Préparer & Gérer ses Plongées

2 832 vues Nico 11 janvier 2018 0
Préparer & Gérer ses Plongées


Les cinq risques majeurs


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Que vous soyez autonome ou guide de palanquée, bien gérer sa plongée revient à en contrôler les cinq paramètres essentiels suivants :
• l’autonomie en air
• la décompression (vitesse de remontée, paliers)
• le profil (courbe d’évolution de la profondeur en fonction du temps, profondeur maximum)
• l’orientation (position de la palanquée par rapport au point de retour prévu)
• la cohésion de la palanquée (positions relatives des plongeurs les uns par rapport aux autres).

Les conséquences d’une mauvaise gestion de l’un de ces paramètres peuvent être dramatiques :

Paramètre mal géré Risques
Autonomie en air  

Panne d’air qui s’ajoute à :
• ADD (remontée trop rapide)
• Surpression pulmonaire (remontée panique)
• Noyade

 

Décompression  

• ADD (remontée trop rapide, paliers non effectués ou interrompus)

 

Profil  

• Dépassement de la profondeur maximum, non respect de l’arrêté du 22/06/98 (risque pénal en cas d’accident)
• Narcose à partir de 30 mètres
• Profils favorisants l’ADD (Yo-Yo, dents de scie, consécutive, successive plus profonde…)

 

Orientation  

Sortir loin du point de retour prévu, ce qui entraîne :
• trajet de retour en surface dangereux à cause des vagues, du courant, des autres bateaux (essoufflement, noyade, choc)
• aide du bateau différée en cas d’incident ou d’accident (panne d’air aux paliers, …)
• décompression plus délicate à réaliser en pleine eau (palier difficile à stabiliser, dérive en cas de courant…)

 

Cohésion de la palanquée  

• perte d’un équipier, entraînant une remontée en surface et des plongées consécutives
• si la profondeur maximum d’un équipier est supérieure à celle du GP, il y a risque de décompression insuffisante de l’équipier, et d’un ADD
• disparité des plongeurs, ce qui provoque des risques d’assistance différée, voire impossible, en cas de problème d’un équipier (panne d’air…)

 


L’autonomie en Air

Avant la plongée
• contrôler au manomètre la pression initiale du bloc
• définir la pression de réserve : 50 à 100 bars selon le profil de la plongée et selon la consommation individuelle
• rappeler les signes de passage sur réserve et de passage à la mi-pression (100 bars)

Pendant la plongée
• contrôler régulièrement son manomètre (autonomes) et celui des équipiers (pour le GP)
• signaler le passage à mi-pression et le passage sur réserve
• entamer la remontée dès le passage sur réserve d’un équipier.


La décompression

Pour calculer la décompression, les ordinateurs de plongée sont devenus aujourd’hui d’un usage courant. Toutefois, leur emploi nécessite quelques précautions car le modèle mathématique qu’ils intègrent ne couvre pas certains profils de plongée. Les ordinateurs sont particulièrement adaptés aux plongées d’exploration qui se déroulent dans la courbe de sécurité. Pour toute autre utilisation, et notamment pour les plongées techniques, les tables sont préférables.
Les études récentes montrent que la vitesse de remontée constitue un élément primordial pour une décompression réussie. Elles tendent à la ramener aux alentours de 10 mètres/minutes (celle de la plupart des ordinateurs) et même à 6 mètres/minutes à l’approche de la surface (30 secondes entre les paliers et entre le palier de 3 mètres et la surface, selon les tables MN90)
Les études ont aussi montré qu’au-dessus de 7 mètres de profondeur, les tissus ne saturent plus. En conséquence, les paliers à 3 mètres, souvent difficiles à tenir à cause des vagues et de la houle, peuvent être réalisés à 4 ou 5 mètres de profondeur. En tout état de cause,en décompression à l’ordinateur, mieux vaut réaliser les paliers à une profondeur légèrement supérieure plutôt que prendre le risque de franchir le palier, l’ordinateur tenant toujours compte de la profondeur réelle à laquelle le plongeur se trouve.

