Requins – Itinéraire

534 vues Nico 12 novembre 2017 0
Requins – Itinéraire

Suivez la piste des Requins, en suivant l’itinéraire conseillé et testé par CameraOnBoard.


Itinéraire conseillé sur le thème Requins


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Un aileron, des dents affûtés, la musique des Dents de la Mer… Les requins sont-ils vraiment dangereux et peut-on les approcher pour mieux connaître cette espèce, à la fois tant crainte et si fascinante ?

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Les Meilleurs Spots Requins


Les requins des Maldives

Les Maldives sont une destination de choix pour observer du gros. Requins à pointe noire, requin-corail, requin gris ou dagsit, vous tiendrons compagnies à chaque plongée. Vous pouvez également tentez une plongée de nuit avec des requins nourrices, spectaculaire. Si vous n’êtes pas plongeurs, vous pourrez observer des requins pointes noires en surface, près de la plage.

Les requins taureaux, tigres, bordés et le grand requin blanc d’Afrique du Sud

L’Afrique du Sud présente une double exposition aux courants marins thermiques, offrant deux univers de plongée différents. Dans le canal du Mozambique, à Aliwal Shoal – le sanctuaire des requins –  les requins taureaux, les requins bordés ou les requins tigres sont courants. Au Nord Ouest, à Cape Town, les courants froids antarctiques attirent une faune spécifique, dont le requin blanc.

Les requins bouledogues et les requins nourrices du Golfe du Mexique

Le Yucatan est une destination de choix pour observer des requins baleines, et des requins bouledogues. Vours pourrez croiser également des requins nourrices en vadrouille en plongeant près de l’île de Cozumel, autrefois fréquenté par le commandant Cousteau.  

Les requins bleus et les requins makos des Açores

Les Açores sont des îlots volcaniques, situés au milieu de l’océan Atlantique, qui présentent rapidement de très grandes profondeurs. Ils sont le cadre idéal pour rencontrer le requin bleu, requin des profondeurs, et le redoutable requin mako, dont la rapidité et la vivacité vous surprendra.

Les requins zèbres d’Oman

En Oman, les plongées sur les îles Daymaniat présentent un thermocline dès les 12-20 mètres de profondeur, passant d’une eau à 28°C à une eau à 16°C, très riche en plancton, à visibilité limitée. Cet environnement convient parfaitement au requin-zèbre ou requin-léopard qui vit généralement collé sur les fonds sableux des récifs coraliens et se nourrit essentiellement de mollusques, de crabes, de crevettes et de petits poissons.

Les requins pélerin de Cornouailles

Facilement reconnaissable avec sa haute nageoire dorsale et sa bouche distendue lorsqu’il se nourrit, le requin pèlerin se rencontre dans les océans et mers tempérés, notamment le long des côtes de Cornouailles. Ce requin, particulièrement massif, est parfaitement inoffensif pour l’homme. Il est cependant recommandé de ne pas essayer de le toucher, car sa peau est très abrasive. Il se nourrit principalement de plancton, d’algues ou bien d’animaux microscopiques qu’il absorbe par sa très large bouche.

Les requins baleines de la mer de Cortez au Mexique

À l’image de la baleine bleue, son équivalent chez les mammifères de la mégafaune maritime, ce géant des mers se nourrit principalement de plancton, d’algues et d’animaux microscopiques, qu’il absorbe par sa large bouche. Se déplaçant assez lentement, massif, dénué d’agressivité, ce requin est parfaitement inoffensif pour l’homme. Facilement reconnaissable avec sa peau blanche et gris foncé en damier, le requin-baleine se rencontre dans les mers ouvertes, comme la mer de Cortez, et les océans tropicaux et chauds.

Les requins du Golfe d’Arabie dans l’aquarium de Dubaï

L‘aquarium du Mall of Emirates de Dubaï est l’un des plus grands aquariums intérieurs du monde, avec ses 9.000 m3 d’eau. Il présente plus de 33 000 animaux aquatiques représentant plus de 220 espèces, dont des requins taureaux, gris, pointes blanches, pointes noires, guitares, léopards, et des raies pastenagues. On peut observer ces poissons par un grand tunnel de verre long de 43 m, ou, c’est une autre idée, y plonger !


