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Itinéraire conseillé en Ouzbékistan

Les Incontournables

Tachkent
Tachkent : Le bazar Chorsu Capitale de l’Ouzbékistan, Tachkent est une ville d’art et de culture à explorer sous toutes les coutures. En effet, la citadelle de pierre héberge une avalanche de points d’intérêts comme le musée d’histoire, le musée des beaux-arts, le palais du prince Romanov ou encore le mausolée du cheikh Zaïnoudin-Bobo. Mais Tachkent est surtout connu pour ses innombrables marchés, dont le bazar Chorsu, qui est le plus grand et le plus ancien marché de la capitale ouzbek.
Ce bazar, qui est aussi nommé Chorsu Bozori, anime l’ancienne place du marché. À ciel ouvert ou fermé, les commerçants vendent des épices, des fruits, des légumes, du thé, des marchands de chapeaux, de tapis ou encore des vêtements. Si l’on s’intéresse un peu à l’histoire de ce marché, il faut faire un saut de 2 000 ans dans le temps. À cette époque, la ville de Tachkent avait été choisie comme lieu d’échange pour son emplacement. Depuis, la tradition se perpétue attirant des milliers de personnes qui viennent chiner dans une ambiance chaleureuse et très colorée.
Sous le grand dôme, l’on trouve l’espace des fruits et légumes ainsi qu’un choyhona pour faire la dégustation de thé. L’on apprécie au passage la splendeur de l’architecture de la coupole du dôme. À l’extérieur du dôme, ce sont les artisans et les commerçants qui ont pris place. Des marchands ambulants exposent également leurs marchandises. Un endroit à inscrire à son programme lors d’un séjour dans la capitale ouzbek. Un bazar qui ouvre ses portes de bonnes heures et les ferme très tard.
Samarcande
Ce fut Tamerlan qui transforma Samarcande, étape clé sur la route de la Soie, en l’une des plus belles villes d’Asie. Visitez son mausolée, le Gour-e-Amir, et la nécropole qui renferme les tombeaux des proches de Tamerlan. La mosquée Bibi Khanoum, dont on peut visiter les vestiges, fut érigée pour l’épouse de Tamerlan. Ne manquez pas non plus l’étonnante place Registan (l’un des plus remarquables ensembles du monde musulman), les grands bazars et le site d’Afrasiab, où l’on a retrouvé une fresque du VIIe siècle.
Tout comme Boukhara et Khiva, Samarcande est l’une des villes principales d’Ouzbékistan. Si cette ville possède une avalanche de curiosité, sa plus grande merveille est, sans nul doute, la mosquée Bibi Khanoum.
Ce sanctuaire islamique, dont la construction a duré 5 ans, doit son appellation à une déesse du guerrier Tamerlan. Si l’on en croit les légendes qui circulent sur le sujet de cet édifice religieux, l’histoire raconte que la princesse Bibi Khanym eut l’envie subite d’offrir un somptueux cadeau à son mari, parti militer. La vérité en serait tout autre. La décision viendrait uniquement du guerrier Tamerlan qui était tombé amoureux de la mosquée Tughluq en Inde. Il aurait, dès lors, entrepris le projet d’offrir à Samarcande la plus incroyable et somptueuse mosquée d’Ouzbékistan avec une porte monumentale.
Son projet insolite dépassa toutes ses espérances. La mosquée est tellement impressionnante tant par sa beauté que par sa taille, qu’elle en devient le lieu culte des écrivains et des poètes qui s’intéresse à la vie trépidante du courageux et vaillant guerrier.
Malheureusement, la région n’est pas épargnée par les tremblements de terre et l’édifice s’effrite peu à peu jusqu’à s’effondrer partiellement lors du séisme de 1 897.
Ce monument incontournable de Samarcande comporte deux édifices religieux : le madreseh et la mosquée de Vendredi. Si la mosquée de Vendredi a été reconstruite avec ses dômes et ses coupoles, le madreseh n’a pas reçu le même engouement. De ses ruines, il ne reste que le mausolée où aurait été enterré le corps de la princesse Bibi Khanym.
