Patrimoine UNESCO – Thème

1 497 vues Nico 3 février 2019 0
Patrimoine UNESCO – Thème


UnescoItinéraire conseillé sur le thème Patrimoine UNESCO


Voir toutes les vidéos sur le Patrimoine UNESCO |

L’UNESCO a pour objectif selon son acte constitutif de contribuer au maintien de la paix et de la sécurité en resserrant, par l’éducation, la science et la culture, la collaboration entre nations, afin d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’Homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations unies reconnaît à tous les peuples.


La vidéo de Teasing CoB – Patrimoine UNESCO


Découvrez la vidéo exclusive Patrimoine UNESCO de CameraOnBoard. Vous aimez ? Visionnez les autres thèmes disponibles ! [Toutes les vidéos sont de l’Auteur]

Bientôt disponible !


Les Meilleurs Spots du patrimoine UNESCO



Prendre le même train que Jules Verne dans la Baie de Somme

La ligne Le Crotoy-St Valery, dans la Baie de Somme, longue de 7,6 km a été réalisée en 1887. Le train amenait les touristes aux stations balnéaires et transportait galets, coquillages, betteraves et autres productions de la baie de Somme. Des peintres et des écrivains célèbres l’ont emprunté, dont Jules Verne… Aujourd’hui encore, une locomotive à vapeur, de modèle Pinguely construite en 1815, permet de remonter le temps et de renouer avec une époque où la vitesse, croyait on, pouvait faire tourner le sang

Faire un tour du monde en 80 jours comme Phileas Fogg

Le roman raconte la course autour du monde d’un gentleman anglais, Phileas Fogg, qui a fait le pari d’y parvenir en quatre-vingts jours. Il est accompagné par Jean Passepartout, son serviteur français. L’ensemble du roman mêle récit de voyage et données scientifiques comme celle utilisée pour le rebondissement de la chute du roman. Ce voyage extraordinaire est rendu possible grâce à la révolution des transports qui marque le XXe siècle dans le contexte de la révolution industrielle. Le développement de nouveaux modes de transport (chemin de fer, bateau à vapeur) et l’ouverture du canal de Suez en 1869 raccourcissent les distances, ou du moins le temps nécessaire pour les parcourir. A votre tour, lancez-vous dans un tour du monde, sur les pas de Phileas Fogg. [Suivez le parcours sur notre carte thématique, mise à jour au fil des voyages ]

Observer la colline de feu éternel de Zarathoustra à Atechgah

Dans la péninsule d’Apsheron, près de Bakou, Atechgah (en azéri : Atəşgah, la « maison de feu ») subsiste un temple des adorateurs du feu en Azerbaïdjan. Fondé au XIIIe siècle et reconstruit aux XVIIe-XVIIIe siècles, il est associé à une flamme éternelle et naturelle, le Yanar Dag, qui brûle à proximité, due à un dégagement du gaz naturel. Le personnage du roman de Jules Verne, Klaudius Bombarnak, décrit Atechgah comme suit : J’aurais voulu visiter le fameux sanctuaire d’Atech-Gâh ; mais il est à vingt-deux verstes de la ville, et le temps m’eût manqué. Là brûle le feu éternel, entretenu depuis des centaines d’années par des prêtres parsis, venus de l’Inde, lesquels ne mangent jamais de nourriture animale. En d’autres pays, ces végétariens seraient simplement traités de légumistes ».

Explorer l’Islande, sur les pas du Voyage au Centre de la Terre

Explorez l’Islande et ses paysages lunaires sur les pas d’explorateurs d’un des romans les plus connus de Jules Verne. Le volcan du Snaefellsjokull a été cité par l’auteur comme point de départ de son aventure « voyage au centre de la Terre ». Le volcan s’élève à 1446 mètres, dans le parc naturel de Snaefellsjokull, au Nord Ouest. Attention, l’accès au parc ne se fait qu’en 4×4.

Feuilleter une œuvre originale de Jules Verne

A défaut de pouvoir feuilleter une œuvre originale de Jules Verne, vous pouvez toujours consulter Le Tour du monde en quatre-vingts jours, série Les Voyages extraordinaires, J. Hetzel, Paris, 1873 sur le site de la bibliothèque nationale de France, Gallica. Sinon, vous pouvez toujours vous offrir, comme nous, un extraordinaire reprint du manuscrit d’origine. Pour les historiens, ce manuscrit original de Jules Verne du Tour du monde en 80 jours s’était évanoui. La persévérance d’une éditrice  a prouvé le contraire : le manuscrit de ce roman d’aventures rédigé en 1872 vient d’être publié pour la première fois le 20 mars aux éditions des Saints Pères, un éditeur normand spécialisé dans la reproduction de manuscrits rares.

