Patrimoine UNESCO – Thème

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Patrimoine UNESCO – Thème


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L’UNESCO a pour objectif selon son acte constitutif de contribuer au maintien de la paix et de la sécurité en resserrant, par l’éducation, la science et la culture, la collaboration entre nations, afin d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’Homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations unies reconnaît à tous les peuples.


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Les Meilleurs Spots du patrimoine UNESCO



Suivre les pas d’Indiana Jones dans le Petra antique

Pétra est une cité antique située au sud de l’actuelle Jordanie, entre la mer Rouge et la mer Morte, qui en constitue le pôle touristique majeur. Fondée vers la fin du VIIIe siècle avant J.C. par les Édomites, la cité est occupée vers le VIe avant J.C. par les Nabatéens qui lui font atteindre son apogée de par sa position de carrefour entre l’Arabie, l’Égypte et la Syrie-Phénicie, sur la route des caravanes transportant de l’encens d’Arabie, des soieries de Chine et des épices de l’Inde, un carrefour entre l’Arabie, l’Égypte et la Syrie-Phénicie. Tombé dans l’oubli à l’époque moderne, le site est redécouvert en 1812 par le monde occidental grâce à l’explorateur suisse Jean Louis Burckhardt, qui s’était fait passer pour un musulman en pèlerinage, pour tromper les Bédouins qui occupaient le site et le gardaient jalousement.

Les temples antiques de la Haute Egypte

Thèbes renferme les plus extraordinaires témoignages de l’histoire, de l’art et de la religion de l‘Égypte ancienne dont elle fut la capitale à son époque de plus grande splendeur. Des centaines de souverains, des pharaons aux empereurs romains, ont embelli la ville de monuments, d’obélisques et de sculptures. Le complexe monumental de Karnak, situé à 3 km environ de Louqsor, se compose de trois temples dont l’un est consacré à Mout, le deuxième au dieu guerrier Mentou et le troisième à Amon. L’édifice consacré au père des dieux résulte d’une série d’ingénieux projets d’agrandissement et de rénovation conçus par des pharaons soucieux de laisser après eux de magnifiques témoignages de leurs règnes.

Partir en pèlerinage au mégalithe de Stonehenge

Stonehenge, dont le nom signifie « pierres suspendues », est un des plus beaux monuments mégalithiques d’Europe. Il a été érigé en plusieurs étapes successives, entre le Néolithique et  l’Âge du Bronze (de -2800 à -1100 avant J.C.). Stonehenge se compose de trois ensembles concentriques de pierres. Stonehenge s’inscrit dans un ensemble beaucoup plus vaste, de plusieurs kilomètres, où sont mêlés sanctuaires, tumuli, habitats, formant la plus grande concentration de structures de ce type en Europe.

S’émerveiller devant les tours médiévales de San Gimignano

Alors que seules 14 maisons-tours originales ont subsisté, San Gimignano a conservé son ambiance et son apparence féodales, avec plusieurs palais remarquables des XIIe et XIVe siècles qui l’embellissent. La ville recèle également plusieurs chefs-d’œuvre de l’art italien des XIVe et XVe siècles qui se trouvent dans la cathédrale et dans d’autres édifices éminents, religieux et privés. Le centre historique de San Gimignano est un site culturel d’une valeur exceptionnelle, étant donné qu’il a précieusement conservé son homogénéité architecturale et son schéma urbain d’origine. Les édifices situés à l’intérieur de la double ceinture de murs fournissent un brillant exemple de l’architecture médiévale, influencée par les styles de Florence, Sienne et Pise du XIIe au XIVe siècle.

Visiter la capitale de l’Empire Romain

Fondée selon la légende par Romulus et Remus en 753 av. J.-C., la ville de Rome a d’abord été le centre de la République romaine, puis de l’Empire romain. À la Rome antique succéda la Rome chrétienne à partir du IVe siècle. La ville chrétienne fut construite au-dessus de la ville antique, ses espaces, édifices et matériaux étant réutilisés À partir du XVe siècle, les papes encouragèrent un profond renouvellement de la ville et de son image, reflétant l’esprit du clarissime de la Renaissance et, plus tard, celui du Baroque. Depuis sa fondation, Rome a été constamment associée à l’histoire de l’humanité.