Boukhara
Boukhara est la ville la plus intéressante d’Asie centrale. En son centre, se trouve l’Ark, la cité royale médiévale, que jouxte le minaret Kalon. La place Liab-i-Haouz, construite autour d’un bassin, est l’endroit le plus calme de la ville, idéal pour reprendre des forces après avoir exploré le réseau de bazars, de hammams et de halles. Promenez-vous dans les petites rues labyrinthiques recélant des synagogues secrètes,
des sanctuaires soufis et des madrasa presque oubliées. Boukhara compte aussi les B&B les plus chics de la région, dont beaucoup sont aménagés dans des maisons de marchand reconverties.
Boukhara : Si, au fil du temps qui passe, les villes se modernisent, Boukhara n’a pas perdu une trace de son héritage oriental. Cette ville Ouzbek, située sur la légendaire route de la soie, se définit comme une « ville oasis » en plein cœur du désert rouge.
La perle de l’Islam, comme elle était surnommée, a connu un passé douloureux. Elle, qui rayonnait de mille feux a été détruite à deux reprises. Ce n’est que vers la fin du XIXe siècle, Boukhara a pu renaître de ses cendres pour devenir une des merveilles les plus peuplées et les plus animées de l’Ouzbékistan. Et n’imaginez pas que sa reconstruction lui a porté préjudice. Bien au contraire, cette perle a su conserver son charme d’antan avec une architecture laissant des empreintes du passé.
Si Boukhara est aujourd’hui connue pour ses cultures de coton, de céréales et sa raffinerie de pétrole, elle est visitée par de nombreux voyageurs pour ses mosquées, ses palais, ses mausolées, ses curiosités et ses ensembles dont l’ensemble Liab-I-Kaouz. Du centre religieux de Boukhara (ensemble Poi-Kalon) au mausolée d’Ismail Samani en passant par le mausolée Tchachma Ayyoub, le Tchor Minor ou encore la medersa Nodir Divan-Begi, tous ces lieux sont des icônes de la ville.
Dans cette ville animée et dynamique, en particulier autour de l’ensemble Liab-I-Kaouz, prenez le temps de découvrir les chants et les danses folkloriques qui reflètent les traditions des habitants de Boukhara sans oublier de confronter vos papilles à la délicieuse cuisine Ouzbek.
Khiva
L’ancien khanat de Khiva est une ville entièrement fortifiée à l’architecture traditionnelle en terre crue, figée dans le temps dans le désert du Kharezm. Ses rues ne sont pas aussi animées que celles de Boukhara, mais c’est la ville médiévale la mieux préservée d’Asie centrale. Arpentez les remparts, les anciens marchés d’esclaves et les vastes palais royaux, où mosaïques vertes et bleues rehaussent les murs.
Khiva est l’une des villes incontournables se trouvant sur la route de la soie. En ses terres, elle comptabilise une pluie de merveilles dont le légendaire palais Koukhana Ark, le palais de pierre avec son harem et sa cour de justice ou encore la medersa Mohammed Rahim Khan. Mais Khiva, c’est aussi le désert de Kizilkum (ou le désert de Kyzylkoum). En langage Ouzbek, le terme « Kyzylkoum » signifie « le désert rouge ». Son appellation est due à la légère couleur brunâtre du sable.
Ce désert dont la superficie avoisine les 300 000 km² partage trois Républiques d’Asie Centrale : Ouzbékistan, Turkménistan et Kazakhstan. Si l’on s’intéresse qu’à la partie Ouzbek, ce désert borde Bouhkara et Khiva et relie les deux villes entre-elle (460 km environ). À pied, en voiture tout terrain ou à dos de chameaux, tous les moyens sont bons pour découvrir cette étendue de sable. Attention, tout de fois, à la forte hausse des températures en période estivale. Le thermomètre peut facilement afficher les 70 °C. Il est possible de longer le désert aride en empruntant la voie routière.
