Sports Aériens – Thème

2 086 vues Nico 19 mars 2019 0
Sports Aériens – Thème

Suivez-nous dans nos expériences de Sports Aériens, en suivant l’itinéraire conseillé et testé par CameraOnBoard.


Itinéraire conseillé sur le thème Sports Aériens


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Vous vivez la tête dans les nuages et ne pensez qu’à une chose, quitter le plancher des vaches ? Nous avons ici de quoi vous satisfaire ! A la rencontre d’Icare, dans les cieux, découvrez nos idées pour vous envoyer en l’air, ou pour vous prendre un bon Airtime !

 


La vidéo de Teasing CoB – Sports Aériens


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Les Meilleurs Spots & Expériences de Sports Aériens



Pratiquer la chute libre à 4000 mètres

Tenté par le grand saut ? Émotions garanties ! Après avoir franchi la porte de l’avion à 4000 mètres, vous atteindrez la vitesse de 180 km/h. La chute libre dure environ 1 minute. A 1800 mètres, l’ouverture du parachute vous fera passer, assez brutalement et non sans mal, à 40 km/h… Il ne reste plus qu’à conduire sa voile et se poser, au bon endroit, c’est à dire ni dans la carrière, ni dans la ligne à haute tension, ni sur l’autoroute, ni dans le lac, ni dans les arbres, ni sur la piste de l’aérodrome, ni sur le toit du hangar…

Tenter la chute libre… in vitro, en soufflerie à Aerokart !

Le même effet de vol que le parachutisme, sans les effets de l’accélération, et le risque en moins (au pire, vous vous écraserez les doigts ou le casque contre les murs vitrés). Le simulateur de chute libre offre les sensations réelles de la chute libre, mais sans l’appréhension du vide. Le dispositif se compose d’un immense cylindre où souffle un vent vertical de 250 km/heure, qui permet de décoller et de voler seulement avec son corps. Nous voilà donc aux antipodes du saut à l’élastique ! En France, la soufflerie Aerokart d’Argenteuil constitue un excellent spot d’expérimentation.

Se prendre pour superman et atteindre les 100 km/h en tyrolienne à Châtel

Pour réussir cette performance, nous avons eu recours au «fantasticable», une impressionnante tyrolienne bien pensée, à Châtel, dans les Alpes. Après une pesée destinée à calibrer la puissance de l’élastique d’arrêt pour l’atterrissage, nous avons pris place en position superman, pour atteindre la vitesse de 100 km/h sur deux segments, le premier de 1200 mètres puis le second de 1325 mètres, à une hauteur de 240 mètres au-dessus de la vallée de Châtel. Les sensations sont plaisantes, très proches de celles d’un vol ; on s’est surpris à se prendre pour un oiseau de proie, survolant une vallée savoyarde.

Enjamber le parapet du viaduc de Cluis pour sauter à l’élastique

Une façon plus rapide que la chute libre de tester l’effet de la pesanteur : le saut à l’élastique. Parti d’un pont d’au moins 50 mètres de haut, vous chuterez, tête en avant (obligatoire), mais uniquement après avoir pris la décision d’enjamber le parapet du pont (et choisir, c’est renoncer, paraît il…), un élastique attaché aux chevilles. Il faut un peu de courage, mais c’est une bonne mise en jambe avant de tester la chute libre.

Faire un vol en paramoteur au-dessus de la Bourgogne

Le paramoteur est un aéronef de la catégorie des aérodynes. Il se compose d’une voile de parapente, pouvant atteindre 40m² en biplace, et d’un moteur léger intégré à une cage de protection, portée sur le dos du pilote. Une hélice offre la poussée nécessaire pour décoller à partir du sol plat et s’adapter aux besoins du pilote. Le décollage se fait à pied, ou assis dans un chariot équipé de roues. Sa vitesse de déplacement par rapport au sol est d’environ 40 km/h et peut atteindre 60 km/h. Un plein d’essence permet environ 4 heures de vol, et de parcourir parfois jusqu’à 250 km.