Se rafraîchir dans les jardins des Emirs à l’Alhambra

Grenade fait partie du triangle Andalou, avec Séville et Cordoue. Elle fut la capitale du dernier royaume musulman de la péninsule ibérique, définitivement reconquise en 1492 par les Chrétiens. Haut lieu culturel et touristique, Grenade abrite notamment le célèbre palais de l’Alhambra. L’ensemble fortifié couvre le plateau qui domine la ville moderne de Grenade. Elle comprend notamment une citadelle du XIIIe siècle, l’Alcazaba, le célèbre palais des émirs nasrides du XIIe-XVe siècle, le palais d’été du Généralife et ses jardins, et le palais de Charles Quint, élevé au XVIe et XVIIe siècle.

Visiter les appartements secrets du Roi Soleil à Versailles

Le château royal de Versailles constitue l’une des plus belles réalisations de l’art français au XVIIe siècle. Symbole de l’absolutisme royal et pure incarnation de l’art classique français, le château est un écrin qui n’a cessé de s’agrandir et qui a accueilli les rois de France jusqu’à la Révolution française. Dans les années 1670, Louis XIV fait aménager les Grands Appartements du Roi et de la Reine, puis fait créer par Mansart un espace exceptionnel de réception et de parade, devenu un lieu emblématique et mondialement connu :  la Galerie des Glaces. Au XVIIIe siècle, le château est agrémenté d’une chapelle royale et d’un opéra royal. Il comptabilise aujourd’hui 2300 pièces, réparties sur 63 154 m². Après la Révolution, le château perd sa vocation de siège officiel du pouvoir.

Gravir les marches de la Grande Muraille de Chine

La première muraille de Chine a été édifiée en 221 av. J.-C. par Shi Huangdi,  qui a achevé l’unification de la Chine, et s’est proclamé premier empereur en fondant la dynastie Qin. Entre le IIIe siècle et le XVIIe siècle, la muraille est détruite et reconstruite à plusieurs reprises, et en plusieurs endroits. Elle constitue aujourd’hui la structure architecturale la plus importante jamais construite par l’Homme à la fois en longueur, en surface mais aussi en masse. Actuellement, le nom de « Grande Muraille » désigne la partie construite en brique durant la dynastie Ming, qui part de Shanhaiguan sur le territoire de la ville de Qinhuangdao dans la province du Hebei à l’Est pour arriver à Jiayuguan dans la province du Gansu à l’Ouest. Sa longueur actuelle est d’environ 6 700 km, et sa longueur originelle est estimée à 21 196,18 km en prenant en compte les parties détruites, les défenses naturelles et les fossés.

Parcourir le pont du Gard, plus haut Pont Aqueduc du monde romain

L’aqueduc a probablement été bâti dans la première moitié du Ier siècle après J.C. et aurait cessait de fonctionner au début du VIe siècle, après que les premiers problèmes dus à l’entretien aient été constatés au IVe siècle. Il assurait la continuité d’un l’aqueduc romain qui conduisait l’eau de la Fontaine d’Eure à Nîme, long de 52 km. Haut de 48,7 m sur trois étages, et encore long aujourd’hui de 275 m – pour 360 m de long à l’origine – , le pont à perdu 12 archespar rapport à sa conception d’origine.

Visiter Dubrovnik, la capitale de la magnificiente république de Raguse

Dès sa fondation, la ville est placée sous la protection de Byzance. En 980, la ville devient le siège d’un évêché. À l’instar de Venise, dont elle devient concurrente, Raguse sait tirer parti de sa position côtière pour développer un commerce maritime lucratif. Durant les XVe et XVIe siècles, Raguse développe son commerce entre l’Europe ottomane et les ports de la Méditerranée. Au XVIe siècle, la flotte de commerce de la République compte 160 navires.