La traversée du désert n’est pas sans surprise. Si l’environnement peut paraître calme et plat, il n’est pas anodin de rencontrer des petits villages qui se sont formés autour des oasis ou des cours d’eau ainsi que des ruines de forteresses abandonnées. Ce désert étant, jadis, le seul moyen pour les caravaniers de suivre la légendaire route de la soie.
De par son histoire, le désert rouge est propice aux multiples fouilles archéologiques. En 2004, des archéologues avaient eu l’immense plaisir de faire la découverte inespérée de trois stations paléolithiques.
Désert du Kyzyl-Koum
Immense désert couvrant les deux tiers de l’Ouzbékistan, dont les rares oasis recèlent des trésors comme Ellik Kala, les 50 forteresses abandonnées
Mer d’Aral
Autrefois 4e mer du monde, dont il ne reste qu’un lac salé, un cimetière de bateaux et des villages abandonnés
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Les sites classés par l’UNESCO
- Itchan Kala (1990)
- Centre historique de Boukhara (1993)
- Centre historique de Shakhrisyabz (2000)
- Samarkand – carrefour de cultures (2001)
Liste indicative :
- Silk Roads Sites in Uzbekistan (19/02/2010) Ouzbékistan
- Kanka (18/01/2008) Ouzbékistan
- Shahruhiya (18/01/2008) Ouzbékistan
- Abdulkhan Bandi Dam (18/01/2008) Ouzbékistan
- Zaamin Mountains (18/01/2008) Ouzbékistan
- Arab-Ata Mausoleum (18/01/2008) Ouzbékistan
- Historic Center of Qoqon (18/01/2008) Ouzbékistan
- Shokhimardon (18/01/2008) Ouzbékistan
- Ahsiket (18/01/2008) Ouzbékistan
- Ancient Pap (18/01/2008) Ouzbékistan
- Gissar Mountains (18/01/2008) Ouzbékistan
- Andijon (18/01/2008) Ouzbékistan
- Siypantosh Rock Paintings (18/01/2008) Ouzbékistan
- Ancient Termiz (18/01/2008) Ouzbékistan
- Zarautsoy Rock Paintings (18/01/2008) Ouzbékistan
- Boysun (18/01/2008) Ouzbékistan
- Poykent (18/01/2008) Ouzbékistan
- Varakhsha (18/01/2008) Ouzbékistan
- Chashma-Ayub Mausoleum (18/01/2008) Ouzbékistan
- Chor-Bakr (18/01/2008) Ouzbékistan
- Bahoutdin Architectural Complex (18/01/2008) Ouzbékistan
- Sarmishsay (18/01/2008) Ouzbékistan
- Rabati Malik Caravanserai (18/01/2008) Ouzbékistan
- Mir-Sayid Bakhrom Mausoleum (18/01/2008) Ouzbékistan
- Khazarasp (18/01/2008) Ouzbékistan
- Desert Castles of Ancient Khorezm (18/01/2008) Ouzbékistan
- Minaret in Vobkent (18/01/2008) Ouzbékistan
- Complex of Sheikh Mukhtar-Vali (mausoleum) (01/06/1996) Ouzbékistan
- Khanbandi (dam) (01/06/1996) Ouzbékistan
- Ak Astana-baba (mausoleum) (01/06/1996) Ouzbékistan
Autres lieux à voir
Shakhrisabz
Ville natale de Tamerlan, le conquérant turco-mongol devenu héros national, habitée par son souvenir
Karakol
3e ville du Kirghizistan, au patrimoine très riche : la mosquée chinoise et la cathédrale russe orthodoxe, toutes deux en bois ; région peuplée de bergers nomades
Les Safaris
Réserves naturelles
De nombreuses réserves naturelles d’Ouzbékistan sont en territoire soumis à autorisation et déconseillé depuis de nombreuses années pour cause de rébellion islamiste. C’est le cas de celle d’Angren, point de départ de randonnées l’été et de ski l’hiver, et de celle de la vallée de Pskem, qu’il était auparavant possible de parcourir à cheval. La réserve la plus intéressante et la plus accessible est celle de Bala Tugaï, une soixantaine de kilomètres à l’ouest de Bérouni. Sur près de 7 000 ha, à l’ombre d’une forêt inattendue en plein désert du Kyzyl Kum se côtoient des cerfs, des loups, des léopards des neiges.