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Bon à Savoir


Dans le monde, on comptabilise 350 espèces différentes de requins. Parmi les plus fréquents, citons :

Le grand requin blanc (Carcharodon carcharias). Son corps gris fusiforme est massif sur sa partie antérieure. Son museau conique et bombé est caractéristique. Il possède deux nageoires dorsales et sa queue est en forme de croissant de lune. Il peut mesurer jusqu’à 6,60 m. Plus grand poisson prédateur actuel connu, il vit dans les eaux sous 30 m de profondeur et peut descendre à plus de 1000 m, mais peut aussi nager juste sous la surface. Il fréquente les côtes de l’Australie et de l’Afrique du Sud mais aussi se rencontre en Californie et dans les Caraïbes, en Nouvelle Zélande et Nouvelle Calédonie. Il est aussi observé en Méditerranée en particulier près de la Corse et du Golfe du Lion.

Le requin tigre (Galeocerdo cuvier). Il fait partie des plus grandes espèces de requins. Il mesure généralement de 3 à 4 mètres, pour un poids moyen de 500 kg. On le trouve dans les océans tempérés et tropicaux. C’est un requin solitaire, chassant en général de nuit. Il possède une nageoire caudale hétérocerque, fine et pointue. Son corps brun-gris est strié de rayures verticales sombres, particulièrement visibles chez les jeunes adultes, les juvéniles quant à eux arborent une livrée argentée tachetée comme celle du léopard. Les taches deviennent barres avec l’âge puis disparaissent à la maturité sexuelle (2,70 m, croissance très lente). Ce sont ces rayures qui lui valent le nom de requin-tigre.

Le requin bouledogue (Carcarhinus leucas). il vit en Atlantique et dans tout l’Indo-Pacifique. Il vit aussi en eau douce et remonte certains fleuves comme l’Amazone ou le Mississipi. On trouve cette espèce côtière de la surface à 30 m et jusqu’à 150 m. Son corps est trapu et massif avec un museau court et des petits yeux. De couleur brun olive, il possède de longues nageoires pectorales, deux nageoires pelviennes triangulaires, deux nageoires dorsales falciformes, et une caudale bien développée. Sa taille varie de 2 m à 3,40 m. Son alimentation est constituée de mollusques, crustacés, poissons cartilagineux, poissons osseux, oiseaux, tortues, mammifères marins, vivants ou morts même les détritus. Le requin bouledogue est une espèce très agressive responsable de nombreux accidents mortels.

Le requin gris, requin dagsit ou requin de récif (Carcharhinus amblyrhynchos). Ce requin vit dans les eaux tropicales de la Mer Rouge au Pacifique entre 10 et 250m de profondeur. Il n’est pas rare de le rencontrer dans les passes ou au dessus du récif. Curieux, il a tendance à suivre à une distance raisonnable les plongeurs et il faut éviter de le provoquer. Il chasse souvent en groupe. Lorsque les requins entrent en frénésie, les plongeurs doivent rester proche du récif et immobile afin d’attendre calmement le départ des requins.

Le requin Mako ou requin-taupe bleu (Isurus oxyrinchus). Pélagique et parfois côtier en eaux tropicales et tempérées, ce requin évolue de la surface à 740 mètres de profondeur. Il est de couleur bleu nuit sur le dessus et blanc en dessous. De forme très hydrodynamique, il a une taille maximale de quatre mètres. Ce requin est capable de maintenir une température corporelle supérieure d’environ 10 °C à celle de l’eau, cette particularité couplée à ses larges fentes branchiales lui permet d’atteindre rapidement des vitesses élevées et de faire des bonds hors de l’eau. Crédité d’une vitesse moyenne de 50 km/h, certains auteurs avancent que sa vitesse de pointe serait de l’ordre de 110 km/h, ce qui prouverait que ce requin est capable de faire des bonds de 10 mètres hors de l’eau ! Il est d’une famille très proche du grand requin blanc. 

Le requin dormeur ou requin nourrice (Nebrius ferrugineus). Il se rencontre de la Mer Rouge au Pacifique sur des fonds sableux ou détritiques entre 1 et 70 m de profondeur. Il se repose le jour et chasse la nuit. Ce requin possède des nageoires pectorales développées et une longue caudale nettement asymétrique.  Sa bouche est garnie de barbillons sensoriels qui l’aident à détecter la nourriture  constituée de céphalopodes, crustacés, oursins ou petits poissons. Ce requin est inoffensif, ce qui n’est pas une raison pour s’accrocher à sa queue. S’il est dérangé, il peut devenir agressif.