Explorer le tombeau du premier empereur de Chine à Xi’An

A l’Est de Xi An, ancienne capitale de la Chine, s’élève le tumulus isolé et sans doute jamais violé du premier empereur de Chine. A 1km de ce tertre, en 1974, des paysans creusent un puits et font l’étrange découverte de quatre guerriers en argile. Ils viennent alors, par hasard, de mettre à jour ce qui sera une des plus grandes découvertes archéologiques de cette fin de siècle : près de 6000 soldats, en ordre de bataille, tous différents, portant de véritables armes en bronze, repartis dans plusieurs fosses sur plus de 14 000 m² de structures, formant la garde ultime de l’au-delà de l’empereur Qui Qhihuangdi.

 



D’autres spots à conseiller


Voici d’autres idées pour continuer à découvrir le patrimoine inscrit sur la liste de l’UNESCO.

Explorer le cœur Néolithique des Orcades

Les îles Orcades sont situées à 15 km au nord de la côte écossaise. Le groupe de monuments formant le cœur néolithique des Orcades se situe sur l’île de Mainland. Il représente un remarquable témoignage de la vie dans cet archipel isolé il y a 5000 ans. Constitué du foyer de peuplement exceptionnellement préservé de Skara Brae, de la grande tombe à chambres funéraires de Maeshowe, des deux cercles de pierres dans des enclos rituels de Stennes et Brodgar, et de divers autres sites d’habitats, funéraires et cérémoniels, le cœur néolithique des Orcades fait partie incontestablement des sites néolithiques les plus importants d’Europe de l’Ouest.

Visiter la ville de Kotor

La vieille ville de Kotor, entourée d’une impressionnante muraille de défense, est particulièrement bien préservée et classée sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Bien que la ville soit d’une superficie réduite, les murs d’enceinte, récemment restaurés, ont une longueur totale de 4,5 kilomètres, pour une hauteur de 15 mètres et jusqu’à 20 mètres de largeur. En effet, ces murailles s’élèvent jusqu’au bastion Saint-Jean, situé à une altitude de 280 mètres au-dessus de la ville et du niveau de la mer.

Visiter le palais de Dioclétien à Split

La ville de Split est la seconde ville la plus peuplée de Croatie et le siège du Comitat de Split-Dalmatie. Elle s’est établie à l’intérieur, puis autour de l’immense palais de l’empereur romain Dioclétien, construit entre 294 et 305, qui s’étendait sur une surface de 39 000 m². Ce palais, outre les bâtiments résidentiels, comprenait thermes, bibliothèque, temple dédié à Jupiter, caserne abritant une garde, et était fermé d’une enceinte quadrangulaire de 215 mètres sur 280 mètres, flanquée aux angles et percée de quatre portes monumentales.

Redécouvrir la ville mythique de Troie

Troie (en grec ancien Τροία / Troía), situé en Turquie, est la cité antique où s’est jouée la guerre légendaire opposant troyens et grecs, rapportée par Homère dans  l’Iliade. L’origine de la guerre de Troie est l’enlèvement par Pâris, prince troyen, d’Hélène, épouse de Ménélas, roi de Sparte. Pour punir les Troyens, les rois grecs se coalisent et mettent le siège devant la cité. Au bout de dix ans de siège, les Grecs pénètrent dans la ville grâce à une ruse d’Ulysse : feignant d’avoir fui, les grecs laissent aux troyens un immense cheval en bois, supposé être une offrande aux dieux, mais dans lequel des soldats sont en réalité cachés. Les troyens trainent alors le cheval dans leur cité, et à la nuit tombée, les soldats grecs en sortent et prennent la ville.