Avant la plongée
• déterminer la majoration (ou la courbe de sécurité) de chacun et adopter la moins favorable pour fixer les caractéristiques de la plongée, durée et profondeur maximales, de manière à rester dans la courbe de sécurité
• pour une plongée successive, conserver les mêmes moyens de décompression (même ordinateur ou même table) que la première plongée
• pour une plongée successive, éviter les changements de palanquée
• ajuster son lestage pour tenir un éventuel palier proche de la surface

Pendant la plongée
• contrôler régulièrement :
– la durée et la profondeur maximales pour une décompression aux tables
– la durée sans palier pour une décompression à l’ordinateur
• rester dans la courbe de sécurité dans la mesure du possible
• signaler l’imminence du passage sur paliers (à durée sans palier = 3 minutes, par exemple)
• respecter la vitesse de remontée ; se caler sur l’équipier astreint à la vitesse la plus lente ; si décompression aux tables MN90, intégrer la durée de remontée dans la durée de la plongée en cas de remontée lente (< 15 m/mn) ; contrôler les paramètres de décompression de chaque équipier avant d’entamer la remontée
• respecter les paliers s’il y en a ; se caler sur l’équipier astreint aux paliers les plus importants ; remonter très lentement entre les paliers et entre le dernier palier et la surface (30 secondes tous les 3m)
• aux paliers, respirer normalement sans faire de manœuvre de Valsalva
• ne sortir que lorsque tous les équipiers ont achevé leur procédure de décompression

En présence d’un facteur favorisant l’ADD (fatigue, froid, efforts au fond, stress, successives), réaliser un palier de principe (3 minutes à 3/5 mètres).

NE PAS réaliser de palier de principe en cas de courant (avec le risque de ne pas pouvoir regagner le bateau alors trop éloigné).

En cas de remontée anormale, trop rapide (> 17 m/mn), ventilation réduite (RSE, RA2), efforts conséquents (sauvetage palmes), ou de mauvais profil (Yo-Yo, plongée consécutive), réaliser un palier de sécurité de 5 minutes à mi-profondeur, puis remonter et réaliser les autres paliers éventuels.

En cas d’interruption de palier (suite à une panne d’air par exemple), remonter en surface pour changer de bloc et se réimmerger en moins de 3 minutes, puis reprendre la procédure de décompression au palier interrompu qui est refait entièrement.

Après la plongée
• ne pas faire d’efforts importants pendant plusieurs heures
• ne pas faire d’apnée pendant au moins 6 heures
• ne pas prendre l’avion, ni monter en altitude avant au moins 12 heures
• boire abondamment de l’eau plate pour lutter contre la déshydratation
• avertir son entourage (et notamment le GP et le DP) de toute sensation inhabituelle


Le profil de la plongée

Deux paramètres importants caractérisent le profil d’une plongée :
• la profondeur maximum
• la forme de la courbe d’évolution de la profondeur au cours du temps

La profondeur maximum
La profondeur maximum est fixée par l’arrêté du 22 juin 1998 en fonction du niveau de prérogatives des plongeurs. Elle peut être réduite par le DP selon l’objectif de la plongée, les circonstances particulières (mauvaise visibilité, courant, …), etc. Elle-même, peut être réduite par le GP pour l’adapter aux compétences réelles de ses équipiers. Elle peut-être imposée par la nature du gaz respiré. Par exemple, pour une plongée au nitrox, une profondeur plancher doit être impérativement observée pour prévenir une crise hyperoxique.

Les courbes d’évolution du plongeur

La forme des courbes d’évolution de la profondeur au cours du temps ont un rôle prépondérant sur la décompression du plongeur. Certains profils favorisent le déclenchement d’un ADD.

Avant la plongée
• planifier le trajet à effectuer en fonction de la description du site et des propositions d’exploration faites par le directeur de plongée et aussi en fonction des centres d’intérêts de chacun
• fixer la profondeur maximum à ne pas dépasser

Pendant la plongée
• contrôler régulièrement la profondeur atteinte (pour ne pas dépasser la profondeur maximum)
• commencer la plongée à la profondeur maximum et poursuivre en s’approchant toujours de la surface

Plongées consécutives déconseillées : attendre au moins 1 heure avant de replonger

Plongées successives
• effectuer une plongée successive à une profondeur moindre que la plongée précédente
• ne pas faire plus de 2 plongées par jour et en cas de séjour prolongé, se ménager une journée de repos tous les 4-5 jours

En cas de mauvais profil type Yo-Yo, ou plongée consécutive : réaliser un palier de sécurité de 5 minutes à mi-profondeur, puis remonter et réaliser les autres paliers éventuels.