Faire un vol en deltaplane au-dessus du Lac d’Annecy

Le deltaplane ou aile delta est une aile en forme de delta, autostable pendant son vol, et qui se pilote en mode pendulaire, comme un ULM. Le départ de fait sur un plan très incliné, en courant, jusqu’au décollage. Tenu par un baudrier, vous placerez ensuite vos pied sur un trapèze, qui vous assurera une position horizontale lors du vol. Un triangle pendulaire vous permettra alors de modifier votre trajectoire. Si le vol est sensationnel, la prise de vitesse l’est également, car la trajectoire du delta est un peu… celle d’un avion en papier. L’atterrissage est aussi périlleux que le décollage, et il n’est pas rare de le finir à plat ventre…

Faire un vol parapente en plaine, avec un décollage au treuil !

Le parapente est composé d’une aile à caisson, en tissu léger, à laquelle une sellette est suspendue par des suspentes. L’activité, dérivée du parachute, se rapproche aujourd’hui plus d’autres pratiques de sports aériens, comme le vol à voile ou le deltaplane.

Le vol requiert normalement un plan incliné pour le décollage, avec un certain dénivelé. Il est également possible, comme le montre cette vidéo, de décoller en plaine en étant tracté par un treuil à moteur, pratique qui demande une mise en œuvre et des connaissances spécifiques : en effet, tout écart latéral du pilote par rapport au plan de tracté peut conduire à un verrouillage, le système voile/treuil étant par nature instable latéralement dès qu’il est sous tension. Une fois l’altitude souhaitée attente, le parapentiste largue alors la corde reliée au treuil, cette dernière redescendant avec un parachute pour éviter un effet de fouet sur le treuilleur ; le pilote du parapente peut alors s’offrir un vol classique.



D’autres spots & expériences à conseiller


Voici d’autres idées pour continuer à découvrir les Sports Aériens.

Faire un vol en parasailing au dessus de la mer à Juan les Pins

Le parachute ascensionnel, ou « parasailing », est une activité aérienne qui consiste à utiliser une voile tractée par un bateau à grande vitesse, pour pouvoir s’élever dans les airs. Le principe est le même que celui du parapente, basé sur l’utilisation de courants d’air ascendants. Le décollage s’effectue par ascension, l’air s’engouffrant progressivement dans la voilure. Pour cette expérience de vol, aucune compétence de pilotage n’est nécessaire, car votre rôle sera principalement celui d’un passager passif. Vous n’avez donc qu’à profiter du paysage, des sensations, et à gérer les tentatives malicieuses de votre pilote de bateau, qui n’hésitera probablement pas à vous faire raser la surface de l’eau, voire à vous faire boire la tasse…

Piloter un planeur à Coulommiers

Le planeur est un aéronef sans moteur. Il permet de parcourir de grandes distances (au-delà de 300 km) en utilisant les ascendances et courants thermiques. Après un brief sur les principes de pilotage et les instruments de bord, vous enfilerez votre parachute de secours, et vous installerez à bord. Attaché par un filin, le planeur sera tracté jusqu’à une altitude proche de 800 mètres par un avion, puis, libéré, volera de ses propres ailes. Le meilleur moment est à venir : piloter… Le poser se fait sans encombre après 25-30 minutes de vol, sur une piste en herbe.

Voler en ULM pendulaire à Meaux

L‘Ultra Léger Motorisé (ULM) pendulaire est un aéronef monomoteur, de moins de 75 kW, sustenté par une voilure souple sous laquelle est généralement accroché un chariot motorisé par une hélice. Il peut atteindre des vitesses de 150 km/h à 180 km/h. Son utilisation est soumise à la réglementation dictée par la direction de l’aviation civile. Accompagné d’un instructeur, ou seul si vous avez votre brevet de pilote ULM, survolez la France à basse altitude, tel un pigeon sauvage… euh, non, une oie plutôt.