Découvrir les cinq Rathas de Mahabalipuram

Le site archéologique présente les vestiges d’un exceptionnel sanctuaire, sur la côte de Coromandel. Il a été fondé entre le VIIe et VIIIe siècles par les souverains de Pallava. Creusé dans le roc, on peut y observer cinq grandes catégories de monuments : les rathas (temples en forme de chars processionnels, taillés dans la pierre, émergeant du sable), les mabdapas (sanctuaires rupestres, aménagés dans des salles dont les murs sont couverts de bas-reliefs), des temples en pierre taillées (comme le temple du Rivage, avec sa tour pyramidale, ses marches hautes et ses milliers de sculptures, qui bien que usé par le temps, est considéré comme l’apogée de l’art Pallava), des rathas monolithiques (de formes variées, de un à trois étages) et des reliefs sur roche en plein air (représentant l’iconographie traditionnelle de Shiva).

Découvrir les temples vivants des Chola

Les grands temples des Chola constituent un témoignage exceptionnel de l’architecture et de la politique de l’empire Chola et de la civilisation des Tamouls en Inde du Sud. Le site se compose de trois grands temples, construits entre le XIe et le XIIe siècles. Ces temples témoignent des brillantes civilisations de l’ère Chola, notamment en termes d’architecture, peinture, sculpture et statuaire de bronze. Ils ont en plus l’originalité d’être encore en activité, ce qui pimente un peu la visite !

Visiter le site archéologique Maya de Tulum

La cité maya, fondée probablement vers 564, est posée sur une pointe rocheuse qui domine une mer turquoise fermée par le deuxième plus grand récif corallien du monde ; elle est la seule cité maya construite en bord de mer. Initialement baptisée Zama (« aurore », le « lieu où le soleil se lève »), elle est peu à peu occupée par les Poutouns, un peuple de commerçants-navigateurs. Plus tard, la présence et l’influence des Toltèques atteint la côte des Caraïbes et la cité ; une partie des constructions de Tulum en témoigne, par le biais de caractéristiques propres à cette nouvelle culture, sous forme de sculptures, de peintures murales et de moulages en stuc, reprenant notamment le culte de Quetzalcóatl, représenté fréquemment sur le site sous sa forme matinale, Vénus, les pieds dirigés vers le ciel.

Visiter les monastères peints fortifiés de la Moldavie

La Moldavie est devenue un état indépendant au XIVe siècle ; son apogée se situe pendant les croisades d’Etienne le Grand contre les Ottomans (1457-1504) et celles de Pierre Rares (1527-38, 1541-46). Cette période a également assisté à l’éclosion d’un grand mouvement culturel dont les églises aux murs extérieurs peints sont la plus étonnante manifestation. Une grande tradition chrétienne consistant à décorer l’extérieur des églises s’est alors développée en Moldavie à la fin du XVe siècle, au point que l’intégralité des façades se trouva ainsi recouverte de peintures.

Explorer la ville troglodytique de la reine Tamar à Vardzia

Vardzia (en géorgien : ვარძია) est un ensemble archéologique troglodytique. Le site se situe au sud de la Géorgie, sur la Montagne Erusheti à la rive gauche du fleuve Mtkvari et à 30 km d’Aspindza et à 12 km de la Turquie. Fondée en partie par la grande reine géorgienne, Tamar, la ville fut à la fois un centre monastique, intellectuel et militaire dès le XIIe siècle. Ruinée par la guerre et les séismes, la ville est labyrinthique, creusée sur la paroi d’une gigantesque colline, dans laquelle s’enchevêtrent grottes et passages souterrains. Les grottes s’étirent le long de la falaise sur environ cinq cents mètres et s’étagent sur une partie jusqu’à dix-neuf niveaux. Le site comportait plus de 3000 grottes, reliées entre elles par un système complexe de tunnels, et pouvaient accueillir jusqu’à 5000 personnes. La légende prétend que le palais royal comptait 360 pièces, une pour chaque jour de l’année.

Percer le secret des tombes Thraces

La réserve historique et archéologique de Sboryanovo couvre la partie Ouest du plateau de Ludogorie, le long de la rivière Krapinets, entre les villages de Malak Porovets et de Sveshtari. La réserve présente un site unique, composé de villages, de sanctuaires et de cimetières de l’Antiquité. La découverte la plus importante au sein de la réserve historique et archéologique de Sboryanovo est le tombeau royal thrace de Sveshtari. Les décorations et l’architecture de la tombe sont considérées comme uniques, avec des fresques et des cariatides polychromes mi-humaines, mi-végétales. Elles constituent de remarquables vestiges de la culture des Gètes, un peuple Thrace qui fut en contact avec les mondes hellénistiques et Hyperboréens.