Le requin marteau (Sphyrna lewini). Il se rencontre dans toutes les eaux tropicales entre 3 et 250 m. Il se nourrit de poissons et de crustacés qu’il localise dans le sable grâce à son système d’écholocation. Il porte des yeux au bout d’excroissances caractéristiques du genre. Il arrive de le croiser près du récif corallien. Il n’est pas dangereux pour l’homme.

Le requin pointe noire (Carcharhinus melanopterus). Il vit dans les eaux tropicales de la Mer Rouge au Pacifique, préférant les eaux chaudes et fréquentant les lagons et le platier des récifs. On peut le retrouver en surface, dans 40 cm d’eau jusqu’à 70 m de profondeur. Il possède des nageoires dorsales caractéristiques en particulier la première, plus grande avec une coloration brun foncé sur sa partie supérieure. Ce requin se nourrit de poissons mais il arrive qu’il morde accidentellement une jambe de baigneur.

Le requin à pointe blanche (Carcharhinus albimarginatus). Il se rencontre de la Mer Rouge au Pacifique. Il croise à proximité des récifs coralliens entre 10 m et 400 m de profondeur. Ce requin est un chasseur pélagique qui se nourrit de poisson, tortues ou oiseaux de mer. Il est potentiellement dangereux pour l’homme. Il se reconnait à l’extrémité blanche de ses ailerons. Lorsqu’il s’approche , il décrit de grands cercles de plus en plus rapprochés.

Le requin bleu ou peau bleue (Prionace glauca). Ce requin se rencontre dans toutes les mers, en particulier dans le Pacifique. Il effectue des migrations transatlantiques. Il est très commun en Méditerranée. Il préfère les eaux froides entre 5 et 6°C. En zone tropicale, il descend entre 80 et 350 m de profondeur pour trouver un peu de fraîcheur.  Son corps est effilé, de couleur bleue. Il possède un long museau et des yeux noirs et ronds pourvus d’une membrane nictitante. Il possède des nageoires pectorales assez longues qui lui servent à se stabiliser ainsi d’une queue asymétrique. Sa taille varie de 2,50 m à 3,80 m. Il se nourrit de petites espèces pélagiques de surface, calmars mais aussi de cadavres de cétacés.

Le requin bordé (Carcharhinus limbatus). Il est commun dans les eaux côtières tropicales et subtropicales du monde entier, et notamment en Afrique du Sud. Il a un corps épais, fusiforme avec un museau pointu, de longues fentes branchiales et pas de crête entre les nageoires dorsales. La plupart des individus ont des pointes ou des bords noirs sur les nageoires pectorales, dorsales, pelviennes et caudale. Le requin bordé atteint une longueur maximale de 2,8 mètres. Rapides, énergiques chasseurs de poissons, les requins bordés sont capables de sauter hors de l’eau pour attaquer des bancs de petits poissons. Normalement méfiants envers l’homme, ils peuvent devenir agressifs en présence d’aliments et ont été responsables d’un certain nombre d’attaques sur les humains.

Le requin taureau (Carcharias taurus). Ce requin fréquente l’océan Atlantique, des côtes du Canada au Brésil et de la Méditerranée à l’Afrique occidentale. Il est aussi présent en Mer Rouge, dans l’océan Indien et dans le Pacifique. Il vit près des côtes dans la zone intertidale jusque dans les eaux profondes, à plus de 200 m. Son corps est assez massif et nage presque tout le temps la gueule ouverte, laissant apparaître de nombreuses dents effilées.  Il possède de larges nageoires pelviennes et une nageoire caudale courte et asymétrique. De couleur brun gris, ses flancs sont parsemés de taches brun rouge. Il mesure de 2,50 m à 3.20 m. Il se nourrit de petits squales ou de crustacés. Au cours de ses migrations saisonnières, il se déplace en bancs.