La gestion de l’orientation

Plusieurs indices permettent de s’orienter en plongée :
• la profondeur (et notamment celle de l’ancre du bateau)
• le relief (type de fond, pente, …)
• un élément caractéristique (rocher, ancre, …)
• l’orientation du courant
• l’orientation des rides dessinées sur les fonds sableux
• la direction du soleil (de la lune ou des feux du bateau en plongée de nuit)
• les particules soulevées à l’aller
• l’orientation des vagues
• l’ombre du bateau

Avant la plongée
• écouter attentivement la description du site et les propositions d’exploration faites par le directeur de plongée
• repérer le sens du courant, la position du soleil, la position et la distance du site et des reliefs sous-marins remarquables par rapport au bateau ou à la côte
• repérer la direction du trajet à effectuer par rapport au courant, aux vagues, au soleil, au bateau, à la côte
• noter la profondeur des points remarquables à explorer

Pendant la plongée
• pour un aller-retour, enregistrer le temps parcouru dans un sens. Au retour, parcourir le même temps dans l’autre sens, le bateau ne sera pas loin.
• mémoriser à l’aller le paysage du retour en se retournant à intervalles réguliers


La gestion de la palanquée

Avant la plongée
• planifier le trajet à effectuer en fonction de la description du site et des propositions d’exploration faites par le directeur de plongée et aussi en fonction des centres d’intérêts de chacun

Pendant la plongée
• rester groupés en toutes circonstances : à la mise à l’eau (se regrouper en surface avant l’immersion, au mouillage par exemple) à la descente (attendre les équipiers qui ont des problèmes d’oreilles ou de sinus), durant la plongée et à la remontée (pour réaliser la phase de décompression)
• instaurer une surveillance en binômes (sans toutefois exclure la surveillance générale de la palanquée)
• le serre-file, quand il y en a un, ferme la marche en ayant un œil sur l’ensemble de la palanquée
• la cohésion de la palanquée est de la responsabilité de tous les plongeurs

Cas particulier de la perte d’un équipier
• remonter un peu en effectuant un 360° pour repérer ses bulles (et faire des signes avec une lampe), puis remonter lentement jusqu’à la surface en cas d’échec. L’équipier perdu, ayant suivi la même procédure, doit vous attendre en surface.


Prendre en compte les spécificités de la plongée


La visibilité réduite

La visibilité peut-être réduite par la présence de particules en suspension (turbidité naturelle ou provoquée par les plongeurs en palmant près d’un fond sableux ou vaseux) ou par la faible luminosité du moment (plongée de nuit en particulier).

Les risques potentiels :
• risque de perdre sa palanquée

Les précautions à prendre
• être équipé d’une lampe (par plongeur)
• descendre lentement de préférence au mouillage, et y remonter dans la mesure du possible
• en pleine eau, descendre lentement en phoque tous ensemble
• rester groupés à la descente, durant la plongée, à la remontée
• limiter le nombre de plongeurs par palanquée
• maîtriser sa flottabilité pour ne pas palmer près du fond (pas de surlestage)


Le courant

En plongée, vous pouvez rencontrer seulement un courant de surface, ou seulement un courant de fond, ou bien les deux. On distingue les courants généraux (ceux qui traversent les océans) et qui sont dus à des différences de température ou de salinité entre masses d’eau voisines, et les courants locaux (observés près des côtes) qui sont dus au vent (courants de dérive), ou au simple fait que la mer n’est pas plate (courants de pente), ou encore, au phénomène des marées (courants de marée). En fait, le courant observé est la résultante de courants d’origines diverses.