Un peu d’Aventure
Rafting
On trouve de bons spots de rafting et de kayak à quelques heures de bus de Tachkent. Les parcours sont calmes sur le Syr-Daria et l’Angren et plus tumultueux sur l’Ugam, le Chatkal et le Pskem. La meilleure saison s’étend de septembre à octobre.
Ski alpin
La zone de loisirs de Chimgan, à 3 heures de bus au nord-est de Tachkent, est prisée pour les sports d’hiver, mais elle ne vaut pas les stations de Bichkek, au Kirghizstan, et d’Almaty, au Kazakhstan. Toutefois, les monts Chatkal sont couverts d’une poudreuse d’une légèreté incomparable et bénéficient d’un temps assez constant en hiver, ce qui réduit le risque d’être bloqué pendant des jours.
Trekking
Avec un peu d’effort, l’Ouzbékistan pourrait être un paradis de la randonnée : steppe, désert, montagnes de toutes les altitudes possibles, le tout agrémenté de trésors comme des mausolées perdus dans les sommets, traces de dinosaures, peintures rupestres.. Malheureusement, la plupart des zones intéressantes se situent aux frontières et celles-ci sont généralement fermées. Les montagnes entre Shahrisabz et Samarcande ont néanmoins été ouvertes en 2003, et un trek désormais bien rôdé relie Pendjikent au Tadjikistan à Samarcande. À 80 km au nord de Tachkent, autour de Tchimgan, quelques randonnées sont possibles sur les contreforts des Tian Shan dans des zones bien délimitées. Côté désert et steppe, il est possible de s’aventurer avec la tente, mais rien n’est organisé et il n’existe pas de sentier balisé. Il n’y a pas de problèmes de sécurité comme dans les montagnes où quelques islamistes peuvent avoir trouvé refuge, mais la plus grande prudence est recommandée envers la faune (serpents, scorpions, loups, varans…).
Escalade
Ees principaux sommets, dont le légendaire pic Lénine, se trouvent en République kirghize. Il est cependant possible d’en organiser l’ascension depuis l’Ouzbékistan. Quelques tour-opérateurs s’en sont fait une spécialité même si les problèmes frontaliers limitent la fréquentation touristique dans ces zones géographiques de haute montagne.
Chameaux
La randonnée à dos de chameau est l’activité la plus originale, même si la plupart des circuits se résument à de courts trajets aux alentours des camps de yourtes (certains au nord de Nurata vers le lac Aidarkul et d’autres vers Ayaz-Qala). La meilleure saison pour une promenade en basse altitude va de mars à mai, lorsque les pluies de printemps transforment le sol du désert de Kyzylkoum en toile impressionniste.
Spéléologie
Des agences organisent des sorties de spéléologie à Chimgan au nord de Tachkent
ulak-tartych
Le kourach est un sport de lutte très ancien, que pratiquaient déjà les soldats de Tamerlan, et qui connaît un certain renouveau depuis l’indépendance. Une association de kourach a été créée qui recense déjà des adhérents dans de nombreux pays du monde et des championnats d’Asie centrale ont lieu régulièrement.
Le oulak est l’équivalent du boskatchi afghan : des cavaliers se disputent une carcasse de bélier décapitée et doivent l’amener contre leurs adversaires jusqu’au « cercle de justice » tracé sur le sol après avoir effectué un certain parcours. Les compétitions de ce type sont plus rares en Ouzbékistan, elles ont lieu pour les grandes occasions, comme Navrouz, le jour de l’an oriental. Début décembre se tient à Ferghana une compétition dans laquelle s’affrontent les différentes nations d’Asie centrale.
Sécurité
Délinquance. Le niveau d’insécurité est faible en Ouzbékistan. Cela étant, les voyageurs et touristes étrangers peuvent susciter les convoitises et quelques cas d’agressions avec violence de nuit sur des étrangers ont été signalés. Il est recommandé de ne pas montrer de signe ostentatoire de richesse, et de surveiller ses effets personnels. Il convient également de ne pas se déplacer à pied la nuit, en particulier seul, et de privilégier les taxis disposant de licence. Cette recommandation s’applique notamment à Tachkent et aux autres centres urbains du pays.