Faire un vol en montgolfière comme dans Cinq semaines en ballon

Dans le roman de Cinq semaines en ballon, le Docteur Samuel Fergusson et ses deux compagnons, décident de survoler l’Afrique orientale, de Zanzibar aux sources du Nil à bord d’un ballon gonflé à l’hydrogène, le « Victoria ». Ils inventent pour cela un mécanisme qui, en éliminant la nécessité de libérer du gaz ou de jeter du lest pour contrôler son altitude, permet d’effectuer de très longs trajets en toute autonomie. Pour renouer avec ce périple, rien de tel qu’un vol en montgolfière ! Bientôt la vidéo sur CoB.

Tenter de trouver l’Île Mystérieuse

L’Île mystérieuse raconte l’histoire de cinq personnages : l’ingénieur Cyrus Smith, son domestique Nab, le journaliste Gédéon Spilett, le marin Pencroff et l’adolescent Harbert. Pour échapper au siège de Richmond où ils sont retenus prisonniers par les sudistes pendant la guerre de Sécession, ils décident de fuir à l’aide d’un ballon. Pris dans un ouragan, ils échouent sur une île déserte, qu’ils baptiseront Île Lincoln en référence au président américain Abraham Lincoln. Après avoir mené une exploration de l’île, ils s’y installent en colons et commencent à la civiliser. Une présence semble veiller sur eux et les aider dans toutes les circonstances difficiles, voire tragiques. L’œuvre est d’abord publiée en feuilleton dans le Magasin d’éducation et de récréation du 1er janvier 1874 au 15 décembre 1875, puis est reprise en volume dès le chez Hetzel. Bien qu’imaginaire, l’auteur situe les coordonnées de l’île ici : 34° 57′ S, 150° 30′ W. Bizarrement, GoogleMap ne semble pas indiquer d’île…

Monter dans la Maison à Vapeur

La Maison à vapeur est un roman historique et d’aventures de Jules Verne, paru en 1880. L’histoire se passe en Inde, peu de temps après la révolte des Cipayes dont le souvenir est à l’origine de l’intrigue. Dans ce roman, l’ingénieur en chemins de fer Banks propose à son ami, le Colonel Munro, de faire un voyage d’agrément dans l’Inde du nord, dans un véhicule extraordinaire qu’il a conçu et construit pour le rajah de Bhoutan et qu’il a pu racheter à bas prix après la mort du commanditaire. Il s’agit d’un gigantesque éléphant à vapeur tirant deux wagons de tout confort et qui roule sans avoir besoin de voie ferrée, avec une fonction amphibie. Dans cette logique, vous pouvez prendre place à bord du Grand Eléphant de Nantes, machine qui s’inspire des univers de Jules Verne et de Léonard de Vinci, et traversez ainsi une partie de la ville, vers la Galerie des Machines. Bientôt la vidéo CoB !



D’autres spots à conseiller


Voici d’autres idées pour continuer à découvrir le monde de Jules Verne.

Visiter le Centre international Jules Verne

Le Centre international Jules-Verne (CIJV) est une société savante (association régie par la loi de 1901). Il est fondé le par Daniel Compère et regroupe plus de 20 000 documents sur Jules Verne.

Suivre Jules Verne dans ses voyages extraordinaires

Les Voyages Extraordinaires proposent une collection de 64 titres. Une partie, très fameuse, contribue, consciemment ou inconsciemment, au patrimoine des trésors littéraires mondiaux : les textes semblent déjà connus, tant ils furent cités et adaptés. D’autres titres présentent un angle plus confidentiel de l’œuvre. Donnez-vous 80 jours pour en lire l’intégralité, en ligne pour les versions originales, sur le site du CIJV.

Visiter la maison de Jules Verne

Dès 1971, l’idée de sauvegarder ce patrimoine, situé au numéro 2 de la rue Charles Dubois à Amiens, s’est imposée sous l’impulsion de la famille Compère. Le 2 avril 1980, la Municipalité d’Amiens fait l’acquisition de la maison en la sauvant de la ruine prévisible. Dès 1981, elle fait ravaler l’édifice et permet au Centre d’y prendre place en 1982.  En 1990, la Ville fait réaliser des travaux au rez-de-chaussée pour tenter de restituer le salon de musique et la salle à manger de l’écrivain qui sont dès lors ouverts au public.

