, la charcuterie corse doit davantage son originalité et son goût à la qualité de la matière première qu’aux techniques d’élaboration. Comme toute bonne charcuterie, elle nécessite un long séchage et se vend cher. Ce qui explique pourquoi la tentation est grande de vendre en été aux touristes une charcuterie de moindre qualité. Dans les faits, les Corses eux-mêmes sont souvent en quête d’un endroit où acheter de la bonne charcuterie à un tarif raisonnable.
La charcuterie de montagne traditionnelle est élaborée à partir des cochons coureurs de l’île, issus d’une race locale et élevés en semi-liberté. L’été, ils sont en général conduits dans la montagne pour éviter les fortes chaleurs ; en automne, ils se nourrissent de glands et de châtaignes. L’éleveur attendra de 14 à 36 mois avant d’abattre ses cochons, contre 6 mois en élevage intensif. Autrefois, on tuait les cochons en hiver dans les fermes, pour profiter du froid. Les réglementations européennes obligent maintenant les éleveurs à tuer les cochons en abattoir. Certains estiment cette pratique contraire à la tradition. D’autres rappellent qu’il s’agit avant tout de règles d’hygiène, qui ne nuisent pas à la qualité finale du produit. Viennent ensuite le fumage – plus ou moins long, il a traditionnellement lieu dans le fucone – et le séchage, dont la durée est déterminante.
Afin de faire face à l’afflux estival, une quantité non négligeable de charcuterie est élaborée à partir de viande importée. Il s’agit donc de charcuteries de “type corse”, souvent saturées en fumage pour renforcer cette impression, et non de charcuterie traditionnelle corse. Si vous êtes en quête de produits de qualité, fiez-vous à la coppa, au jambon et au lonzo labellisés AOC, ainsi qu’aux labels “Testa Nera” ou “Carte fermière d’identité”, qui garantissent la qualité des produits et leur origine.
Les spécialités charcutières les plus répandues sont le prisuttu (AOC), jambon qui doit avoir séché 18 mois pour être parfait ; la coppa (AOC), échine salée et séchée consommée après 6 mois ; le lonzu (AOC), filet de porc conservé entier sous une couche de graisse ; le figatellu, saucisse de foie au vin servie grillée (en hiver) ; le salamu et la salciccia, saucissons secs très savoureux ; et la salcicetta, saucisse à cuire.
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Le brocciu est le fromage emblématique de la Corse. JackF – iStock
Le brocciu
Le brocciu, bruccio, ou encore broccio, entre dans la composition de nombreuses spécialités : soupe, omelette à la menthe, légumes farcis, beignets sucrés ou salés, desserts, etc. Ce fromage frais est élaboré selon une recette traditionnelle à base de petit-lait de brebis et/ou de chèvre, chauffé et additionné de 10 à 20% de lait cru entier. Ce mélange est ensuite réchauffé, salé et brassé. Les particules qui remontent à la surface sont écumées, avant d’être déposées par couches successives dans une faisselle (récipient percé pour faire égoutter le fromage). Aujourd’hui, les corbeilles de jonc tressé sont remplacées par des moules en plastique.
Si le brocciu était autrefois considéré comme le fromage du pauvre, il bénéficie aujourd’hui d’un vif succès, notamment lié à son appellation d’origine contrôlée (AOC). On trouve le vrai brocciu frais de décembre à juillet et on le consomme sucré (avec du miel ou de la confiture), salé (ou en vinaigrette), ou encore arrosé d’eau-de-vie (acquavita). Typiquement corse, il est différent de la brousse provençale ou italienne (à base de lait de vache), qui remplace souvent le brocciu dans les recettes en été. On raconte que la mère de Napoléon raffolait tant de ce fromage qu’elle avait importé des chèvres corses dans sa maison de Rueil-Malmaison.
D’autres fromages sont fabriqués sur l’île. De nombreux producteurs des régions du Niolo, du Fium’Orbo ou encore des environs de Venaco produisent des fromages artisanaux de brebis ou de chèvre, avec ou sans croûte, doux ou forts. Ils n’ont en général pas de nom particulier, si ce n’est celui de leur région d’origine.