Le requin corail (Trianodon obesus) ou requin de récif ou encore requin pointe blanche. Il est fréquemment rencontré en Mer rouge  et dans l’Indo-Pacifique. Il vit entre 1m et 40 m de profondeur dans les eaux claires et sur la pente externe des récifs. Il vit posé sur le fond pendant le jour, seul ou engroupe et chasse la nuit. On peut aussi le trouver à l’abri dans les grottes ou sous les surplombs. Ce requin très allongé est de couleur brun gris et peut mesurer jusqu’à 2,20m. Les extrémités de ses nageoires dorsales et caudales sont blanches. La partie supérieure de la nageoire caudale est allongée vers l’arrière. Ce requin peut se montrer curieux, mais reste timide et craintif.

Le requin océanique ou longimane (Carcarhinus longimanus). Cet espèce abondante fréquente les eaux de pleine mer, de la surface jusqu’à 150 m de profondeur en particulier dans les eaux chaudes, c’est à dire supérieures à 20°C. Ce requin massif possède un long museau et surtout de longues nageoires pectorales très développées ainsi que la première nageoire dorsale. De couleur gris bronze, il mesure 2 à 3 m mais certains peuvent mesurer jusqu’à 4 m. Il se nourrit de tous les poissons océanique, céphalopodes, tortues, oiseaux de mer ou charognes qu’il rencontre sur son passage. Son odorat est très développé et lui permet de repérer ses proies à une grande distance (plusieurs km). Le requin océanique est vivipare et peut donner naissance de un à quinze petits.  Ils mesurent 60 à 70 cm à la naissance. Ce requin est un solitaire. Il peut être assez dangereux pour l’homme.

Le requin citron (Negaprion brevirostris). Il doit son nom à sa couleur plus jaune que d’autres requins. Il peut atteindre 3,40 m, possède de larges nageoires latérales et deux nageoires dorsales de taille sensiblement égales. Il vit dans les eaux du Pacifique mais aussi sur les côtes atlantiques tropicales entre 90 mètres et la surface.

Le requin léopard (Stegostoma fasciatum) ou zèbre. Il se rencontre en Mer Rouge et dans l’Ouest de l’Indo-Pacifique sur les fonds sableux des lagons ou des passes. Il passe la plupart du temps posé sur le fond. Sa tête est aplatie et son corps, de teinte jaune-vert, tacheté comme une panthère possède des carènes qui se terminent le long de la queue. Il possède deux nageoires dorsales et une nageoire caudale très longue. La bouche, en position ventrale lui permet de se nourrir d’animaux posés sur le fond ou qu’il détecte dans le sable comme des mollusques, crustacés et poissons.

La petite roussette (Scyliorhinus canicula). Ce petit requin vit en Méditerranée ainsi que des côtes de la Norvège aux côtes sénégalaises. On la trouve sur des fond de sable ou de graviers une profondeur de 20 m pouvant pouvant aller jusqu’à 400 m. Elle possède de nombreuses taches brunes sur son corps beige. Sa taille est de 80 cm environ. La petite roussette dort le jour et est active la nuit. Elle se nourrit de mollusques, de petits crustacés et de petits poissons. Cette espèce est ovipare et pond des oeufs qu’elle accroche aux gorgones en entortillant les filaments des œufs.

Le requin pèlerin (Cethorinus maximus). Ce requin est un grand migrateur. On le rencontre dans les eaux tempérées de l’Atlantique Nord et Sud et dans le Pacifique mais aussi dans la partie occidentale de la Méditerranée. Ce requin fréquente les hauts fonds et les zones de vagues déferlantes ou encore dans les  fermées. En été, il nage en surface alors qu’en hiver il peut descendre jusqu’à 2000 m. Ses cinq fentes branchiales encerclent pratiquement la tête. Sa taille moyenne est de 9 m mais il peut mesurer jusqu’à 15 m et peser 4 tonnes. Sa très grand gueule s’ouvre largement en arrière des yeux. Concernant ses nageoires, la queue est asymétrique en forme de croissant. Le requin pèlerin se nourrit de plancton et peut filtrer 200 tonnes d’eau à l’heure. son estomac peut contenir 500 kg de plancton. Cette espèce se déplace en banc de 12 à 15 requins. Le requin pèlerin est inoffensif pour l’homme.

Le requin baleine (Rhincodon typus). Ce géant se rencontre dans toutes les mers tropicales, de la surface à une profondeur de 130 m environ. C’est le plus grand de tous les requins et le plus grand poisson du monde actuellement vivant, mesurant de 12 à 14 m. Il se nourrit de plancton et de petits poissons pélagiques


Sécurité & Comportement


Voici quelques conseils de sécurité, pour observer des requins en toute sécurité.