Les risques potentiels
• risque de perdre sa palanquée
• risque de s’essouffler en voulant absolument le combattre
• risque de se blesser en s’agrippant aux tombants ou aux rochers pour lutter contre le courant
• risque de détruire la faune fixée (gorgones, coraux, …) en s’agrippant aux tombants et aux rochers
• risque de s’éloigner inconsidérément du bateau et de n’en être plus visible
• risque de ne pas pouvoir revenir au bateau

Les précautions à prendre
• ne pas lutter contre le courant pour ne pas s’essouffler, progresser éventuellement en s’agrippant au fond (où le courant est plus faible) ou aux rochers (en ayant soin de bien regarder où l’on pose ses mains)
• présence obligatoire d’une annexe avec le bateau pour récupérer les plongeurs égarés
• être équipé d’un parachute de palier pour signalersa position au bateau en cas de dérive
• descendre au mouillage, et y remonter dans la mesure du possible
• installer des lignes de traîne (longs bouts garnis de flotteurs fixés au bateau permettant aux plongeurs de se haler jusqu’à l’échelle)
• limiter le nombre de plongeurs par palanquée
• rester groupés en surface et pendant toute la durée de la plongée
• effectuer une plongée sans palier
• dans les régions à marées, plonger à l’étale (période où la mer, ni ne monte, ni ne descend)


Les vagues & la houle

Les risques potentiels
• risque de chute lors de la mise à l’eau (à cause des mouvements du bateau)
• risque de prendre l’échelle dans les gencives ou dans les tibias à la remontée sur le bateau
• risque de boire la tasse en surface
• risque d’avoir le mal de mer en restant à faible profondeur
• risque de perdre sa palanquée, en surface
•risque de se voir drosser sur les rochers de la côte ou sur le récif de corail si l’on s’en approche trop près

Les précautions à prendre
• conserver toujours son détendeur en bouche que ce soit avant l’immersion ou après la plongée jusqu’au retour sur le bateau
• ne pas demeurer sous l’échelle quand un plongeur l’occupe
• rester groupés
• en plongée, descendre suffisamment ou s’éloigner suffisamment de la côte ou du récif pour être à l’abri de l’emprise des vagues


Le froid

Les risques potentiels
• le froid est générateur d’accidents, notamment d’essoufflement
Les précautions à prendre
• être équipé d’une combinaison d’épaisseur suffisante, voire d’un vêtement étanche dans les eaux très froides
• adopter une alimentation riche en glucide
• ne pas hésiter à prévenir son guide de palanquée ou, en autonomie, ses équipiers (signe « J’ai froid») et à interrompre la plongée


La plongée en grotte

Les risques potentiels
• risque de perdre sa palanquée (à cause de la luminosité réduite, voire nulle)
• risque de réduire la visibilité en soulevant un nuage de particules
• risque de ne pas retrouver la sortie (problème d’orientation ou de forts courants contraires)

Les précautions à prendre
L’exploration des grottes sous-marines relève d’une spécialité à part entière : la plongée souterraine. Elle réclame une formation particulière accessible uniquement à des plongeurs confirmés. Elle requiert des techniques d’évolutions spécifiques et un équipement adapté à cet environnement (double bloque, détendeur, casque, phares, fil d’ariane…)


La plongée en passages étroits (arches, tunnels…)

Les risques potentiels
• risque de réduire la visibilité en soulevant un nuage de particules
• risque de rester coincé dans le passage
• risque de détruire la faune fixée (gorgones, coraux, …) en forçant le passage

Les précautions à prendre
• ne pas palmer près du fond
• ne pas toucher les parois
• passer en file indienne, sans précipitation, un plongeur à la fois


Naviguer en surface

Les risques potentiels
• risque de se cogner la tête sur la coque du bateau de plongée
• risque d’être heurté par un navire en déplacement (bateau à moteur ou à voile, jetski, …)
• risque de se faire happer par une hélice

Les précautions à prendre
• ne pas plonger trop près de la surface
• à la remontée, écouter (le son se déplace 5 fois mieux dans l’eau que dans l’air) et à l’approche de la surface, effectuer un tour d’horizon pour contrôler que l’aire d’émersion est dégagée
• ne pas stationner près d’une hélice


Plonger sur une épave

Les épaves représentent tout ce que la main de l’homme a laissé choir, volontairement ou involontairement, dans les mers. Ce sont les bateaux et avions venus rejoindre, malgré eux, le royaume de Neptune, les filets de nos pauvres pêcheurs, les immondices rejetés chaque année par les plaisanciers et par tout à chacun (bouteilles, pneus, chaises, journaux, que sais-je?). Ces objets, rongés par la rouille, constituent souvent un danger de part leur capacité étonnante à couper. En ce qui concerne, les épaves de taille respectable du genre de celle que l’on peut visiter de l’intérieur, les dangers ne manquent pas.