Les vins corses
Les Grecs et les Romains introduisirent la vigne en Corse avant l’ère chrétienne. Les Génois encouragèrent par la suite la culture de cette plante méditerranéenne. Le vignoble insulaire a souffert de maladies diverses (au lendemain de la Première Guerre mondiale), et des primes furent données aux viticulteurs pour qu’ils arrachent leurs pieds de vigne. Leurs efforts ont depuis porté leurs fruits, et la production corse se distingue maintenant par quelques vins d’excellente qualité.
L’île compte 10 000 ha plantés. La majeure partie de la production est consommée dans la saison ; vous trouverez donc peu de vins de garde, même si certains producteurs se dirigent de plus en plus dans cette voie. Le Cap Corse et les vignobles de Patrimonio produisent d’excellents muscats (vins blancs doux) et quelques apéritifs qui se consomment frais, dans la composition desquels entrent diverses essences maquisardes (Cap Corse, Rappu…).
Après un bon repas, on vous proposera sûrement de goûter à l’acquavita. Ce digestif à base de marc de raisin a longtemps été considéré comme un médicament. Il se consomme pur ou avec des fruits macérés. Certaines liqueurs sont également incontournables. C’est le cas de la liqueur de cédrat, un agrume proche du citron et que l’on trouve également dans quelques pays méditerranéens comme la Grèce. La liqueur de myrte, encore fabriquée de manière artisanale par beaucoup de familles (chacune a sa recette), offre un goût fruité, très parfumé et légèrement âpre.
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La châtaigne est le produit a a le plus marqué l’identité corse. Henricopter – iStock
La châtaigne
C’est sans doute le produit alimentaire qui a le plus marqué l’identité corse. Si des analyses ont permis de découvrir des traces de pollen de châtaignier remontant à la dernière glaciation quaternaire, on sait que ce sont les Génois qui ont imposé et développé la culture de la châtaigne en Corse.
Le fruit était utilisé sous toutes les formes, pour faire de la farine, de la bouillie, des beignets et surtout du pain, ce qui permettait d’éviter la famine : “Tant que nous aurons des châtaignes, nous aurons du pain”, disait Pascal Paoli.
La châtaigne se mange aussi en purée, en confiture, elle se transforme en liqueur et sert à nourrir les bêtes. La traditionnelle pulenta, qui accompagne parfois les viandes en sauce (comme la daube de sanglier), est préparée à partir de farine de châtaigne et d’eau.
L’huile d’olive corse
L’huile d’olive de Corse, Oliu di Corsica, bénéficie d’une AOP/AOC depuis 2004 – une véritable reconnaissance pour les producteurs locaux qui ont développé ces dix dernières années des vergers autrefois abandonnés. L’île de Beauté compte six variétés d’olives reconnues : la Zingala en Corse-du-Sud, la Sabine de Balagne, la Ghjermana dans l’Alta Rocca, la Capanaccia du Cap Corse, la Ghjermana de Casinca et la Curtinese du centre de la Corse.
Informations Générales
Capitale de la Corse
Langue
Français, Corse
Population
270 000 habitants
Superficie
129 494 km²
Décalage horaire entre la France et le Nicaragua
GMT/UTC +1h
Formalités d’entrée en Corse
Une carte d’identité en cours de validité est suffisante pour voyager de n’importe quel pays de l’UE, de l’EEE ou de la Suisse vers la Corse. Un passeport en cours de validité peut également être utilisé.
Le passage par les Etats-Unis, bien que plus contraignant en douane, et plus rapide et plus avantageux que le passage par le Japon. Plus lng, ce dernier nécessite également de changer d’aéroport à Tokyo.
Adresses et numéros utiles
Ambassade de France au Nicaragua
De la Iglesia del Carmen 1 c – 1/2 abajo AP 1227 Managua
Tel : +505 2264 8970
Site Web : https://ni.ambafrance.org/
Ambassade du Nicaragua en France
Fonctions consulaires assurées par l’Ambassade
34, avenue Bugeaud 75016 Paris
Tel : 01.44.05.90.42/01.44.05.93.07
Courriel : contact@amb-nicaragua.fr
Électricité
indicatif téléphonique du Nicaragua
+ 689
Santé
Aucun vaccin n’est obligatoire pour se rendre en Polynésie Française, à l’exception de celui contre la fièvre jaune pour les voyageurs arrivant d’une région infectée. Cependant, il est prudent de se faire vacciner contre la typhoïde et les hépatites A et B.
Monnaie
La Corse possède l’Euro.
Article publié pour la première fois le 11/08/2024