Se rendre sur la tombe de Jules Verne

Le 24 mars 1905, Jules Verne meurt dans la maison du 44, boulevard Longueville à Amiens qui deviendra par la suite le boulevard Jules Verne. L’inhumation se déroulera au Cimetière de La Madeleine. Il existe une photographie du corbillard emportant le cercueil vers sa dernière demeure disponible sur le site des archives de la Somme. Le cimetière présente un domaine splendide, encore très préservé et d’un grand charme. Après une petite côte, on accède directement à la tombe de Jules Verne qui impressionne par sa monumentalité imprévue. Les images prises sur place ne traduisent jamais cette sensation qui, à elle seule, justifie largement le plaisir de la visite sur place.

Suivre les pas de l’aventurier Nadar

Ballon Le Géant, lors d’un gonflage en 1865

Très curieux des nouveautés techniques de son temps, Félix Tournachon, dit Nadar, né en 1820 à Paris, se lança avec passion dans le monde des ballons. Grâce aux frères Louis et Jules Godard, aéronautiers aguerris, il réalise près de Paris la première photographie aérienne en 1858, depuis un « vol captif » à 80 mètres au-dessus du Petit-Bicêtre. En 1863 il fait construire un immense ballon, Le Géant, haut de 40 mètres et contenant 6 000 m3 de gaz, dont les ascensions publiques devaient réunir de quoi financer les travaux de la Société. Le 4 octobre, le premier vol du Géant a lieu à Paris avec 13 personnes. Jules Verne rédige alors le texte À propos du Géant qui parait dans le Musée des familles. Le ballon perd rapidement de la hauteur et atterrit à Meaux, à moins de 100 kilomètres de Paris. Nadar recommencera alors plusieurs expériences du même type, participant au développement des premiers aéronefs. Les aventures de Nadar inspireront Jules Verne pour Cinq semaines en ballon écrit en 1862. Un des héros de De la Terre à la Lune et Autour de la Lune — romans parus en 1865 et 1869 — s’appelle d’ailleurs Michel Ardan, anagramme de Nadar. Vous pouvez voir l’atelier de Nadar à Paris, au 35 bd des Capucines à Paris.

Bientôt sur CoB :

  • Aventure au pôle Sud, comme le capitaine Nemo
  • Vol en Montgolfière, la vidéo
  • Voyage en Sibérie, sur les pas de Michel Strogoff
  • Le parcours du Tour du monde en 80 jours retracé


Bon à Savoir



Les fondements de l’UNESCO


L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (en anglais United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization, UNESCO) est une institution spécialisée de l’Organisation des Nations unies créée le la Seconde Guerre mondiale. L’UNESCO et son mandat pour la coopération intellectuelle internationale trouvent leurs racines dans la décision de la Société des Nations du d’élire une commission idoine.

Elle a pour objectif selon son acte constitutif de «contribuer au maintien de la paix et de la sécurité en resserrant, par l’éducation, la science et la culture, la collaboration entre nations, afin d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’Homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations unies reconnaît à tous les peuples».

La coopération politique et économique des gouvernements ne suffit pas à assurer l’adhésion durable et sincère des peuples. La paix doit être fondée sur le dialogue, la compréhension mutuelle ainsi que la solidarité intellectuelle et morale de l’humanité. Dans cet esprit, l’UNESCO développe des outils éducatifs pour aider chaque individu à vivre en tant que citoyen du monde. L’UNESCO travaille pour que chaque enfant et chaque adulte ait accès à une éducation de qualité. L’UNESCO renforce les liens entre les Nations en promouvant le patrimoine culturel et l’égalité de toutes les cultures.

L’UNESCO poursuit son action à travers cinq grands programmes : l’éducation, les sciences exactes, naturelles, sociales et humaines, la culture, la communication et l’information. Depuis 1972, la mise en place d’une liste du patrimoine mondial pour le patrimoine matériel, culturel et naturel a rendu beaucoup plus célèbres et visibles les actions de l’Organisation (>voir le texte complet de la Convention). Coexistent également une liste du patrimoine immatériel, une liste représentative et une liste de sauvegarde urgente. Les programmes de l’UNESCO contribuent également à la réalisation des objectifs de développement durable définis dans l’Agenda 2030 adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2015.