Voler en ULM autogyre

L’autogire est un aéronef à « voilure tournante libre ». Inventé en 1923 par l’Espagnol Juan de La Cierva, il est parfois appelé « gyrocoptère », par imitation de l’appellation anglaise « gyrocopter ». L’autogire est sustenté par la rotation d’un rotor principal dans le plan horizontal et propulsé par une hélice entraînée par un petit moteur dans le plan vertical, la direction est assurée par une gouverne et l’inclinaison du plan de sustentation du rotor dans le plan horizontal. Pour décoller, les pales du rotor peuvent être momentanément couplées au moteur qui entraîne normalement l’hélice de propulsion. Lorsque le rotor a atteint une vitesse suffisamment importante, le système est débrayé et le rotor tourne alors en autorotation sous l’effet du vent relatif provoqué par la vitesse, contrairement à un hélicoptère.

Voler en biplan de catégorie ULM

Un biplan est un avion pourvu de deux ailes portantes superposées. La configuration biplan permet en effet d’augmenter la surface alaire, pour une envergure donnée. La triangulation par câbles et par mâts diminue les contraintes de flexion et permet d’augmenter la rigidité. La formule a l’inconvénient d’augmenter la traînée du fait des mats et des haubans rigidifiant l’ensemble. Les biplans ont connu leur heure de gloire pendant la Première Guerre mondiale ; ils ont été fabriqués jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, notamment comme avions torpilleurs sur les porte-avions. Ils peuvent aujourd’hui voler dans la catégorie ULM.

Piloter un monomoteur Aquila AT01

Envie de voir la terre depuis les nuages ? Prenez place dans un avion, en tant que copilote ou pilote si vous avez votre brevet de pilote privé. L’Aquila AT01, avion léger biplace allemand, de conception moderne, motorisé par un rotax 912S de 100 chevaux et pourvu d’une hélice à pas variable, est un excellent appareil pour apprendre à piloter et pour s’entraîner régulièrement. On a testé!

Tester les effets des G négatifs dans toutes les directions

Le Benji Ejection est l’inverse du saut à l’élastique. Sorte d’arbalète géante, il permet, dans ses différentes configurations (horizontale ou verticale), de tester des accélérations allant de 2 à 3G. Sanglé dans un harnais, vous assisterez à la mise en tension de l’élastique, avant d’être catapulté… N’oublier pas de rentrer la tête, pour éviter le coup du lapin au démarrage. Sensible, s’abstenir !

Le Base-Jump, l’activité la plus extrême

Celle là, on ne vous la conseille pas, mais on en parle quand même ! «BASE» est un acronyme des termes anglais pour quatre catégories de points fixes « Buildings, Antennas, Spans, Earth ». Il consiste à sauter en parachute depuis des objets fixes, comme un immeuble, une antenne, un pont ou une falaise. Considéré comme LE sport le plus extrême, cette discipline n’est pas reconnue par la Fédération française de parachutisme et est à elle seule une discipline à part entière. Elle est cependant reconnue par la Fédération française des clubs alpins et de montagne sous la forme du paralpinisme. Cette discipline demande un niveau technique très élevé en chute libre, et n’est pas s’en risque. Elle n’est par ailleurs pas toujours reconnu par les compagnies d’assurance, en fonction des pays ou des législations locales.

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  • Vol en Montgolfière, la vidéo


Bon à Savoir



Un effet de la chute et des accélérations : ressentir des Airtimes


Un airtime est la sensation d’impesanteur, de chute dans le vide, de perte d’équilibre ou d’allègement, due aux accélérations négatives vers le bas, ou à des réductions de la gravité de 1 g par rapport à celle sur terre niveau mer au repos. La gravité zéro, dite apesanteur ou impesanteur, est atteinte quand l’accélération vers le bas est égale à celle de la gravité, alors que la gravité négative résulte d’une accélération vers le bas supérieure à celle de la gravité. Ces Airtimes – accélérations en G négatifs, passagers allégés par rapport au support qui se « dérobe », plonge ou s’enfonce vers le bas- , inhabituels par rapport aux déplacements horizontaux les plus fréquents, produisent souvent des effets de peur, notamment lorsqu’ils sont subits et inattendus. Conséquence immédiate, le corps humain produit alors de l’adrénaline.