Menace terroriste. En raison des tensions persistantes et de l’instabilité dans la région, la menace terroriste ne peut être écartée. Il est recommandé de suivre l’actualité au moment de son voyage et de faire preuve de vigilance pendant son séjour dans le pays. Aux frontières, il convient de ne pas s’aventurer en dehors des points de passage frontaliers.
Risque sismique. L’Ouzbékistan se trouve dans une zone de risque sismique élevé. En 1966, la ville de Tachkent, essentiellement construite en pisé, a été presque entièrement détruite par un tremblement de terre. En 2011, une secousse dans la vallée de Ferghana a fait plusieurs victimes. Il est conseillé de respecter les recommandations de base du ministère des Affaires Etrangères. Une fiche concernant le risque sismique peut également être consultée sur le site internet de l’ambassade de France à Tachkent.
Présence de mines. La présence de mines a été rapportée dans les zones montagneuses le long des frontières avec le Kirghizstan et le Tadjikistan. Dans ces régions, il est fortement déconseillé de circuler en dehors des villes ou de sortir des grands axes routiers et sentiers balisés. Cette recommandation s’applique notamment aux alentours des villes de Fergana, Namangan et Termez.
Zones formellement déconseillée. La zone frontalière avec l’Afghanistan peut être le théâtre de tensions et d’incidents inopinés pouvant se transformer en affrontements. La frontière est strictement gardée par les autorités ouzbèkes. Il est interdit et dangereux de s’en approcher. Il est formellement déconseillé de se rendre en Afghanistan, pays figurant en rouge sur la carte sécuritaire (voir la fiche pays Afghanistan).
Zones déconseillées. Les frontières avec le Kirghizstan et le Tadjikistan ne sont pas encore parfaitement délimitées et restent contestées. Bien que des points de passage aient été ouverts vers le Tadjikistan, de nombreuses mines restent encore présentes. Il convient de se montrer vigilant lors de déplacements dans cette zone frontalière et de ne pas quitter les routes principales et sentiers balisés.
Pour des informations à jour sur la sécurité en Ouzbékistan, consultez le site du ministère des Affaires étrangères avant votre départ. En savoir plus sur le site du ministère des Affaires Etrangères.
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Bon à savoir
Infrastructures routières. Le réseau de routes asphaltées couvre assez largement le pays et relie les principales agglomérations. Le défaut d’entretien des routes peut cependant rendre la circulation difficile et dangereuse, y compris dans les villes. Il est recommandé aux conducteurs et aux piétons de rester vigilants en raison du comportement parfois imprévisible des automobilistes.
Location de voiture. Le permis international est obligatoire en Ouzbékistan. Il est recommandé de prendre connaissance du code de la route ouzbek avant le départ. Pour les liaisons entre villes et villages, il est possible de louer des voitures, avec ou sans chauffeur. Les points d’approvisionnement en carburant sont irréguliers. Le ravitaillement en diesel est particulièrement difficile et la qualité de l’essence inégale. Il convient de prévoir une réserve pour les longs trajets.
Réseau ferroviaire. Des trains à grande vitesse Afrosiyob (trains espagnols TALGO) circulent entre Tachkent et Karchi, en passant par Samarkand, ainsi que des trains rapides, entre Tachkent et Boukhara. Des trains de nuit circulent notamment entre Tachkent et les villes de Boukhara, Termez, Navoï, Ourguentch et Noukous. De nombreux projets de développement du réseau sont en cours. Des trains de voyageurs relient l’Ouzbékistan au Kazakhstan et à la Russie. Des informations peuvent être trouvées sur le site (en anglais) de la société des chemins de fer ouzbèke. Il convient de se présenter 30 minutes avant le départ du train, les contrôles de sécurité correspondants à ceux pratiqués dans les aéroports.