L’emblème et les logos


L’emblème du patrimoine mondial représente l’interdépendance de la diversité biologique et culturelle dans le monde. Il est utilisé pour identifier les biens protégés par la Convention du patrimoine mondial et inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, et représente les valeurs universelles que préconise la Convention.
Dessiné par l’artiste belge Michel Olyff, il a été adopté comme emblème officiel de la Convention du patrimoine mondial en 1978. Alors que le carré central symbolise les résultats de compétence humaine et d’inspiration, le cercle célèbre les cadeaux de la nature. L’emblème est rond, comme le monde, un symbole de protection globale pour le patrimoine de l’humanité.

 


La stratégie du comité du patrimoine mondial de l’UNESCO


En 1994, le Comité du patrimoine mondial lançait la Stratégie globale pour une Liste du patrimoine mondial équilibrée, représentative et crédible. Son objectif est de s’assurer que la Liste reflète bien la diversité culturelle et naturelle des biens de valeur universelle exceptionnelle. Vingt-deux ans après l’adoption de la Convention concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel, la Liste du patrimoine mondial présentait en effet un déséquilibre en ce qui concernait les types de biens et les régions géographiques représentés : sur les 410 biens inscrits, situés en grande majorité dans des pays développés et principalement en Europe, on comptait 304 sites culturels, mais seulement 90 sites naturels et 16 sites mixtes.

En adoptant la Stratégie globale, le Comité du patrimoine mondial entendait d’une part élargir la définition du patrimoine mondial pour qu’elle reflète davantage la diversité des trésors culturels et naturels de notre monde et, d’autre part, fournir un cadre global et une méthodologie concrète pour mettre en œuvre la Convention du patrimoine mondial. Dépassant le cadre étroit des définitions du patrimoine, cette nouvelle vision veut reconnaître et protéger les sites qui sont des preuves exceptionnelles de la coexistence de l’être humain et de la terre, des interactions entre les êtres humains, de la coexistence culturelle, de la spiritualité et de l’expression créatrice.

Les initiatives destinées à encourager les pays à adhérer à la Convention, à établir des Listes indicatives et à préparer des propositions d’inscription de biens appartenant à des catégories et à des régions actuellement peu représentées sur la Liste du patrimoine mondial, sont vitales pour la Stratégie globale.

Une étude globale, effectuée par l’ICOMOS entre 1987 et 1993, a révélé que l’Europe, les villes historiques et les monuments religieux, le christianisme, les époques historiques et l’architecture « élitiste » (par opposition à l’architecture vernaculaire) étaient sur-représentés sur la Liste du patrimoine mondial, alors que les cultures vivantes, et en particulier les « cultures traditionnelles », étaient sous-représentées. L’étude de l’ICOMOS montre que les causes des disparités de la Liste du patrimoine mondial entrent dans deux grandes catégories : structurelles, c’est-à-dire liées aux procédures d’inscription, ainsi qu’à la gestion et à la protection des biens culturels ; et qualitatives, c’est-à-dire liées à la façon dont les biens sont identifiés et évalués.

Depuis le lancement de la Stratégie globale, 39 nouveaux pays ont ratifié la Convention du patrimoine mondial, notamment un grand nombre de petits Etats insulaires du Pacifique, d’Etats arabes, de pays d’Europe de l’Est et d’Afrique. En dix ans, le nombre de pays signataires de la Convention du patrimoine mondial est passé de 139 à 178. Le nombre d’Etats parties qui ont soumis des Listes indicatives conformes au modèle élaboré par le Comité est passé de 33 à 132. De nouvelles catégories de sites du patrimoine mondial ont été encouragées, comme les paysages culturels, les itinéraires culturels, le patrimoine industriel, les déserts, les sites marins côtiers et les sites insulaires de petite taille.