Les risques potentiels
• risque de se trouver prisonnier d’un filet de pêche
• risque de se blesser aux structures coupantes et rouillées
• risque de rester coincé dans un passage étroit
• risque de perdre sa palanquée (à cause de la luminosité réduite, voire nulle)
• risque de réduire la visibilité en soulevant la vase
• risque de ne pas retrouver la sortie (problème d’orientation)
• risque de se prendre un élément lourd et contondant sur la tête, élément qui n’attendait que vous pour tomber

Les précautions à prendre
• ne pas palmer près du fond
• ne pas toucher les structures
• être équipé d’une lampe et d’un outil coupant (coupe-fil, poignard, …)
• rester groupés
• ne pas s’aventurer à l’intérieur d’une épave


Plonger avec une faune à risque

Les risques potentiels (non exhaustifs)
• risque de morsure : congre, murène, barracuda, requin (mortel), poulpe à anneaux bleus australien (mortel)…
• risque de piqûre (dard venimeux) : raies à aiguillons (pastenagues notamment), vive, rascasse, rascasse volante (poisson lion), poisson scorpion, poisson pierre (mortel), cône (mortel), serpent de mer (tricot rayé calédonien, mortel)
• risque de piqûre (mécanique) : oursin, acanthaster
•risque de décharge électrique : raie torpille
• risque de coupure : poisson chirurgien
• réactions urticantes par contact : ver de feu, corail de feu, méduse, physalie, anémone de mer, corail mou

Les précautions à prendre
• apprendre à reconnaître la faune et la flore et notamment les espèces présentant un danger particulier
• ne pas toucher en cas de doute

En plongée, comme dans d’autres activités, le matériel, c’est la sécurité ! Quelques conseils pour le choisir, l’entretenir, et optimiser son usage, dictés par mon expérience (si vous ne savez pas pourquoi, moi je sais… et parfois à mes dépends).

  • Rincer systématiquement son matériel à l’eau claire après utilisation pour éviter la corrosion et l’altération du néoprène par la formation de cristaux de sel.

  • Laisser sécher le matériel à l’air libre, pour éviter la formation de moisissures.

  • Marquer son matériel par ses initiales, au marqueur indélébile.


L’équipement principal


1. Palmes, masque et tuba

Il est nécessaire de connaître quelques trucs pour bien choisir et bien utiliser son équipement « PMT » :

  • Le tuba est conseillé, afin de pouvoir économiser de l’air en surface ou pour faire face à des situations imprévues, comme nager sur de longues distances avec une bouteille vide.

  • Concernant le choix du masque, préférer les masques à profils bas, dont le volume d’air contenu est faible et la visibilité maximale. Placer le masque sur le visage, sans la sangle, inspirer par le nez, le masque doit tenir en se plaquant sur le visage.

  • Lors de la première utilisation d’un masque neuf, toujours nettoyer la glace d’un masque neuf au dentifrice pour supprimer le silicone dont il a été enduit pour sa conservation, et dont la présence en fine couche facilite la formation de buée.

  • Pour éviter la buée formée par la condensation, pulvériser de l’anti-buée, puis rincer une fois.
  • Pour régler la sangle du masque, ne pas serrer la jupe sur le visage ; la pression de l’eau fera naturellement tenir le masque sur votre visage. L’ajout d’un manchon en tissu sur la sangle en facilite la manipulation sous l’eau, notamment avec des gants.

  • Concernant le choix du tuba, éviter les tubas trop longs ou de gros diamètre, qui opposent plus de résistante à la respiration.

  • Concernant le choix des palmes, les palmes à sangles sont souvent mieux adaptées à la plongée en mer ; en effet, généralement, les palmes chaussantes ont une voilure moindre que celles des palmes à sangles. Le pied doit glisser au fond du chausson, les palmes arrivant au niveau de la cheville.