Modélisation et calcul de la vitesse en chute libre, sans vitesse initiale

Galilée commence à travailler sur la chute des corps dès 1597, afin de prouver sa théorie sur le chute des corps, en contradiction avec celle d’Aristote. La légende dit qu’il jetait des objets plus ou moins lourds du haut de la tour de Pise afin de comparer leurs vitesses.

Sur un lan physique, en supposant que le corps n’est soumis qu’à la pesanteur, c’est-à-dire sans frottement, si un corps ponctuel P est lâché d’un point de cote z0 sans vitesse initiale et si l’axe des z est orienté vers le haut, alors on a :

  (composante selon l’axe des z de l’accélération, deuxième loi de Newton
(car en effet P est lâché sans vitesse initiale, c’est-à-dire pour ou encore (composante de la vitesse selon l’axe des z)
(car lorsque ou autrement formulé ) (composante de la position selon l’axe des z)

Avec :

  • la hauteur du corps par rapport au sol en mètres ;
  • l’accélération du champ de pesanteur terrestre (environ 9,81 m s−2) ;
  •   le temps en secondes.

La vitesse à l’impact est donnée par:

En effet, le corps touche le sol quand l’altitude est égale à , à l’instant que l’on définit alors par ou  ainsi  (durée de la chute proportionnelle à la racine carrée de l’altitude)
et par conséquent  entraîne ou

 

Modélisation de la trajectoire d’un saut à l’élastique

Lors de la première descente, le sauteur suit une trajectoire assez proche de la chute libre, c’est à dire une chute verticale sans vitesse initiale. La chute libre est proche de l’apesanteur jusqu’à atteindre le bas de l’élastique, occasionnant un premier airtime. En continuant la descente, l’élastique en tension retient de plus en plus le sauteur, et l’accélération négative va se réduire jusqu’à zéro puis devenir positive vers le haut. Au point le plus bas sous l’effet du poids du sauteur ajouté à celui de l’énergie cinétique acquise, l’accélération positive vers le haut devient maximale avant la phase de remontée, et l’élastique tendu d’environ trois fois sa longueur d’origine à vide. Le sauteur remonte pendant que l’élastique se redétend, puis se retrouve de nouveau en apesanteur durant la décroissance de vitesse de remontée puis redescente. L’élastique ne remonte toutefois pas jusqu’au sommet de départ, évitant que le sauteur ne s’encastre dans le pont, en raison de la perte d’énergie progressive due à l’élasticité non totale et des pertes d’énergie par frottement. Si le sauteur ne part pas le corps tout à fait droit ou se retourne en cours de saut, les « rebonds » peuvent être en conséquence d’autant plus en biais, rajoutant quelques balancements horizontaux ou même tournoiements, voire vrilles aux oscillations verticales successives. Le cycle d’oscillations en montées et descentes s’effectue en va-et-vient plusieurs fois de suite, les oscillations se réduisant progressivement en amplitude jusqu’à l’arrêt, où le sauteur se retrouve suspendu et est descendu à terre à vitesse réduite, depuis le pont.

Modélisation de l’accélération et vitesses atteintes en saut à l’élastique

Durant la première chute avant de commencer à être retenu par l’élastique, L étant la longueur de l’élastique à vide et g l’accélération de la pesanteur de 9,81 m/s², la vitesse atteinte est de :

, soit environ V , et le temps de chute de :

  , soit environ 

En prenant pour exemple le Viaduc de Cluis, l’élastique à vide mesurant environ 20 m, pour un pont de 52 mètres, la vitesse avant freinage atteint donc environ 20 m/s (72 km/h), avec un airtime total de 2 secondes, mais augmente encore tant que l’accélération se poursuit en diminuant lors de la tension de l’élastique. Dans l’hypothèse d’une réduction progressive jusqu’à zéro de l’accélération, lorsque l’élastique s’est tendu à moitié avant de devenir positive, en prenant une moyenne de 5 m/s² sur cette moitié de longueur de tension d’élastique, à peu près équivalente à 20 m, cette vitesse s’accroîtra donc encore au maximum de 10 m/s durant les 2 secondes 1/2 suivantes, atteignant donc environ 108 km/h à ce niveau avant de freiner durant les 20 m suivants jusqu’à l’arrêt en tension et accélération positive maximales au point le plus bas.