Cartes de crédit. Les cartes de crédit de type Visa et American Express sont encore très peu acceptées (seulement dans quelques grands hôtels, parfois dans les restaurants).
Distributeurs de billets. On trouve un petit nombre de DAB à Tachkent, mais ils ne fonctionnent pas toujours. En province, l’Asaka Bank délivre généralement des avances sur les cartes MasterCard et la National Bank of Uzbekistan sur les cartes Visa. Les commissions s’élèvent à 1 à 2% pour les MasterCard et de 1 à 4% pour les Visa. Les transactions se font en espèces, y compris pour les montants élevés. Conservez les reçus de change, qui peuvent être demandés à la douane.
Bureaux de change. Il est possible de changer des devises (euros, dollars) dans les banques sans limite de montant. Il est important néanmoins de respecter scrupuleusement les règles douanières concernant l’importation et l’exportation de devises étrangères en Ouzbékistan. Lors du change des devises étrangères dans la monnaie locale (soums), les banques délivrent aux ressortissants étrangers un certificat qui permet l’échange des soums non-utilisés dans tout bureau de change officiel.
Le change au marché noir est très avantageux, de l’ordre de 30 à 50 % supérieur à celui pratiqué par les banques. Mais la lutte contre le marché noir rend aujourd’hui le change classique dans les banques plus avantageux et le change dans les bazars ou à l’arrière des taxis plus risqué. Il est déconseillé en raison des peines encourues, bien que toujours rentable.
Prix & Marchandages. On ne négocie pas les trajets en bus ou en train, les repas dans les bazars ni les entrées dans les monuments. Tout le reste, ou presque est négociable : taxi, hébergement, et souvenirs évidemment…
Photographies. Selon un décret présidentiel publié par les médias d’Etat, les touristes sont désormais autorisés à faire des prises de vue « sans aucune sorte de restrictions », à l’exception de bâtiments expressément nommés dans la loi et près desquels des panneaux d’interdiction de photographier auront été apposés. Il convient de demander l’autorisation aux personnes que vous souhaitez photographier.
Us et coutumes. La république d’Ouzbékistan est un Etat laïc. La très grande majorité de la population y est musulmane. Il est recommandé d’adopter une attitude respectueuse des usages locaux et de garder à l’esprit que les différences culturelles peuvent susciter une interprétation erronée de certains comportements. Il convient en particulier d’adopter une attitude réservée à l’égard des femmes et de porter en toute circonstance une tenue qui sera considérée décente.
Déclaration de devises en douane. Les sommes dépassant l’équivalent de 2 000 dollars américains doivent être déclarées, quelle que soit la monnaie. Au-delà de cette somme, au moment du départ, il faudra être en mesure de justifier la provenance de toute augmentation du montant par rapport à la déclaration faite à l’entrée du territoire ouzbek.
Budget quotidien
L’Ouzbékistan est moins cher que le Kazakhstan, mais plus que le Tadjikistan.
Hébergement. Une chambre double dans un hôtel basique ou en B&B coûte 25 $US, une chambre double dans un hôtel confortable 40 $US. Un hôtel de bon standard coûte environ 80 $US, et une chambre dans un hôtel de luxe plutôt dans les 130 $USD.
Les budgets indiqués correspondent aux premiers prix affichés en saison touristique, entre avril et octobre. L’hiver, et lors des grandes chaleurs, en juillet et août, la fréquentation est moindre et ces prix baissent de 10 à 15 %.
Alimentation. Un en-cas acheté dans la rue coûte 3 000 S, un repas dans un bon restaurant 20 000 S.
Transports en commun. Comptez 37 000 S pour un billet en classe économique sur le train à grande vitesse de Tashkent à Boukhara. Un ticket de bus coûte 30 000 S. Le Taxi partagé coûte entre 1,50 et 2,50 € par tranche de 100 km. Pour les bus, il faut compter entre 1 et 1,50 € un parcours de 100 km. Pour les transports courte distance de ville à banlieue, les bus coûtent 0,10 €, soit juste un peu moins cher que les machroutka (minibus).