Observer les 6000 gravures rupestres préhistoriques de Gobustan

La réserve abrite environ 6000 gravures rupestres qui décrivent des scènes fascinantes de la vie préhistorique dans le Caucase. Les gravures, exécutées durant les 40 000 dernières années, représentent des hommes chassant, des batailles, des femmes dansantes, des bateaux, des guerriers armés de lances, des combats de taureaux, des bateaux chargés de soldats, des caravanes de chameaux, le soleil et les étoiles, et des scènes de la vie quotidienne. Il existe également une inscription de la XIIe Légion Fulminata, gravée entre 51 et 96 après J.C. pour commémorer le passage de l’armée romaine sur ce lieu mythique.

Explorer les tombes des Rois à Paphos à Chypre

Les Tombes des Rois, à Kato Paphos, sont des aménagements monumentaux sépulcraux creusés dans la roche ; certaines de ces tombes sont décorées de piliers doriques, et organisées telles des atrium. Réparties sur une aire très vaste, ces impressionnantes tombes rupestres remontent au IVe siècle av. J.-C. Ce sont celles de personnages de haut rang, et non de rois, mais leur magnificence a valu son nom au lieu.

Visiter la vieille ville de Bakou au bord de la Caspienne

La ville de Bakou est la capitale de l’Azerbaïdjan. Dans la seconde moitié du IXe siècle, Bakou est intégrée à l’État des Chirvanchahs. En 1501, Shah Ismaïl prend la ville et Bakou devient une partie de l’État séfévide. En 1578, l’armée ottomane envahit Bakou. En 1607, la ville passe de nouveau sous l’autorité des Séfévides. Le renforcement du pouvoir central au XVIIe siècle donne une impulsion au développement de la ville, et la péninsule d’Abşeron devient une référence en terme de production de tapisseries.

Rendre visite au Grand Maître des chevaliers de Rhodes

La vieille ville de Rhodes a été fondée en 408 avant J.C. par le synœcisme de Lindos, de Kamiros et de Ialyssos. Son célèbre plan en damier fut réalisé par Hippodamos de Milet. La vieille cité byzantine fut agrandie et fortifiée par les chevaliers de Saint-Jean, qui la conservent de 1309 à 1523. Chef-d’œuvre d’architecture militaire, les fortifications reconstruites par l’ordre vers la moitié du XIVe siècle sur le tracé byzantins, sont renforcées après le siège des Egyptiens, celui des turcs de 1480 et après le tremblement de terre de l’année suivante. La place tombe aux mains de Soliman le Magnifique, en 1523, après un siège de 6 mois menés par 100 000 turcs.

Gravir l’escalier au Lion des demoiselles de Sigiriya au Sri Lanka

Sigirîya, le « rocher du lion » est un site archéologique majeur du Sri Lanka. Ancienne capitale royale, le site est occupé au moins depuis le IIe siècle av. J.-C. L’accès au rocher n’est possible que par la face sud. Après être passé sous une voûte rocheuse naturelle, une volée de marches permet d’accéder sur la face sud du rocher à partir de cet endroit, les marches sont beaucoup plus irrégulières et l’ascension plus difficile. Arrivée à mi-hauteur, il est indispensable d’emprunter un escalier en bois qui permet d’accéder à une large anfractuosité de la roche où se trouvent les peintures représentant les demoiselles de Sigîriya. Arrivé à la dernière terrasse, il est nécessaire de passer entre les pattes d’un gigantesque lion sculpté dans la roche, qui impose sa majesté sur toute la vallée en contrebas. Au sommet, le visiteur découvre le palais du roi, la piscine et les jardins, et les citernes.

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Encore des dizaines de sites UNESCO à venir !