  • Vérifiez les compétences de votre guide. Interroger le sur sa connaissance des sites de plongée et de la faune susceptible d’y être rencontrée, selon la saison.
  • Planifiez vitre plongée. La mauvaise visibilité, la présence de courants plus ou moins importants, la profondeur, votre équipement (caméra/appareil photo..) peuvent diminuer votre sécurité de plongeur. Renseignez vous sur la fréquentation en nombre et espèces rencontrées de requins habituellement sur le site. Préparez et discutez avec les autres plongeurs des possibles situations rencontrées lors de la plongée et des attitudes à adopter. En cas de mauvaise visibilité, repoussez la plongée. Ne plongez jamais au crépuscule ou à l’aube, pendant la période de chasse, au risque de devenir une proie.
  • Adaptez votre plongée aux espèces rencontrées. Si la rencontre avec des requins de récif ne présente en général aucun problème, méfiez vous des trois espèces les plus agressives, qui nécessitent la plus grande attention, voire d’arrêter (très) rapidement la plongée. Dans l’ordre de dangerosité croissante : requin mako, requin bouledogue, requin tigre, requin blanc.
  • Adaptez votre équipement. Les palmes jaunes sont prohibées. Supprimer le maximum de matériel métallique, les requins sont très sensibles aux ondes électromagnétiques. Évitez les objets scintillants qui les attirent.
  • Entrez discrètement dans l’eau. Lors de votre mise à l’eau en présence de requins, entrez doucement dans l’eau en ne faisant trop de bruit. Une mise à l’eau trop spectaculaire, créera des remous qui peuvent exciter les requins et les rendre dangereux. Si vous êtes obliger d’effectuer une bascule arrière, regardez toujours où vous aller atterrir, en évitant que ce soit sur un requin. Ne stagnez pas dans la zone des 2-3 mètres, préférez vous regrouper à 8-10 mètres.
  • Gardez le contact visuel avec le requin. Le requin est conscient de votre présence, bien avant qu’il entre dans votre champ de vision. Lorsque vous voyez le requin, c’est qu’il a décidé d’examiner “l’intrus”. Les requins sont curieux, bien que craintifs. Il faut redoubler de vigilance en leur présence, car ils n’ont pas d’autres prédateurs. Les requins sont très intuitifs, si vous regardez le requin dans les yeux, il saura que vous l’avez identifié. Ne les perdez jamais de vue et restez encore très vigilant après leur éventuel départ. Se rapprocher de son binôme ce qui permet d’avoir 4 yeux pour le surveiller. Si le requin vous contourne et passe dans votre dos, tournez sur vous même pour le suivre du regard, tout en restant groupé avec votre palanquée.
  • Contrôlez vos mouvement. Si possible, positionnez vous au fond de l’eau ou contre une paroi, verticalement, bras et mains le long du corps. Gardez votre calme, respirez régulièrement. Tentez de vous fondre dans le relief et observez la topographie alentours. Ne faites aucun geste brusque, rapide ou désordonné qui peut effrayer les requins, les rendre nerveux et même être à l’origine d’attaques défensives de leur part. Soyez attentif à leurs mouvements, gardez les requins en vue tout le temps, scrutez votre entourage constamment dans toutes les directions par dessus et sous votre position tout le long de votre remontée jusqu’à la sortie de l’eau.
  • Évitez tout mouvement pouvant inquiéter le requin. Ne le touchez pas. Un simple contact pourrait être perçu comme une attaque de votre part et vous pourriez provoquer une réaction défensive et potentiellement dangereuse de la part du requin. Agripper un requin est encore plus dangereux que de le toucher. Vous nuisez à sa capacité de se mouvoir afin de s’enfuir et le forcez à se défendre. N’attrapez jamais un requin avec une corde ou autre, en effet, un requin emprisonné dans ses mouvements, risque d’attaquer ses agresseurs ou tout autre plongeur à proximité. En se débattant il démontre sa détresse et peut aussi devenir rapidement une proie pour les autres requins dans le secteur.
  • N’entravez pas le requin dans sa trajectoire. En vous plaçant devant lui, le requin peut le percevoir comme une confrontation. Tout requin est incapable de nager à reculons et vous augmentez son niveau de stress en le forçant à changer de trajectoire.
  • Ne nourrissez pas les requins. L’utilisation d’appât sous forme de sang ou de chair de poisson est à prohiber. Le comportement des requins change instantanément en sa présence, augmentant de façon exponentielle leur niveau d’excitation et risquant de les mettre dans un contexte de concurrence entre eux. L’utilisation d’appât, dans une zone de plongée populaire peut mettre en péril tous les plongeurs qui se trouvent dans un rayon de plusieurs centaines de mètres. Il est interdit d’utiliser des appâts dans de nombreux pays comme en Égypte. Quand cela est autorisé, il est nécessaire d’obtenir un permis spécial assujetti à l’approbation gouvernementale, sous peine d’amendes. Pour les plongeurs/pêcheurs sous marins, ne jamais garder les poissons capturés à la ceinture.
  • Restez en groupe. Les requins semblent percevoir les regroupements de plongeurs comme un énorme organisme très effrayant. Pensez à rester groupés, proche de votre binôme , sans geste brusque ou saccadé et soyez attentif aux requins qui vous entourent. Certains requins peuvent tenter d’isoler un plongeur du groupe, par leur comportement, comme parfois le requin Longimanus.
  • Ne vous laissez pas dominer par le requin. En général, un requin tourne autour de sa proie; il peut venir au contact de celle-ci et la pousser de son museau. Il effectue des mouvements précis pour en déterminer la qualité. Ne vous comportez jamais comme une proie qui fuit, faites toujours face au requin et ne vous comportez pas non plus comme un agresseur. Maîtrisez votre peur compréhensible, pensez à ces recommandations, le requin détectera votre peur, il le sait d’instinct et peut en profiter. En cas de danger, faites fuser votre octopus : les bulles perturberont la ligne latérale des requins. Placez vous dos à dos avec votre binôme en surveillant vos jambes et éloignez vous des requins ensemble ou dirigez vous vers votre bateau. Utilisez votre caméra/tuba/appareil photo pour éloigner le requin s’il approche trop près. Faites toujours face au requin, et suivez le dans son mouvement (pivotez pour toujours être face à lui). Si le requin nage directement vers vous avec insistance, tapez sur son museau avec un objet long (camera, tuba), à défaut de voir votre main disparaître dans sa mâchoire.
  • Observez le comportement du requin, et si nécessaire, mettez fin à la plongée. Si les requins sont nerveux, adoptant des mouvements désordonnés, saccadés, nageoires dorsales dirigées vers le bas, avec changements brusques et brutaux de direction, des mouvements nerveux de la queue, des tensions musculaires….. sortez de l’eau immédiatement ou très rapidement. Si vous ne le pouvez, augmentez la distance entre les requins et vous doucement et progressivement , ce qui pourrait les calmer et vous permettre de sortir de l’eau tranquillement. Préférez vous déplacer à 8/10 m de la surface qu’à 2 ou 3 mètres de celle-ci.