Les critères de sélection


Pour figurer sur la Liste du patrimoine mondial, les sites doivent avoir une valeur universelle exceptionnelle et satisfaire à au moins un des dix critères de sélection. Ces critères sont expliqués dans les Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial qui est, avec le texte de la Convention, le principal outil de travail pour tout ce qui concerne le patrimoine mondial. Les critères sont régulièrement révisés par le Comité pour rester en phase avec l’évolution du concept même de patrimoine mondial. Les  dix critères de sélection actuels sont :

(i) : représenter un chef-d’œuvre du génie créateur humain ;

(ii) : témoigner d’un échange d’influences considérable pendant une période donnée ou dans une aire culturelle déterminée, sur le développement de l’architecture ou de la technologie, des arts monumentaux, de la planification des villes ou de la création de paysages;

(iii) : rapporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue ;

(iv) : offrir un exemple éminent d’un type de construction ou d’ensemble architectural ou technologique ou de paysage illustrant une ou des périodes significative(s) de l’histoire humaine ;

(v) : être un exemple éminent d’établissement humain traditionnel, de l’utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer, qui soit représentatif d’une culture (ou de cultures), ou de l’interaction humaine avec l’environnement, spécialement quand celui-ci est devenu vulnérable sous l’impact d’une mutation irréversible ;

(vi) : être directement ou matériellement associé à des événements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des œuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle (Le Comité considère que ce critère doit préférablement être utilisé en conjonction avec d’autres critères) ;

(vii) : représenter des phénomènes naturels ou des aires d’une beauté naturelle et d’une importance esthétique exceptionnelles ;

(viii) : être des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l’histoire de la terre, y compris le témoignage de la vie, de processus géologiques en cours dans le développement des formes terrestres ou d’éléments géomorphiques ou physiographiques ayant une grande signification ;

(ix) : être des exemples éminemment représentatifs de processus écologiques et biologiques en cours dans l’évolution et le développement des écosystèmes et communautés de plantes et d’animaux terrestres, aquatiques, côtiers et marins ;

(x) : contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation.

La protection, la gestion, l’authenticité et l’intégrité des biens sont également des considérations importantes. Depuis 1992, les interactions majeures entre les hommes et le milieu naturel sont reconnues comme constituant des paysages culturels.


Listes indicatives


Une liste indicative est un inventaire des biens que chaque Etat partie a l’intention de proposer pour inscription. Les Etats parties doivent donc inclure dans leur liste indicative des biens qu’ils considèrent comme étant un patrimoine culturel et/ou naturel de valeur universelle exceptionnelle susceptible d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial. A ce jour, plus de 1780 sites sont proposés sur les listes indicatives e plus de 178 pays.

Il est demandé aux Etats parties de présenter leur liste indicative en utilisant un Format pour la soumission d’une Liste indicative, en français ou en anglais, où figurent le nom des biens, leur emplacement géographique, une brève description des biens, une comparaison avec d’autres biens similaires, une justification de leur valeur universelle exceptionnelle et une brève déclaration d’authenticité et/ou d’intégrité. Ces listes ne doivent pas être considérées comme exhaustives et les Etats parties sont donc encouragés à réétudier et soumettre à nouveau leur liste indicative au moins tous les dix ans. Les propositions d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial ne seront examinées que si le bien proposé figure déjà sur la liste indicative de l’Etat partie. Une fois inscrit sur la Liste du patrimoine mondial, les biens sont retirés des Listes indicatives des Etats parties.

 

 


Expérimenter les inventions de Jules Verne



Suivre la conquête de l’Espace De la Terre à la Lune

Dans son roman De la Terre à la Lune, trajet direct en 97 heures 20 minutes paru en 1865, Jules Verne relate comment, après la fin de la guerre de Sécession, une association d’artilleurs et de scientifiques liés à l’industrie militaire tente d’envoyer sur la Lune un obus habité par trois hommes. Son imagination est aujourd’hui réalité, et nous vous invitons à découvrir un tir de fusée Ariane ou Soyouz à Kourou en Guyane… Cet lancement n’est pas d’ailleurs sans rappeler les Les Cinq Cents Millions de la Bégum, roman paru d’abord en feuilleton dans le Magasin d’éducation et de récréation en 1879, avant d’être repris en volume chez Hetzel, éditeur attitré de Verne. Dans ce roman, l’obus tiré par le canon de Stahlstadt et destiné à détruire France-Ville a acquis une telle vitesse qu’il ne peut retomber : il devient ainsi le premier satellite artificiel de la Terre, un peu comme le satellite Galileo mis sur orbite par Soyouz !

Explorer le monde sous-marin en scaphandre

Le scaphandre autonome imaginé par Jules Verne et son illustrateur dans Vingt Mille Lieues sous les mers n’est autre que l’appareil Rouquayrol-Denayrouze inventé quelques années avant que Verne eut commencé à écrire son roman. Heureusement, depuis, le scaphandre à bien évolué, notamment grâce au Commandant Cousteau. Et sur CameraOnBoard, on en a profité au maximum ! Découvrez nos itinéraires plongée ou nos conseils pour bien organiser vos aventures subaquatiques.