Bon à Savoir



Les fondements de l’UNESCO


L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (en anglais United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization, UNESCO) est une institution spécialisée de l’Organisation des Nations unies créée le la Seconde Guerre mondiale. L’UNESCO et son mandat pour la coopération intellectuelle internationale trouvent leurs racines dans la décision de la Société des Nations du d’élire une commission idoine.

Elle a pour objectif selon son acte constitutif de «contribuer au maintien de la paix et de la sécurité en resserrant, par l’éducation, la science et la culture, la collaboration entre nations, afin d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’Homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations unies reconnaît à tous les peuples».

La coopération politique et économique des gouvernements ne suffit pas à assurer l’adhésion durable et sincère des peuples. La paix doit être fondée sur le dialogue, la compréhension mutuelle ainsi que la solidarité intellectuelle et morale de l’humanité. Dans cet esprit, l’UNESCO développe des outils éducatifs pour aider chaque individu à vivre en tant que citoyen du monde. L’UNESCO travaille pour que chaque enfant et chaque adulte ait accès à une éducation de qualité. L’UNESCO renforce les liens entre les Nations en promouvant le patrimoine culturel et l’égalité de toutes les cultures.

L’UNESCO poursuit son action à travers cinq grands programmes : l’éducation, les sciences exactes, naturelles, sociales et humaines, la culture, la communication et l’information. Depuis 1972, la mise en place d’une liste du patrimoine mondial pour le patrimoine matériel, culturel et naturel a rendu beaucoup plus célèbres et visibles les actions de l’Organisation (>voir le texte complet de la Convention). Coexistent également une liste du patrimoine immatériel, une liste indicative et une liste de patrimoines en péril. Les programmes de l’UNESCO contribuent également à la réalisation des objectifs de développement durable définis dans l’Agenda 2030 adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2015.


L’emblème et les logos


L’emblème du patrimoine mondial représente l’interdépendance de la diversité biologique et culturelle dans le monde. Il est utilisé pour identifier les biens protégés par la Convention du patrimoine mondial et inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, et représente les valeurs universelles que préconise la Convention.
Dessiné par l’artiste belge Michel Olyff, il a été adopté comme emblème officiel de la Convention du patrimoine mondial en 1978. Alors que le carré central symbolise les résultats de compétence humaine et d’inspiration, le cercle célèbre les cadeaux de la nature. L’emblème est rond, comme le monde, un symbole de protection globale pour le patrimoine de l’humanité.

 


La stratégie du comité du patrimoine mondial de l’UNESCO


En 1994, le Comité du patrimoine mondial lançait la Stratégie globale pour une Liste du patrimoine mondial équilibrée, représentative et crédible. Son objectif est de s’assurer que la Liste reflète bien la diversité culturelle et naturelle des biens de valeur universelle exceptionnelle. Vingt-deux ans après l’adoption de la Convention concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel, la Liste du patrimoine mondial présentait en effet un déséquilibre en ce qui concernait les types de biens et les régions géographiques représentés : sur les 410 biens inscrits, situés en grande majorité dans des pays développés et principalement en Europe, on comptait 304 sites culturels, mais seulement 90 sites naturels et 16 sites mixtes.

En adoptant la Stratégie globale, le Comité du patrimoine mondial entendait d’une part élargir la définition du patrimoine mondial pour qu’elle reflète davantage la diversité des trésors culturels et naturels de notre monde et, d’autre part, fournir un cadre global et une méthodologie concrète pour mettre en œuvre la Convention du patrimoine mondial. Dépassant le cadre étroit des définitions du patrimoine, cette nouvelle vision veut reconnaître et protéger les sites qui sont des preuves exceptionnelles de la coexistence de l’être humain et de la terre, des interactions entre les êtres humains, de la coexistence culturelle, de la spiritualité et de l’expression créatrice.

Les initiatives destinées à encourager les pays à adhérer à la Convention, à établir des Listes indicatives et à préparer des propositions d’inscription de biens appartenant à des catégories et à des régions actuellement peu représentées sur la Liste du patrimoine mondial, sont vitales pour la Stratégie globale.