Des études graphiques de l’accélération du sauteur théorique et pratique en fonction du temps ont été réalisées, montrant une accélération positive en tension maximale atteignant 20 m/s2, soit 2 g, équivalente à une force propulsant le passager vers le haut en augmentant de deux fois son poids. On ne tient pas compte, à l’inverse du parachutisme, de la légère diminution négligeable d’accélération due à la résistance de l’air au cours de l’augmentation de vitesse du saut, car la vitesse nulle au départ augmente jusqu’au maximum durant seulement 3 à 5 secondes, correspondant à un début de saut en parachute en piqué, durant lequel la vitesse n’est pas encore assez importante pour que l’air freine beaucoup, la personne restant toujours encore proche de l’apesanteur.

Le rôle de la hauteur dans le ressenti des Airtimes

La durée de l’accélération de la première descente – et par suite des montées et oscillations successives dans le cas du saut à l’élastique – est donc proportionnelle à seulement la racine carrée de la hauteur. Si la hauteur joue sur les sensations de vertige en raison de l’effet visuel, elle influe donc faiblement sur les sensations d’accélérations d’airtime et de remontées. De plus, les sensations ressenties augmentent moins si la durée d’accélération augmente plutôt que sa valeur. Par exemple, pour un saut de 120 m, les accélérations dureront seulement 2 fois plus longtemps qu’un saut de 30 m, et leurs effets physiologiques ne seront que d’environ 1 fois 1/2 plus fort. En bref, il faut sacrément augmenter la hauteur du saut pour amplifier l’accélération et les Airtimes !



L’explication technique du maintien en vol des ailes de parapente ou de delta


Que ce soit pour un delta ou un parapente, on parle d’aile car ces deux aéronefs utilisent un profil qui a la forme d’une aile d’avion, pour créer une force de portance par déplacement dans la masse d’air (ou l’inverse). Ce sont des aérodynes. Les cerf-volants, notamment dits de traction ou les kite-surfs, utilisent les mêmes principes que ceux du parapente ou du delta.

Le vol s’apparente à celui des rapaces ou des cigognes. Les deltistes ou parapentistes gagnent de l’altitude en tournoyant dans les « pompes« , puis planent à la recherche d’une autre ascendance à enrouler. La difficulté consiste à trouver les ascendances pour éviter « le tas ». On ne saute pas en parapente, mais on décolle en courant dans une pente.

Ascendance thermique et pompe

Une ascendance ou une pompe représente une zone où des courants d’air chaud s’élèvent. Par conduction, le sol, chauffé par le soleil, réchauffe l’air à son contact. L’air, en s’échauffant, se dilate, et aura tendance à s’élever, par la poussée d’Archimède (que l’on retrouve dans le principe d’une Montgolfière), pour donner naissance à une ascendance thermique, qui a généralement la forme d’une colonne. Il existe aussi des « dégueulantes« , c’est à dire des mouvements d’air descendants, que le libériste essaye bien entendu d’éviter. Les cumulus matérialisent souvent le sommet des pompes, rendant les thermiques facilement identifiables. Lordque l’ascendances n’est pas surmontée d’un cumulus, on parle alors de thermique bleu. Il existe d’autres formes d’ascendances, comme le dynamique: par exemple, lorsque le vent heurte une montagne et doit s’élever pour la franchir, le mouvement de l’air crée une zone ascendante le long de la pente exposée au vent. Le vol de pente ou soaring y est alors possible. Des ascendances créées par la rencontre de deux vents de forces proches se rencontrant sont également utilisables par les parapentistes.

Les performances des parapentes ou deltas

Les vitesses verticales des ascendances peuvent atteindre 10m/s ; un parapente chutant à environ 1 m/s par rapport à la masse d’air, attendra une vitesse de 5 m/s dans une ascendance de 6 m/s. En un peu plus de 3 minutes, il montera jusqu’à 1000m d’altitude ! Le parapente, ayant également une vitesse horizontale, pourra ainsi parcourir une distance de presque 10 km… Un delta étant encore plus performant qu’une aile de parapente, et peut réaliser de véritables vols. 