2. Combinaison de plongée

La combinaison est nécessaire pour limiter les échanges thermiques entre l’eau et le corps, et protéger ce dernier d’éventuelles agressions (piqûres, coupures, abrasions…)

  • Pour le séchage de la combinaison, utiliser un cintre spécifique qui évitera la formation de plis dans le néoprène

  • Concernant le choix de la combinaison : elle doit coller au corps pour assurer la meilleure isolation et éviter que l’eau ne circule le long de votre corps au cours de la plongée. Préférer pour les mêmes raisons des combinaisons à manchons aux poignets et chevilles.

  • Les combinaisons humides sont utilisables de 10°C à 32°C ; leur épaisseur va de 1,5mm à 7mm. Pour des plongées à des températures inférieures à 10°C, utiliser obligatoirement une combinaison étanche ou une surveste sur la combinaison principale.


Détendeur & Mano


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Le détendeur permet de réduire, à travers ses deux étages, la pression élevée délivrée par la bouteille pour la fournir à la pression ambiante.

  • Concernant le choix du détendeur, préférer un détendeur de marque, plutôt haut de gamme, à respiration aisée et facile d’entretien

  • Les premiers étages à membranes ont plus de pièces mobiles que ceux à piston, ce qui rend leur révision plus longues et plus difficiles ; ce système diminue néanmoins la corrosion interne en empêchant l’eau de pénétrer dans le système.

  • Les premiers étages compensés permettent de conserver le même confort de respiration lorsque la pression de la bouteille baisse au cours de la plongée ; ils ne sont pas nécessaires pour le détendeur de secours, mais quasi-incontournable pour le plongeur régulier, qui plonge souvent au-delà des 20 mètres

  • Dans le système DIN, le détendeur se se visse dans le robinet. Dans le système à étrier, le détendeur est appuyé contre le joint. Dans ce système, il n’est pas nécessaire de trop serrer l’étrier, la pression délivrée par la bouteille assurant une parfait étanchéité en poussant le joint intérieur. Avec le système à étrier, toujours prévoir des joints toriques de secours pour éviter les mauvaises surprises une fois sur le bateau.

  • Afin de pouvoir utiliser votre matériel worldwide, il est préférable d’opter pour un système DIN équipé d’un adaptateur à étrier, ce qui permettra d’utiliser tous les systèmes ; l’inverse n’existe pas encore vraiment. Par ailleurs le système DIN est plus fiable, le joint ne pouvant sortir de son logement

  • En cas de plongée en eau froide, il est nécessaire d’utiliser un kit antigivre ; ceci est d’autant plus important que le volume d’air décomprimé est important, comme par l’usage d’une combinaison étanche parallèlement à une inspiration importante, en eau à la température inférieure à 10°C.

  • Avant de plonger, tester le détendeur en effectuant trois cycles ventilatoires ; lors des inspirations, l’aiguille du manomètre ne doit pas bouger.

  • Concernant l’entretien du détendeur, toujours le rincer à fond à l’eau claire, le plus vite possible après utilisation, en fermant le premier étage avec son bouchon, sous peine d’endommager votre détendeur ; ne jamais laisser sécher un détendeur non rincé, le garder toujours humide

  • Ne jamais utiliser un détendeur air sur une bouteille nitrox

  • Concernant la révision du détendeur, la programmer tous les un à deux ans, ou après une utilisation intense sur six mois à un an, ou si la respiration devient difficile.


Gilet stabilisateur


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Le gilet permet de contrôler sa flottabilité en ajoutant ou en purgeant de l’air, modifiant ainsi son volume et la poussée d’Archimède qui en résulte.

  • Vérifier la position de la sangle sur la bouteille, à environ 1/3 des robinets. Le collier en tissu qui passe autour du robinet doit être à l’horizontale.

  • Vérifier que la sangle de la stab’ est bien serrée, pour éviter que la bouteille ne glisse.

  • Passer le collier en tissu de la stab’ dans le robinet, pour s’assurer de ne pas perdre la bouteille en cas de problème de serrage.

  • Concernant le choix de la stab’ : pour des plongées loisirs, opter pour une ADV jacket, à sangles courtes, éliminant si possible toute flottabilité sur l’avant en plaçant l’enveloppe à l’arrière, et en épousant le contour des hanches. Le tuyau de l’inflateur doit posséder un dispositif de gonflage à la bouche (permettant de déconnecter un inflateur qui se bloque)

  • Avant de plonger, toujours tester les soupapes de purge rapide et de surpression, et l’imperméabilité de la stab’ en la gonflant.