Une étude globale, effectuée par l’ICOMOS entre 1987 et 1993, a révélé que l’Europe, les villes historiques et les monuments religieux, le christianisme, les époques historiques et l’architecture « élitiste » (par opposition à l’architecture vernaculaire) étaient sur-représentés sur la Liste du patrimoine mondial, alors que les cultures vivantes, et en particulier les « cultures traditionnelles », étaient sous-représentées. L’étude de l’ICOMOS montre que les causes des disparités de la Liste du patrimoine mondial entrent dans deux grandes catégories : structurelles, c’est-à-dire liées aux procédures d’inscription, ainsi qu’à la gestion et à la protection des biens culturels ; et qualitatives, c’est-à-dire liées à la façon dont les biens sont identifiés et évalués.

Depuis le lancement de la Stratégie globale, 39 nouveaux pays ont ratifié la Convention du patrimoine mondial, notamment un grand nombre de petits Etats insulaires du Pacifique, d’Etats arabes, de pays d’Europe de l’Est et d’Afrique. En dix ans, le nombre de pays signataires de la Convention du patrimoine mondial est passé de 139 à 178. Le nombre d’Etats parties qui ont soumis des Listes indicatives conformes au modèle élaboré par le Comité est passé de 33 à 132. De nouvelles catégories de sites du patrimoine mondial ont été encouragées, comme les paysages culturels, les itinéraires culturels, le patrimoine industriel, les déserts, les sites marins côtiers et les sites insulaires de petite taille.



Les critères de sélection


Pour figurer sur la Liste du patrimoine mondial, les sites doivent avoir une valeur universelle exceptionnelle et satisfaire à au moins un des dix critères de sélection. Ces critères sont expliqués dans les Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial qui est, avec le texte de la Convention, le principal outil de travail pour tout ce qui concerne le patrimoine mondial. Les critères sont régulièrement révisés par le Comité pour rester en phase avec l’évolution du concept même de patrimoine mondial. Les dix critères de sélection actuels sont :

(i) : représenter un chef-d’œuvre du génie créateur humain ;

(ii) : témoigner d’un échange d’influences considérable pendant une période donnée ou dans une aire culturelle déterminée, sur le développement de l’architecture ou de la technologie, des arts monumentaux, de la planification des villes ou de la création de paysages;

(iii) : rapporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue ;

(iv) : offrir un exemple éminent d’un type de construction ou d’ensemble architectural ou technologique ou de paysage illustrant une ou des périodes significative(s) de l’histoire humaine ;

(v) : être un exemple éminent d’établissement humain traditionnel, de l’utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer, qui soit représentatif d’une culture (ou de cultures), ou de l’interaction humaine avec l’environnement, spécialement quand celui-ci est devenu vulnérable sous l’impact d’une mutation irréversible ;

(vi) : être directement ou matériellement associé à des événements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des œuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle (Le Comité considère que ce critère doit préférablement être utilisé en conjonction avec d’autres critères) ;

(vii) : représenter des phénomènes naturels ou des aires d’une beauté naturelle et d’une importance esthétique exceptionnelles ;

(viii) : être des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l’histoire de la terre, y compris le témoignage de la vie, de processus géologiques en cours dans le développement des formes terrestres ou d’éléments géomorphiques ou physiographiques ayant une grande signification ;

(ix) : être des exemples éminemment représentatifs de processus écologiques et biologiques en cours dans l’évolution et le développement des écosystèmes et communautés de plantes et d’animaux terrestres, aquatiques, côtiers et marins ;

(x) : contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation.

La protection, la gestion, l’authenticité et l’intégrité des biens sont également des considérations importantes. Depuis 1992, les interactions majeures entre les hommes et le milieu naturel sont reconnues comme constituant des paysages culturels.