Embarquer sur le Nautilus ou son équivalent moderne

Le Nautilus est le sous-marin de fiction imaginé par Jules Verne pour son roman Vingt mille lieues sous les mers (1869). Le Capitaine Nemo est son commandant. Il est tout à la fois un laboratoire de recherche, un musée et un instrument de vengeance. Selon la description de Nemo au professeur Aronnax, « c’est un cylindre très allongé, à bouts coniques… la longueur de ce cylindre, de tête en tête, est exactement de soixante-dix mètres, et son bau, à sa plus grande largeur, est de huit mètres ». Vous aussi, découvrez l’univers des sous-marins, en embarquant à bord du sous-marin nucléaire S611, dit « le Redoutable », dans le port de Cherbourg. Le sous-marin est construit dans les années 60 et démilitarisé en 1992. En 20 ans de services, le sous-marin a effectué 51 patrouilles, 3 469 journées en mer, et 83 500 heures de plongée (soit 11 ans à la mer dont 10 en plongée). Il est aujourd’hui possible de le visiter. Si vous voulez restez dans vos rêves d’enfant, il vous reste la visite du Nautilus à Eurodisney !

Voler en hélicoptère à défaut de voler sur l’Albatros

Dans son roman « Robur le Conquérant » paru en 1886, Jules Verne conte l’histoire de Robur, un inventeur brillant qui provoque la colère des membres du Weldon-Institute, un club rassemblant tous ceux qui pouvaient s’intéresser à l’aérostatique, en disant que l’avenir appartient non pas aux ballons, mais aux machines volantes. Il construit alors l’Albatros, une machine volante mue par l’électricité, et emmène deux des membres du club dans un périple autour du monde à bord de son invention. C’est justement cet engin qui est le gigantesque « prédécesseur » de l’hélicoptère puisqu’il consiste en une plateforme s’envolant grâce à des hélices tenues en parallèle au sol. Lors d’un vol en hélicoptère alouette 2 par exemple, ou en admirant le vol de l’hélicoptère de combat Tigre, vous ne faites que profiter d’un vol sur l’Albatros en plus abouti !

Expérimenter une autre prédiction de Jules Verne sur les drones

Le roman « Paris au XXe siècle » a été écrit en 1860 par Jules Verne mais n’a été publié qu’en 1994, à titre posthume. En effet, à l’époque où il termine son ouvrage, son éditeur le refuse, jugeant qu’il nuirait à la réputation de l’auteur et ajoute ainsi « On ne croira pas aujourd’hui à vos prophéties ». Pourtant, quelques-unes de ces prophéties se sont bel et bien réalisées… Le roman retrace la vie d’un jeune homme de 16 ans qui cherche sa place dans le monde après avoir obtenu son diplôme. Lorsque ce dernier cherche à rejoindre l’armée, il réalise qu’il n’y a plus besoin de soldats pour faire la guerre, puisqu’elles sont toutes menées par des machines et des robots. En pilotant votre drone, à défaut de chercher du travail après votre diplôme, vous démontrez que Jules Verne avait vu juste !

Expérimenter une prédiction de Jules Verne en visualisant une holographie

Dans son livre « Le Château des Carpathes » publié en 1892, Jules Verne a fait une prédiction des plus étranges… Celle des performances artistiques holographiques ! En effet, dans ce roman, l’écrivain raconte l’histoire d’un baron vivant dans un château présumé hanté de Transylvanie. Lorsqu’un visiteur vient investiguer le lieu, il découvre qu’un chanteur d’opéra décédé depuis longtemps continue de se produire pour le baron. Finalement, il finit par comprendre qu’il s’agit en réalité d’une projection qui rejoue sans cesse une performance passée. Retrouvez cette technologie depuis apprivoisée sur votre téléphone portable, en construisant une pyramide holographique ou en achetant un smartphone développant cette technologie (RED).


Informations Générales



Parmi les sites internet de référence, nous vous proposons :

Pour se rendre au siège de l’UNESCO et visiter la boutique :

  • Le siège et sa boutique de l’UNESCO est situé au 7/9, place de Fontenoy – 75007 Paris.

Autres ressources :

Laissez un commentaire »

CameraOnBoard.fr : 1000 idées d'aventures et de voyages autour du monde, en vidéos. L'oeil de l'action avec les moyens du bord.