 


Expérimenter les Sports Aériens



Découvrir les Sports Aériens


Les sports aériens sont des sports à sensations fortes, pour ne pas dire extrêmes. Ces sports sont bien souvent très réglementés. Les sports aériens peuvent être de nature très différente, comme le parachutisme, le base jump, le parapente, le parasailing ou l’ULM par exemple.

Pourquoi choisir un sport aérien ?

On peut se demander ce qui pousse ces sportifs à pratiquer un sport d’air, car se jeter d’un avion ou planer à 2000 mètres au dessus du sol peut paraître des plus incongrus. «La sensation que l’on ressent lorsque nos pieds ne touchent pas le sol est tout simplement inexplicable», explique un adepte de ces sports. Il est donc facile de comprendre ce qui poussent ces sportifs à accomplir de tels exploits. Ce n’est pas l’effort physique en lui même qui est recherché, mais plutôt des sensations fortes, un ressenti, une proximité avec la nature, des Airtimes, ainsi qu’une bonne dose d’adrénaline. Ces sportifs de l’Air aiment se lancer des défis et dépasser leurs limites. Mais attention, la pratique de ces sports demandent une grande rigueur car la moindre erreur d’inattention ou le moindre oubli peut avoir de graves conséquences.

Un sport d’air, avantage et inconvénient

La pratique d’un sport d’air responsabilise le sportif. La personne pratiquant un sport aérien acquiert une bonne confiance en soi et un certain courage. Il est à noter cependant que la pratique d’un sport d’Air peut se révéler relativement chère. De plus, un âge minimum est souvent requit, suivant le sport. En effet, on peut noter que pour le saut en parachute l’âge minimum requit est de 15 ans.

Expérimenter les sports aériens : les tandems & baptêmes

La découverte de l’activité en tandem ou en baptême est une excellente façon de débuter ou d’expérimenter les sensations de l’activité. La pratique en tandem ne nécessite pas de technique particulière d’apprentissage, ni d’entraînement, excepté un court briefing préalable d’une dizaine de minutes au sol pour bien comprendre l’exercice de vol et apprendre d’éventuels comportements à adopter durant le vol et en cas d’urgence.

Pour le parachutisme, le saut en tandem consiste à sauter en étant accroché à un moniteur déjà expérimenté. Il permet à toute personne de 15 ans ou plus de bonne condition physique, même novice, de découvrir les sensations de plaisir unique de la chute libre, puis de voler sous voile. Le saut se déroule à une altitude minimale de 3 000 mètres, souvent à plus de 4 000 mètres, pour une chute libre d’environ 30 secondes à 1 minute.

Cette pratique est également accessible pour le parapente, le deltaplane, et le vol sur différents aéronefs comme les planeurs, avions, hélicoptères… Dans certaines activités, vous serez seuls « aux commandes » – ça tombe bien, il n’y en a pas – comme dans le cas du saut à l’élastique ou du parasailing. Seul le Base-Jump reste une pratique très fermée, réservée au pros, en raison du risque encouru.


Se perfectionner et atteindre l’autonomie


Passer son brevet de parachutiste

La pratique du parachutisme et de la chute libre est réglementée. Il est nécessaire pour pouvoir librement pratiquer d’être détenteur d’un brevet.

Le Brevet A confère l’aptitude aux sauts individuels dans un centre école sans l’assistance d’un moniteur. Mais la présence de moniteurs dans le centre est obligatoire ! Pour obtenir le brevet A, il faut avoir effectué au moins 15 sauts en chute libre.

Le Brevet B vous permet d’être considéré comme un parachutiste confirmé et vous rend apte à pratiquer au sein d’un centre d’activité. Cela signifie que pouvez donc aller sauter sur un centre sur lequel il n’y a pas de moniteur. Il existe également des brevets spécifiques, accessibles à partir du brevet B : B1 (PA/Voltige), B2 (Vol relatif), B3 (Voile contact), B4 (FreeFly) qui vous permettront de pratiquer ces disciplines de loisir et de compétition. Cela signifie qu’après l’obtention du brevet B, vous pouvez commencer à passer d’autres brevets, comme le brevet B2 qui vous autorise ensuite à faire des sauts de groupe à plat, face au sol.