  • Ajouter des clips pour la deuxième source d’air et pour le manomètre.


Bloc


Le bloc est en acier ou en aluminium, à une pression de service comprise entre 150 et 200 bars. Pour les plongées techniques, il est nécessaire de porter deux bouteilles réunies par un manifold (robinetterie spécifique)

  • Les bouteilles en aluminium sont bien plus légères que celles en acier et nécessitent souvent de devoir se lester de 5kg environ pour une bouteille 12 L.

  • Placer la bouteille couchée pour éviter qu’elle ne tombe ; s’assurer néanmoins qu’elle ne peut rouler.


Les autres éléments de l’équipement


1. Ordinateur de plongée

Il permet de mesurer le temps de plongée, les profondeurs, et d’éviter ainsi tout accident de décompression par un calcul intégrateur.

  • Préférer un ordinateur dont la pile peut être directement changée par l’utilisateur

  • Protéger l’écran de l’ordinateur contre les rayures avec du scotch transparent large

  • Par sécurité, doubler l’ordinateur d’un chronomètre ; la connaissance de la profondeur maximum de la plongée lors de la planification et l’usage d’une table permet d’avoir une alternative en cas de dysfonctionnement de l’ordinateur.


2. Les systèmes de signalisation de sécurité

Il s’agit de systèmes visuels pour permettre une remontée en surface et un retour au bateau en surface en sécurité :

  • Pour alléger vos valises lors de transport en avion, remplacer le poids du parachute (700grammes) par un simple plomb de pèche, généralement suffisant.

  • Equiper la stab’ d’un sifflet et éventuellement d’un miroir pour les plongées en autonomie, qui seront utiles en cas de remontée très loin du bateau.


Les accessoires


1. Couteau/Sécateur

Le couteau/sécateur est principalement utilisé pour couper d’éventuels fils ou câbles dans lesquels le plongeur se serait emmêlé.

  • Préférer un sécateur (pour les câbles sur épave) ou un z-knife (crochet coupe fil pour les filets de pêche) qui prendront peu de place, et auront une vraie fonction. Ils doivent pouvoir être accessibles des deux mains, donc plutôt placés dans le triangle de sécurité.


2. Systèmes de fixation de l’équipement

  • Penser à utiliser une sangle étirable pour l’appareil photo, fixée à un anneau en D de la stab

  • placer un clip ou une accroche pour l’octopus, pour éviter de le laisser pendre dans l’eau.


3. Lampes de plongée

Les lampes de plongée sont obligatoires pour les plongées spéléo, en épaves, ou pour les plongées de nuit.

  • Prévoir une lampe chimique de secours, en cas de panne de la lampe de plongée, ou en cas d’urgence pour les épaves partiellement ouverte ne nécessitant pas une lampe

  • Concernant le choix de la lampe : préférer les lampes à LED et les lampes rechargeables sur batteries NiMH

  • Recharger régulièrement les batteries NiMH qui se décharge très vite

  • En cas de non utilisation pendant un certain temps, retirer les joints toriques et les batteries, à ranger dans un sac plastique isolé

  • Toujours vérifier les joints après ouvertures (absence de sable, cheveux, etc sur le joint, à enduire de silicone)


4. D’autres accessoires parfois bien utiles

Parmi les accessoires utiles, citons :

  • une ardoise pour communiquer sous l’eau

  • un sac imperméable pour le bateau, pour stocker le matériel fragile

  • un filet à matériel pour le bateau, pour regrouper son matériel et ne rien perdre

  • un sac de plongée pour le matériel à embarquer dans l’avion, à fermeture inoxydable et roulettes


5. Appareils de photo, caméra

Quelques conseils généraux sur l’entretien et l’usage des appareils photos :

  • Toujours nettoyer les joints toriques après ouvertures, pour éviter sable, particule, cheveux

  • Graisser les joints à la silicone pour les empêcher de sécher

  • Rincer le caisson à l’eau claire après chaque plongée pour éviter la formation de cristaux de sel ; ne jamais laisser sécher un appareil non rincé.


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