Location de voiture. Comptez 80 € par jour. L’essence coûte 0,70 à 0,80 € le litre, mais le pays n’est pas autosuffisant et il n’est pas rare que les stations soient vides.
Quel temps fait-il ?
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Quand partir ?
Haute saison : l’automne et le printemps, sont les deux meilleurs moments pour se rendre dans la République d’Ouzbékistan. Le soleil commence à faire son apparition dès le mois d’avril et les températures restent convenables jusqu’au début du mois de juin. Bien que les températures soient idéales, vous n’êtes pas à l’abri d’une averse de pluie notamment au mois d’avril.
Moyenne saison : en période estivale, le territoire Ouzbek est un véritable four. Impossible de visiter la ville entre 11 heures et 16 heures du fait des températures élevées pouvant atteindre les 35 °C en moyenne dans les plaines. Toutefois, cette moyenne saison reste agréable avec un taux d’ensoleillement d’environ une douzaine d’heures par jour, ce qui laisse largement le temps aux voyageurs de profiter des différents points touristiques de l’Ouzbékistan.
Basse saison : la basse saison s’étend de décembre à fin mars. Si l’été est chaud, l’hiver est glacial, le thermomètre affichant régulièrement des températures en dessous de 0°C en raisn du vent glacial de Sibérie.
Le Climat
En Ouzbékistan le climat est continental aride dans les vastes plaines steppiques du centre-ouest, tandis qu’il reste continental mais devient modérément pluvieux (et neigeux en hiver) dans les régions montagneuses de l’est. Le climat se caractérise par des variations de température considérables. L’amplitude thermique peut atteindre 20°C. Il existe également d’importantes différences entre les zones désertiques et montagneuses. La pluviométrie est faible sauf sur les reliefs, où la pluie tombe essentiellement en mars-avril et en octobre-novembre, transformant tout en boue. En plaine, le climat est agréable de mai à début juin et de septembre à début octobre. En été, les températures sont étouffantes : il fait plus de 40°C à Tachkent. En hiver (de décembre à février), le grand froid dure de Noël à mi-février.
L’hiver est très froid, en particulier dans le Karakalpakistan, à l’ouest du pays, où les températures peuvent tomber jusqu’à – 20 °C, voire – 30 °C la nuit. La région est en effet exposée aux vents de Sibérie.
L’été est torride et très sec, balayé par des vents chargés de poussière. Le début du printemps est marqué par des tempêtes chaudes venues d’Iran. Les températures les plus hautes sont ensuite enregistrées autour de Khiva et dans le sud du pays, à Termez, où le mercure peut atteindre les 40-45 °C.
Les précipitations sont au niveau désertique ou semi-désertique à l’ouest, et au niveau légèrement plus élevé, steppique ou semi-aride, dans le centre-est. Dans les montagnes les précipitations augmentent, en particulier dans les pentes les plus exposées. L’été est la saison la plus sèche, et est ensoleillé partout.
Gastronomie Locale

Les spécialités Ouzbekes sont savoureuses, et la seule difficulté que rencontrent réellement les Occidentaux est la cuisine à l’huile de coton, peu digeste pour les estomacs qui n’y sont pas habitués. Ce désagrément passe après une courte période d’adaptation. Vous pouvez expérimenter les plats traditionnels suivants :
- le och, ou plov en russe : plat national, à base de riz sauté et de viande de mouton. Il en existe une centaine de recettes selon les régions. À Boukhara, le riz n’est pas sauté, mais bouilli. Dans la vallée de Ferghana, il est accompagné de feuilles de vignes farcies de viande et d’oignon. Ailleurs, il sera agrémenté d’ail, de pois chiches ou de raisin. Le plat est traditionnellement cuisiné le vendredi, ainsi que pour toutes les grandes occasions : navrouz (jour de l’an), fin du ramadan, mariage, anniversaire… Dans les tchaïkhanas des bazars, on en trouve tous les midis.
- le chachlik : littéralement « six morceaux ». Ce sont des brochettes composées de six morceaux de viande et de gras, ou bien uniquement de gras. Les plus communes sont à la viande de mouton, mais on en trouve également au bœuf ou au poulet.
