Idée #810 – Flâner dans une colonie hollandaise du XVIIe siècle à Paramaribo au Suriname
[Classement UNESCO : témoignage d’un échange d’influences considérable pendant une période donnée ; exemple éminent d’un type de construction ou d’ensemble architectural illustrant une ou des périodes significative(s) de l’histoire humaine] La ville de Paramaribo, située sur le fleuve Suriname, à environ 15 km à l’intérieur des terres, est la capitale du Suriname. Elle a été fondée par les Néerlandais, et devient, au XVIIe siècle la capitale de la nouvelle colonie anglaise, fondée par Anthony Rowse et Lord Francis Willoughby de Parham, gouverneur de la Barbade. Les attaques de Cassard, à la tête de la flotte Royale de Louis XIV en 1712 contre les Antilles anglaises, puis la prise de Saint-Eustache, et enfin l’attaque contre Paramaribo en février 1713, ont incité les Hollandais à reprendre les négociations à Utrecht, en vue de la signature du traité éponyme. La ville passe alternativement entre les mains des Britanniques aux Néerlandais, puis échoit à ces derniers de 1815, jusqu’à son indépendance en 1975.
Paramaribo présente un patrimoine caractéristique d’une ancienne ville coloniale hollandaise, datant des XVIIe et XVIIIe siècles, composée d’édifices principalement en bois. Le style architectural sobre et symétrique, où s’illustrent la fusion progressive des influences architecturales hollandaises et européennes et plus tard nord-américaines, ainsi que des éléments de la culture créole, reflète la société multiculturelle du Suriname.
Le centre-ville historique est situé sur la rive gauche du fleuve Suriname et délimité par Sommelsdijkse Kreek au nord et Viottekreek au sud. Aménagées à partir de 1683 selon un plan en damier le long d’un axe nord-ouest depuis le Fort Zeelandia, les principales rues suivent les crêtes d’un promontoire qui offrait une base naturellement asséchée pour la construction. A la fin du XVIIIe siècle, grâce aux compétences des ingénieurs hollandais et à leur savoir-faire en matière d’urbanisme, la ville s’étendit sur des terrains marécageux au nord.
Parmi les éléments importants à voir on citera le Fort Zeelandia construit en 166,7 et le grand parc public (Jardin des Palmiers) situé derrière, les rues larges bordées d’arbres et les vastes espaces ouverts; le palais présidentiel (1730) construit en pierre mais dont les étages supérieurs sont en bois, le ministère des Finances (1841), une structure monumentale en briques dotée d’un portique classique et d’un beffroi, l’église réformée (1837) de style néoclassique, et la cathédrale catholique (1885) de style néo-gothique construite en bois, connue comme le plus grand édifice religieux en bois d’Amérique du Sud.
Près de 291 monuments anciens ont été répertoriés à Paramaribo et, au cours des trois dernières décennies, seuls quelques-uns ont disparu au profit de nouvelles constructions. Beaucoup de monuments présentent un degré d’authenticité élevé du fait de l’usage des techniques et des matériaux traditionnels pour la restauration et la réhabilitation, bien que certains bâtiments en bois aient été remplacés par du béton. La ville est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Allez, on va brûler au soleil dans les ruelles de Paramaribo !
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Quelques Images
C’est où ?
Paramaribo, Suriname
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