  • Si vous devez faire surface au milieu des requins, organisez vous. Toujours se déplacer sans mouvement brusque, précipité, gardez votre calme. Ne quittez pas les requins des yeux . Utilisez un “débordoir”, un objet pour les repousser éventuellement : appareil photo; caméra; tuba… Rejoignez directement votre bateau ou site de sortie. Evitez de nager trop longtemps en surface, vous serez prédisposé à la fatigue et à une attaque éventuelle d’un requin venant par dessous ou encore par derrière. Restez près de votre binôme ou palanquée pour toutes ces manoeuvres si possible. Une fois votre bateau rejoint, dock ou plage , sortez de l’eau rapidement, mais sans précipitation et à coup, ce qui pourrait raviver la curiosité et instinct de prédateur des requins.
  • En cas d’attaque, défendez-vous. Si le requin vous mord, mettre la main dans ses fentes brachiales très sensibles, ou exercer une forte pression des doigts dans les yeux, le requin déteste cela et s’enfuira.Les requins attaquent toujours par derrière ou par dessous, lorsqu’il n’y a pas de contact visuel. La position en surface, tête hors de l’eau, est la plus risquée.

CameraonBoard.fr et son auteur se dégagent et déclinent toute responsabilité en cas d’incident avec un requin en plongée ou non, même ou malgré observation de ces recommandations.


Informations Générales


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