Listes indicatives


Une liste indicative est un inventaire des biens que chaque Etat partie a l’intention de proposer pour inscription. Les Etats parties doivent donc inclure dans leur liste indicative des biens qu’ils considèrent comme étant un patrimoine culturel et/ou naturel de valeur universelle exceptionnelle susceptible d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial. A ce jour, plus de 1780 sites sont proposés sur les listes indicatives de plus de 178 pays. Pour bien préparer votre expérience de voyage, ces listes sont d’une incroyable richesse, proposant des sites de haute qualité, parfois encore inconnus du grand public.

 


Expérimenter le patrimoine immatériel



En 2003, 137 États ont signé, lors d’une conférence générale de l’UNESCO, la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui se se décline selon les thèmes suivants :

  1. les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel ;
  2. les arts du spectacle ;
  3. les pratiques sociales, rituels et événements festifs ;
  4. les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ;
  5. les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.

En 2008, 90 pratiques – anciennement chefs-d’œuvre – sont inscrites sur cette liste. Puis de 2009 à 2014, ce sont 224 pratiques qui la complètent, soit un total de 314 éléments sur la Liste représentative. La liste actuelle est disponible ici. Quoi de mieux pour concevoir une expérience du patrimoine ?

L’art du pizzaiolo napolitain

La tradition de la crèche (szopka) à Cracovie

Les savoir-faire du meunier liés à l’exploitation des moulins à vent et à eau

La tournée de maison en maison des Kurenti

Les savoir-faire liés au parfum en Pays de Grasse : la culture de la plante à parfum, la connaissance des matières premières naturelles et leur transformation, l’art de composer le parfum

Le chakan, art de la broderie en République du Tadjikistan

Connaissances et savoir-faire traditionnels liés à la fabrication des yourtes kirghizes et kazakhes (habitat nomade des peuples turciques)

La tradition et la culture du palov

L’argan, pratiques et savoir-faire liés à l’arganier

La culture et la tradition du café turc

Les processions de structures géantes portées sur les épaules

Le xooy, une cérémonie divinatoire chez les Serer du Sénégal

Le fest-noz, rassemblement festif basé sur la pratique collective des danses traditionnelles de Bretagne

La facture et la pratique musicale du tar, instrument à cordes à long manche

L’équitation de tradition française

Le Fado, chant populaire urbain du Portugal

Le Mariachi, musique à cordes, chant et trompette

L’imprimerie chinoise à caractères mobiles en bois

L’opéra de Pékin

L’art des croix de pierre arméniennes. Symbolisme et savoir-faire des Khachkars

Le compagnonnage, réseau de transmission des savoirs et des identités par le métier

Le repas gastronomique des Français

Le savoir-faire de la dentelle au point d’Alençon

Le Sinjska Alka, un tournoi de chevalerie à Sinj

La cuisine traditionnelle mexicaine – culture communautaire, vivante et ancestrale, le paradigme de Michoacán

L’art et le symbolisme traditionnels du kelaghayi, fabrication et port de foulards en soie pour les femmes

La dentellerie aux fuseaux en Slovénie

La calligraphie chinoise

La sériciculture et l’artisanat de la soie en Chine

La tapisserie d’Aubusson

La tradition du tracé dans la charpente française

L’ensemble d’instruments à vent et à percussion de Xi’an

Le langage sifflé de l’île de la Gomera (îles Canaries), le Silbo Gomero

Le Cantu in paghjella profane et liturgique de Corse de tradition orale

Les tours humaines

Géants et dragons processionnels de Belgique et de France

La méthode géorgienne de vinification à l’ancienne dans des kvevris traditionnels

La sauvegarde de la culture du carillon : préservation, transmission, échange et sensibilisation

Le lavash : préparation, signification et aspect du pain traditionnel en tant qu’expression culturelle en Arménie

La culture de la bière en Belgique

Les fêtes indigènes dédiées aux morts

L’art de la construction en pierre sèche : savoir-faire et techniques

Le chant polyphonique géorgien

L’espace culturel du Sosso-Bala

Géants et dragons processionnels de Belgique et de France

El Güegüense

L’espace culturel de la place Jemaa el-Fna

Le carnaval de Binche

L’espace culturel des Bedu de Petra et Wadi Rum


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