- les kebabs ou – viande rôtie : ce sont des pièces de viande hachée, moulées à la main autour de la brochette. Chachliks et kebabs se mangent accompagnés d’oignon au vinaigre. La viande est légèrement épicée ou parfumée à la coriandre.
- les laghmans : de longues nouilles qui se mangent en soupe ou sautées
- les manty : de gros raviolis cuits à la vapeur et fourrés de viande et d’oignon
- les chuchvara : des raviolis également, mais qui sont garnis de carotte ou de potiron
- le bechbarmak : une spécialité issue des nomades kazakhs, faite de viande bouillie de mouton ou de bœuf et de morceaux de foie, servie avec des oignons, des pommes de terre et des nouilles.
Pour les boissons :
- le thé, vert ou noir : c’est la boisson incontournable en Ouzbékistan. Servi à toute heure de la journée, en guise de bienvenue, d’au revoir, ou juste pour passer le temps, le thé est une véritable religion et le servir obéit à tout un cérémonial. Il est préalablement versé trois fois dans une tasse et reversé à chaque fois dans la théière. Ces trois temps symbolisent loy, l’argile, moy, la graisse et tchaï, le thé ou l’eau. Le premier étanche la soif, le second isole du froid et du danger, le troisième éteint le feu. Les tasses ne sont jamais remplies, ce qui signifierait qu’il est temps, pour l’invité, de partir. Remplir une tasse est très mal perçu par celui qui la reçoit. La main gauche étant impure, théière ou tasses doivent êtres prises ou données de la main droite.
- la vodka : la seconde boisson en Ouzbékistan, un peu moins traditionnelle, mais tout aussi présente. Un souvenir laissé par les Soviétiques avec lequel les Ouzbeks arrosent les repas à coup de toasts, en se jetant ensuite sur une boisson gazeuse non alcoolisée.
Informations Générales
Capitale de l’Ouzbekistan
Tachkent
Langue
Ouzbek, russe
Population
27,9 millions d’habitants
Superficie
447 400 km²
Décalage horaire
GMT/UTC +5
Formalités d’entrée
Pour les ressortissants français, aucun visa n’est exigé pour un séjour d’une durée ne dépassant pas 30 jours, dès lors que le passeport est encore valable pendant trois mois après la date de retour prévue. Pour des durées supérieures à 30 jours, l’obtention d’un visa est obligatoire.
Pour tout séjour supérieur à 72 heures, il convient de se faire enregistrer auprès de l’OVIR (le Département des visas et de l’enregistrement). Il convient de respecter scrupuleusement les règles d’enregistrement sous peine de lourdes amendes, d’expulsion vers la France (aux frais du voyageur) et d’interdiction de séjour. L’enregistrement est effectué soit par l’invitant (pour les visas privés et visas d’affaires), soit, lors d’un séjour dans un hôtel, par l’administration de l’établissement. Des allègements de procédure ont été introduits concernant l’enregistrement de groupes touristiques, sous certaines conditions. Pour obtenir des informations à ce sujet, consulter le site de l’ambassade de l’Ouzbékistan à Paris->https://ouzbekistan.fr/touriste/].
Adresses et numéros utiles
Ambassade de France en Ouzbekistan
32, rue Orozbékova apt. 2 – 720040 Bichkek
Tel : +996 312 97 97 14
Tel (secondaire) : +996 312 97 97 15
Fax : +996 312 97 97 16
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47, rue de l’Abbaye/ Abdijstraat – B-1050 Bruxelles
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Site Web : http://www.kyrgyz-embassy.be/
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+998
Santé
Aucune vaccination n’est obligatoire. La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée, ainsi que rubéole, oreillons et rougeole chez l’enfant. La vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
Monnaie
La monnaie est le soum ou sum ouzbek (UZS), divisé en 100 tivins. Il n’est pour l’instant pas convertible hors du pays. Le soum a longtemps été très instable, mais depuis début 2003, il se maintient à peu près au même niveau.
Article publié pour la première fois le 08/08/2024