Deux méthodes d’apprentissage sont possibles pour acquérir l’autonomie en chute :

* l’ouverture automatique (OA), qui commence par des sauts à une hauteur de 1 000 ou 1 200 mètres avec ouverture du parachute quelques secondes après le saut grâce à une sangle attachée dans l’avion et qui est mise en tension lors du saut. L’altitude et le temps avant ouverture augmente progressivement à chaque validation des exercices à réaliser, pour atteindre la hauteur de 4 000 mètres et ouvrir soi-même le parachute

* la progression accompagnée en chute (PAC) : le premier saut se fait à 4 000 mètres de hauteur, accompagné de deux moniteurs qui surveillent et corrigent la position pendant la chute. Il faut au minimum six sauts avec moniteur pour pouvoir sauter seul.

Quelle que soit la méthode, l’élève doit assurer lui-même son atterrissage, avec une assistance radio assurée par un moniteur au sol, qui guide l’élève dans son circuit d’approche. La formation PAC est beaucoup plus rapide et permet de découvrir dès le premier saut les sensations de la chute libre. Les sauts effectués en formation traditionnelle sont moins chers, mais il en faut un plus grand nombre pour atteindre l’autonomie.

Passer son brevet de parapentiste

Les brevets fédéraux ne sont pas obligatoires en France, mais témoignent de la bonne connaissance du pilote des pratiques techniques et de sécurité. Ils sont néanmoins obligatoires dans de nombreaux pays, notamment en Europe.

Le brevet initial atteste de la compétence à voler sans assistance en conditions calmes sur un site connu, avec du matériel adapté. Il est obligatoire pour passer le brevet de pilote.

Le brevet de pilote correspond à la possibilité de piloter seul, sans assistance local, sur tout site, en condition météorologiques variées.

Le brevet de pilote confirmé est obligatoire pour accéder aux formations fédérales et à la compétition ; il atteste de l’autonomie en toutes formes de vol.

La pente-école est le passage obligatoire pour la pratique du parapente. Chaque club a généralement une pente-école. Le moniteur apprend aux élèves les fondamentaux de l’aérologie, enseigne le mouvement des masses d’air, les thermiques. Les premiers « vols » sont réalisés sur la pente-école, appelés « sauts de puce ». Les sauts de puces peuvent atteindre quelques mètres de haut, et sont bien loin de ressembler aux figures de style que certains parapentistes exécutent, comme «les Oreilles», le Looping, la Vrille ou le Twister.

Passer son brevet de pilote de planeur

Après 10 à 20 heures de vol passées en compagnie de votre instructeur, vous effectuerez votre premier vol solo, dès que vous aurez acquis l’aisance et la maîtrise nécessaires. Après quelques heures de vol complémentaires et un QCM théorique, votre instructeur vous proposera de passer votre examen pratique qui se déroulera dans votre club. Au total, comptez entre 25 et 40 séances de vol pour obtenir votre Brevet – vous serez alors un pilote autonome pour voler en toute sécurité à proximité de votre terrain.


Informations Générales



Parmi les sites internet de référence, nous vous proposons :

  • Fédération Française de Vol en Planeur : le site internet de la fédération ffvp de vol en planeur, autrefois fédération de vol à voile.
  • Fédération Française de Parachutisme : le site internet de la fédération ffp, qui couvre également les activités de chute libre en soufflerie, et l’ensemble des compétitions et championnats.
  • Fédération Française de Vol Libre : le site internet de la fédération ffvl de parapente.

Parmi les expériences et événements liés aux Sports Aériens :

  • La Coupe Icare, Manifestation mondiale de Vol Libre de Saint Hilaire sous la forme d’un grand salon international, avec de nombreuses démonstrations, la possibilité de participer, des projections de films… Voir le site de l’événement.

Autres ressources :

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